23/10/2026
Je prends acte de la relaxe prononcée aujourd’hui par le tribunal de Brest dans l’affaire opposant Maël de Calan à Pierre-Yves Cadalen. Je respecte cette décision et je note que le tribunal confirme le caractère “injurieux” des propos du président du Département.
L’exigence que j’adresse au président du Département reste celle que j’adresse à tout responsable public : peser ses mots, respecter ses contradicteurs et contribuer à l’apaisement.
Mon attachement au respect des personnes et au droit de chacun de saisir la justice vaut pour tous, quelles que soient les opinions politiques. Je soutiens celles et ceux qui empruntent cette voie pour défendre leurs droits, tant Pierre-Yves Cadalen qu’Olivier Faure ou Marine Tondelier après les propos injurieux tenus à leur encontre.
La lutte contre l’antisémitisme exige une détermination sans faille. Elle exige aussi de la rigueur et des faits. Sa gravité impose de peser chaque mot.
À l’heure où notre pays est divisé, violenté, brutalisé, je condamne une nouvelle fois sans réserve les violences, les incendies et les dégradations du 17 octobre. Toutes les victimes ont tout mon soutien et les auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Cependant, Maël de Calan doit aussi stopper sa violence verbale et quant à lui cesser de jeter des pavés dans le débat public. Cette semaine encore, je dénonce la récupération politique qu’il fait de ces violences sur les plateaux de télévision. Dans une société déjà profondément tendue, les amalgames et les accusations à l’emporte-pièce ajoutent de l’huile sur le feu.
Président du Département et désormais porte-parole d’Édouard Philippe, candidat à la présidence de la République, il doit mesurer davantage encore la portée de ses interventions. Aucun mandat, aucune proximité politique ne dispense du respect dû à ses contradicteurs.
Je lui demande de renoncer aux invectives et aux accusations à l’emporte-pièce. Dans une société déjà brutalisée, nous avons besoin d’élus capables de faire vivre des désaccords fermes dans le respect des personnes. Les Finistériens sont en droit d’attendre de leur président qu’il soit pleinement à la tâche en Finistère et qu'il contribue à l’apaisement. Je lui demande d’en prendre enfin la responsabilité.
Kévin FAURE
Président de Finistère et Solidaires
Conseiller départemental du Finistère