25/08/2026
Plus de 300 morts par noyade cet été…beaucoup plus que les cyclistes décédés sur les routes durant toute l’année 2025.
Doit on rendre le port de la bouée obligatoire ?
Le débat sur le port du casque obligatoire à vélo est relancé par le gouvernement parce que ça ne lui coûte rien de faire croire qu’il se préoccupe de la sécurité des cyclistes tout en supprimant les moyens pour l’assurer (il ne veut plus aider les collectivités à créer les aménagements cyclables sur les routes et a même tenté de réduire l’obligation de créer ces aménagements).
Les casques offrent une protection individuelle, mais l’environnement routier est bien plus important pour la sécurité des cyclistes : Le principal écueil de la législation sur le port du casque est qu’elle décourage les gens de faire du vélo, notamment les cyclistes occasionnels et celles et ceux qui souhaitent se passer de leur voiture, car l’obligation du port du casque renforce le message selon lequel le vélo est dangereux.
En termes de sécurité, il existe un phénomène appelé « sécurité du nombre ». Plus il y a de cyclistes, plus nos routes sont sûres pour eux. Les conducteurs s’habituent à voir des cyclistes et adaptent leur comportement, et les infrastructures ont tendance à être améliorées pour mieux répondre aux besoins des cyclistes. Même si les cyclistes portent un casque, ils sont moins en sécurité s’il y a moins de cyclistes sur la route que s’il y en a plus.
Nous militons pour des mesures beaucoup plus efficaces pour la sécurité sur les routes et même pour la santé publique car la sédentarité est une cause majeure de problèmes de santé :
-Réduire la vitesse et la circulation des motorisés (moins de voitures et moins de vitesse, c’est plus de sécurité à pied et à vélo)
-Favoriser les mobilités actives avec des aménagements adaptés pour toute la famille.
-Rendre la voiture inutile pour les trajets