26/09/2026
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Ce petit nid gris en forme de parasol, accroché sous votre avant-toit, pousse parfois à attraper la bombe insecticide. Attendez les premières gelées : il sera vide de lui-même.
Il s'agit très probablement d'une guêpe poliste, l'espèce la plus commune de ce genre en France avec Polistes dominula. Son nid n'est qu'un simple rayon d'alvéoles hexagonales ouvertes, suspendu par un court pédoncule, jamais recouvert d'une enveloppe protectrice, rien à voir avec la boule fermée et grise d'une guêpe commune ou d'un frelon. Une colonie compte rarement plus de deux cents alvéoles, pour quelques dizaines d'individus seulement, là où une guêpe commune peut en réunir plusieurs milliers.
Tout l'été, elle chasse activement des chenilles pour nourrir ses larves, celles du chou en particulier, un ravageur classique du potager, ainsi que des pucerons et de petites mouches. Elle mâche sa proie en boulette avant de la rapporter au nid.
Observez-la en vol avant de décider quoi que ce soit : ses longues pattes pendent visiblement sous son corps, un critère presque infaillible pour la reconnaître. Une guêpe commune, elle, vole pattes repliées, plus trapue et plus rapide, et c'est elle qui s'intéresse à votre assiette lors d'un repas dehors. La poliste, elle, ignore totalement votre nourriture.
Loin de son nid, elle ne représente aucun danger et ne poursuit presque jamais. Près du nid, elle peut piquer, et cela fait mal, mais uniquement pour défendre sa colonie, souvent après un simple vol d'avertissement, sans piquer, la première fois.
Si le nid gêne réellement un passage quotidien ou qu'une personne du foyer est allergique aux piqûres, la bonne solution reste de le retirer discrètement au crépuscule, jamais de le traiter en pleine journée. Dans tous les autres cas : déplacez la chaise de quelques mètres, empruntez une autre porte pendant quelques semaines, et laissez faire le premier froid.