03/11/2026
Question orale sur l’explosion des tarifs municipaux à Savigny-sur-Orge, la majorité a justifié sa réforme par des années sans augmentation.
Mais pourquoi faire payer brutalement aux familles ces années de gel tarifaire, précisément au moment où leur pouvoir d’achat est étranglé par le carburant, l'électricité, le gaz, l'alimentation… Tout augmente, sauf les salaires. Et c’est précisément ce moment, en pleine crise nationale contre la vie chère, que choisit la municipalité pour imposer des hausses pouvant dépasser 200 % ! Les associations de parents d'élèves ont demandé une augmentation progressive, mais le Maire décide seul et contre tous.
La première adjointe affirme que chacun doit contribuer « à hauteur de ses moyens ». Or pour les familles domiciliées hors commune, c’est le même tarif de cantine à 13 €, que l’on soit au RSA, au SMIC, parent isolé ou millionnaire ! Où est la prise en compte des capacités financières de chacun ? Pour justifier cette discrimination, la première adjointe invoque le fait que ces familles ne paient pas d'impôts fonciers à Savigny.
Mais depuis quand la taxe foncière est-elle un critère universel de solidarité ? Tous les parents saviniens ne la paient pas directement ! Et les familles des autres communes contribuent peut être elles aussi aux finances locales dans leur propre ville. Surtout, a-t-on seulement cherché à comprendre pourquoi ces enfants sont scolarisés à Savigny ? Contraintes professionnelles, séparation des parents, situations familiales complexes… Derrière chaque famille hors commune, il y a une réalité humaine.
Plus choquant encore, la majorité explique qu'il est « parfaitement normal » qu'un enfant extérieur à la commune participe au financement du service public dont il bénéficie.
Non, Madame la première adjointe, le service public ne devrait pas devenir un instrument de distinction entre les enfants selon leur lieu de résidence. La République porte une devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Pas « chacun pour sa commune » !
Des ajustements seraient prévus en décembre. Mais après des mois de faible écoute des familles, comment croire à de véritables corrections plutôt qu'à quelques retouches cosmétiques ?