09/10/2026
𝐐𝐔𝐀𝐍𝐃 𝐋𝐀 𝐃𝐘𝐍𝐀𝐌𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐒’𝐄́𝐓𝐄𝐈𝐍𝐓, 𝐋𝐄 𝐃𝐄́𝐂𝐎𝐔𝐑𝐀𝐆𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐒’𝐈𝐍𝐒𝐓𝐀𝐋𝐋𝐄 !
Avec le recul, on mesure parfois mieux la valeur d’un leadership qu’au moment où il est encore aux responsabilités.
Aujourd’hui, en repensant à la période où le camarade James N’Dri était à la tête de la Ligue des jeunes du PPA-CI, je me dis que nous n’avions peut-être pas suffisamment mesuré la portée de sa vision, de son anticipation et de son engagement. Il avait cette capacité à maintenir une dynamique, à mobiliser les jeunes et à nous pousser à réfléchir à l’avenir. Avec le recul, certaines de ses orientations prennent aujourd’hui tout leur sens.
Depuis le changement à la tête de la Ligue, une question mérite d’être posée : où est passée la dynamique de notre jeunesse ? Où sont les initiatives, les échanges avec la base, les orientations claires et les actions capables de maintenir les militants mobilisés ?
Pendant que des responsables politiques et des militants sont interpellés ou arrêtés, beaucoup attendent des prises de position fortes, des initiatives de solidarité et une mobilisation à la hauteur des circonstances. Le silence ou l’absence de communication visible peut laisser les militants avec le sentiment d’être seuls face aux événements.
Une organisation politique ne peut pas se contenter de vivre sur ses acquis. Elle doit anticiper, communiquer, organiser et donner des perspectives à ses militants. Une jeunesse politique qui ne mobilise plus, qui ne propose plus et qui ne donne plus de signes de vie finit par perdre son élan.
Le plus inquiétant n’est pas seulement le ralentissement des activités : c’est le risque de voir le découragement gagner celles et ceux qui ont toujours cru en notre engagement collectif. Or, le découragement des militants est un signal qu’aucune direction ne devrait prendre à la légère.
Rendre hommage à James N’Dri ne signifie pas refuser le changement ni condamner par principe la nouvelle direction. Cela signifie reconnaître ce qui a fonctionné, tirer les leçons du passé et demander des résultats pour l’avenir.
Le PPA-CI a besoin d’une jeunesse debout, organisée, audible et capable de porter l’espoir du changement démocratique. Nos militants ont besoin d’une vision, d’une feuille de route et d’actes concrets, pas seulement de titres et de responsabilités.
La question n’est donc pas de savoir qui était hier ou qui est aujourd’hui à la tête de la Ligue. La véritable question est : qu’allons-nous faire demain pour réveiller notre jeunesse et lui redonner confiance ?
Car une jeunesse qui perd espoir finit par se retirer. Et lorsqu’elle se retire, c’est toute la dynamique militante qui s’affaiblit.
L’histoire ne retient pas seulement ceux qui ont occupé des fonctions, mais aussi ce qu’ils ont su construire, transmettre et maintenir vivant.
𝐕𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐨𝐮𝐞́ 𝐉𝐚𝐦𝐞𝐬