24/08/2026
Dans le cadre des commémorations de la libération de la ville de Toulon et du var retracer le rôle et la participation, même modeste, des personnes d’origine Russe qui vivaient dans l’aire toulonnaise peut présenter un intérêt car ces actions sont peu connues et il me semble bon de leur rendre un hommage et de ne pas les oublier.
Philippe KOUTSEFF
Président de l’association Les Amitiés Russes de Provence
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Lieutenant Victor Mirkin :
À l’entrée du Zénith de Toulon, juste avant le porche, il y a au sol une plaque en bronze posée au sol commémorant les exploits peu connus du Lieutenant Victor Mirkin Compagnon de la Libération à titre posthume. Lors des spectacles au zénith des milliers de spectateurs la piétinent combien y font attention ? Pourquoi cette plaque et qui était Victor Mirkin ?
Victor Mirkin naît le 19 décembre 1909 à Ekaterinoslav en Russie. Après la révolution lui et sa famille quitte la Russie. Emigré en France, il obtient, après de brillantes études au lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, sa licence en droit. Elève officier de réserve à Saint-Cyr en septembre 1931, il exerce, après son service militaire, pendant quelque temps en France comme avocat.
Engagé dans les forces françaises libres en octobre 1940 il débarque en Provence en août 1944, il joue un rôle important dans la libération de Toulon. Le 23 août, il réussit alors l’exploit, avec l’appui de deux blindés seulement, d’obtenir la capitulation de 800 Allemands dont 17 officiers, dans le quartier de Saint-Jean-du-Var. Plus t**d étant parvenu aux environs de l'Arsenal et, par téléphone, il avait fait croire au Colonel allemand Commandant l'Arsenal que sa garnison était encerclée, et qu'il n'avait d'autre chose à faire qu'à se rendre. Il avait ajouté, avec une persuasion que seule pouvait lui donner une parfaite connaissance de la langue allemande, qu'un tir d'artillerie allait être déclenché sur l‘Arsenal, et c'est ainsi qu'il a obtenu la reddition de l’arsenal. Promu chef de bataillon, il obtient des responsabilités plus importantes au sein de la 1re DFL en devenant chef d'état-major de la 4 éme brigade. Le 20 novembre 1944, pendant la bataille des Vosges, l'explosion d'une mine le blesse devant Ronchant.
Le 24 novembre 1944 à Grosmagny alors qu'il mène une compagnie à l'assaut, il meurt atteint d'une b***e en pleine tête [. Inhumé à la nécropole nationale de Rougemont. Chevalier de la Légion d'Honneur - Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945