23/06/2026
📊 Des finances départementales qui se redressent, mais des questions pour l’avenir.
Lors de mon intevention à l'occasion du débat sur le compte financier unique du département (débat budgétaire) lors de l'Assemblée plénière du Conseil départemental, J’ai salué l’amélioration des principaux indicateurs financiers du Département en 2025 : hausse de l’épargne, réduction du déficit et meilleure maîtrise de l’endettement. Ces résultats méritent d’être soulignés tant ils ont été obtenus dans un contexte budgétaire difficile.
Mais cette amélioration ne doit pas masquer les efforts importants qui ont été nécessaires. La baisse des dépenses de fonctionnement et de la masse salariale est d’autant plus remarquable que celle-ci est normalement tirée à la hausse par le glissement vieillesse technicité (GVT) et par l’augmentation des cotisations à la CNRACL. Cela pose inévitablement la question des conséquences pour les services publics départementaux et pour les agents.
Je me suis également interrogé sur la pérennité de cette trajectoire. L’investissement est en recul et l’amélioration des comptes repose aussi sur des recettes exceptionnelles. La vraie question est donc de savoir si nous sommes face à un redressement durable ou à une année de transition avant un nouveau cycle d’investissement.
J’ai enfin souhaité attirer l’attention sur deux fragilités majeures. D’abord, la progression continue des dépenses sociales, illustrée par l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA. Ensuite, l’évolution du financement des collectivités. Aujourd’hui, près d’un tiers des recettes du Département provient de fractions de TVA versées par l’État pour compenser la suppression d’anciens impôts locaux. Cette situation révèle une contradiction profonde : l’État n’a jamais perçu autant de recettes, mais il doit en reverser une part toujours plus importante aux collectivités pour compenser - en partie - les ressources qu’il leur a lui-même retirées, notamment par la disparition de la taxe d'habitation qui était payée par les catégories sociales relativement aisées ou aisées.
Au-delà des résultats de 2025, la question qui nous est posée est donc celle de notre capacité collective à préserver durablement les investissements, les services publics et les politiques de solidarité dont les Haut-Garonnais ont besoin.