18/10/2026
✊ Hier, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées partout en France, notamment à Tours, pour défendre le pouvoir d’achat et soutenir les revendications légitimes des lycéen·nes, nombreux·ses dans les cortèges. Cette mobilisation exprime une colère profonde face à un Gouvernement qui, depuis des semaines, oppose le mépris et la répression aux inquiétudes sociales.
🚫 Les Écologistes 37 condamnent fermement toutes les violences, les incendies, les pillages et les dégradations qui ont eu lieu à Tours et ailleurs en France. Nous exprimons notre solidarité avec les commerçants, leurs salariés, les habitants et l'ensemble des personnes qui en subissent les conséquences.
⚖️ Il est inacceptable que le droit de manifester, garanti par la Constitution, ne puisse être pleinement exercé. La doctrine actuelle du maintien de l’ordre, fondée notamment sur le recours aux nasses, aux gaz lacrymogènes et à des a***s dont l’usage peut être disproportionné et mutilant, ne permet ni de garantir efficacement la sécurité de toutes et tous ni de distinguer les personnes commettant des violences de l’immense majorité des manifestant·es pacifiques.
🕊️ Défendre le droit de manifester, soutenir les revendications sociales et condamner sans ambiguïté les violences ne sont pas des positions contradictoires : ce sont les exigences d’une démocratie qui protège à la fois les libertés, les personnes et les biens communs.
🚔 Les événements de cette journée révèlent aussi que l’ampleur de la mobilisation a été largement sous-estimée par le ministre de l’Intérieur. Dans de nombreuses villes, le dispositif de sécurité s’est révélé inadapté, ne permettant pas de garantir suffisamment le bon déroulement des manifestations ni la sécurité des biens et des personnes.
❗ Plutôt que d’apporter des réponses politiques à la crise sociale qui s’exprime, le Gouvernement cherche à désigner des responsables parmi les forces de gauche. Pourtant, l’opposition n’est pas responsable du maintien de l’ordre. La responsabilité de son organisation et de ses défaillances incombe au Gouvernement.
🤝 Au-delà des appels au calme, l’urgence est désormais d’écouter et de prendre pleinement en compte les inquiétudes et les colères légitimes qui s’expriment dans le pays. L’apaisement ne se décrète pas : il se construit par le dialogue, le respect des libertés publiques et des réponses politiques concrètes, à la hauteur des difficultés vécues par la population.
🌱 Il appartient au Gouvernement de prendre ses responsabilités, de garantir le droit de manifester et de répondre enfin aux revendications sociales.