23/10/2026
🏛️🤝 À 14h30, j’ai participé, en ma qualité de présidente du Parti Radical, à la réunion organisée par le Premier ministre à Matignon, à la suite des graves violences des 17 et 18 octobre.
Les revendications lycéennes, étudiantes et syndicales existent et doivent être entendues. J’ai d’ailleurs demandé que des temps d’échange spécifiques soient organisés avec le Premier ministre pour y répondre.
Mais l’urgence de cette réunion était ailleurs. L’ordre du jour portait sur le maintien de l’ordre et la sécurité des Français. Nous attendons des explications précises sur les éventuelles défaillances des services de renseignement dans l’anticipation de ces mobilisations et des risques de violences. Il est indispensable de tirer tous les enseignements des événements des 17 et 18 octobre et de s’assurer que le dispositif de sécurité prévu pour samedi prochain sera à la hauteur des risques identifiés. Nous devons rassurer les Français et leur garantir que tout est mis en œuvre pour assurer leur sécurité.
J’ai notamment insisté sur la nécessité de renforcer nos unités de CRS, dont les effectifs et les conditions de travail sont aujourd’hui sous tension. Nous devons anticiper les recrutements, préserver leurs capacités opérationnelles et mieux reconnaître l’engagement de ces femmes et de ces hommes.
Je regrette que plusieurs formations politiques aient préféré orienter les échanges vers leurs programmes présidentiels, alors que l’ordre du jour appelait des réponses concrètes et immédiates.
Pour le Parti Radical, la ligne est claire. La liberté de manifester est un droit fondamental. La sécurité de nos concitoyens, de nos forces de l’ordre et de nos commerces est une exigence républicaine. L’une ne doit jamais se faire au détriment de l’autre.
Enfin, il ne peut y avoir de confusion entre manifestants et casseurs. Ceux qui profitent des mobilisations pour agresser, piller ou détruire doivent être identifiés, interpellés et répondre de leurs actes devant la justice. La liberté de manifester ne saurait être un permis de tout détruire. La réponse judiciaire doit être rapide, ferme et proportionnée à la gravité des faits.