27/10/2026
🇪🇺 La CRCF expliquée : épisode 2 🚜
Quand on parle de CRCF, on pense souvent qu’elle ne concerne que les agriculteurs. En réalité, ce cadre européen, adopté fin 2024, certifie plusieurs grandes familles de projets qui retirent du carbone de l’atmosphère ou réduisent les émissions.
Petit tour d’horizon.
🏭 1. Les absorptions « permanentes »
Ce sont des technologies qui captent du CO₂ et le stockent pour des siècles :
• DACCS : des machines qui aspirent le CO₂ directement dans l’air, puis l’enfouissent dans le sous-sol.
• BioCCS : on capte le CO₂ émis lors de la combustion de biomasse, par exemple dans une centrale ou une usine, puis on le stocke sous terre.
• Biochar : de la biomasse transformée en une sorte de charbon végétal très stable, qui peut ensuite être apporté aux sols.
🏠 2. Le stockage du carbone dans les produits
Par exemple le bois utilisé dans la construction, qui garde son carbone pendant au moins 35 ans.
🌱 3. Le carbon farming
C’est là que l’agriculture et la forêt entrent en jeu, avec :
• le stockage de carbone dans les sols agricoles ;
• la remise en eau des tourbières ;
• le boisement ;
• la réduction des émissions liées aux sols, notamment grâce à une fertilisation mieux gérée.
Pourquoi l’agriculture a-t-elle sa place dans ce cadre ?
Parce que les sols agricoles sont l’un des plus grands réservoirs de carbone. Couverts végétaux, réduction du travail du sol, rotations plus diversifiées, apports organiques : ces pratiques permettent de stocker du carbone dans les sols, tout en améliorant leur fertilité et la résilience des fermes.
Contrairement aux technologies industrielles, le carbone stocké dans les sols peut repartir si les pratiques changent. La CRCF le reconnaît donc comme un stockage « temporaire », sur une durée minimale de 5 ans, avec un suivi dans le temps. Ce n’est pas un défaut : ce stockage apporte aussi de nombreux bénéfices pour les sols, l’eau et la biodiversité.
Où en est-on ?
Les méthodes de calcul pour l’agriculture ont été adoptées par la Commission en juillet 2026. Elles doivent encore être validées par le Parlement et le Conseil avant d’entrer en vigueur."