05/04/2026
La place de Stalingrad, ce n’est pas qu’un nom sur une carte. C’est une mémoire, un symbole, un point de tension entre histoire, réalité sociale et espoir. Ici, là où le nom rappelle une ville où l’on a résisté et repoussé l’oppression, on observe aujourd’hui une autre forme de combat. Un combat plus discret, plus dur à regarder en face.
Certains l’appellent “Stalincrack”, en référence à une réalité visible : celle des consommations et des vies abîmées. Mais réduire cet endroit à ça, c’est oublier l’essentiel. C’est oublier que ce quartier est aussi un quartier populaire, où les inégalités se voient davantage. Car la vérité, c’est que la drogue traverse tous les milieux — souvent plus présente dans les quartiers riches, mais plus exposée dans les quartiers pauvres.
Stalingrad, c’est donc un miroir. Un lieu où l’on voit ce que la société préfère parfois cacher ailleurs. Et pourtant, c’est aussi un endroit avec une vue ouverte, un espace de passage, de rencontres, de vie.
Alors oui, pour nous, Stalingrad devient un symbole. Le symbole d’un combat contemporain : celui de Cannabis Sans Frontières. Un combat pour la dignité, pour les droits humains, pour une approche plus juste, plus lucide et plus humaine. Un combat pour le partage, pour sortir de l’hypocrisie, et pour remettre de la joie là où il n’y a trop souvent que du jugement.
Parce que comme hier, les batailles ne se gagnent pas en fermant les yeux — mais en regardant la réalité en face, ensemble. Stalingrad est le symbole de notre ADN, de notre militantisme.