11/12/2025
𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮 𝐀𝐛𝐚𝐫𝐫𝐲 : « 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐚 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ »
Le Représentant spécial et Chef de l’UNOCA, Abdou Abarry, était face aux membres du Conseil de sécurité le 11 décembre 2025 (vidéoconférence) à l’occasion de la présentation du 29e rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation en Afrique centrale et sur les activités du bureau dont il a la charge. Il a souligné que depuis son dernier briefing le 9 juin 2025, la sous-région a « enregistré certaines avancées, même si [elle] fait toujours face à des défis ». Il a précisé que « les processus électoraux restent porteurs de risques, de même que la guerre au Soudan et l’insécurité dans le Bassin du Lac Tchad qui entrainent d’importants déplacements de populations et menacent la stabilité des Etats de la région ».
𝐀𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞
Dans ce contexte, il a indiqué que « l’Afrique centrale a besoin de l’attention continue du Conseil de sécurité », y compris au Tchad, qui vient de « lancer un ambitieux programme de développement national ». M. Abarry a encouragé « tous les Etats membres à soutenir cette initiative qui vise à sortir 2,5 millions de Tchadiens de la pauvreté d’ici 2030 ». De plus, il a salué les réformes en cours sur le plan de la gouvernance, estimant qu’elles devraient « garantir l’état de droit et l’ouverture de l’espace politique, essentiels pour pérenniser la réconciliation nationale et consolider les acquis de la période de transition ». Dans le même registre, le Chef de l’UNOCA a évoqué la situation au Gabon, exprimant le vœu que « la nouvelle page qui s’ouvre » après la transition permette de « jeter les bases d’un développement dans tous les secteurs sociaux » - avec l’appui de la communauté internationale.
Le Représentant spécial a également mis un accent sur les derniers développements socio-politiques au Cameroun. M. Abarry a fait observer que si la présidentielle du 12 octobre 2025 s’est déroulée « dans le calme, les tensions post-électorales, y inclus la mort en détention de M. Anicet Ekane, figure de proue de l'opposition, ont été un sujet de grande préoccupation ». Il a rappelé la position du Secrétaire général de l’ONU à ce sujet, insistant sur la nécessité de respecter les procédures « afin de garantir aux personnes arrêtées leur droit à un procès juste et équitable ». « Regardant vers l’avenir et avec le retour progressif au calme dans le pays, nous sommes confiant que les autorités camerounaises prendront les mesures d’apaisement nécessaires pour renforcer la cohésion nationale et le bien vivre ensemble », a-t-il relevé. Il a ajouté qu’il reste disposé à y poursuivre ses bons offices pour « aider l’ensemble des acteurs à atteindre ce noble objectif ».
𝐈𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞 𝐥'𝐎𝐍𝐔…
Par ailleurs, M. Abarry a fait état du quadruple « scrutin historique combinant les élections législatives, régionales, municipales et présidentielle », qui aura lieu le 28 décembre 2025 en République centrafricaine (RCA). Il a notamment salué « le remarquable relèvement du pays qui jette les bases de la consolidation de la paix avec les acteurs à l’intérieur, et qui a engagé des actions de sécurisation de ses frontières notamment avec le Tchad et le Cameroun ». Le Représentant spécial a également attiré l’attention sur la présidentielle prévue en 2026 dans deux pays couverts par l’UNOCA, notamment à Sao Tomé-et-Principe et au Congo. Il en a dévoilé les enjeux ainsi que les dispositions prises par le Bureau pour accompagner ces processus.
Abdou Abarry a cependant alerté sur l’impact négatif de la situation financière difficile que traverse l’ONU sur les activités de l’UNOCA ainsi que sur son fonctionnement. « La réduction de 20% de son personnel de même que la limitation, voire l’impossibilité de nos déplacements dans les pays de la région, faute de moyens, entrave sérieusement notre capacité à mener à bien nos bons offices, dans une région qui en a pourtant grandement besoin », a averti M. Abarry. « C’est notre espoir, que grâce à votre soutien qui ne nous a jamais fait défaut, le Bureau régional pour l’Afrique centrale, mis en place à la demande des Etats membres de la CEEAC, continuera la mise en œuvre de son important mandat, pour une Afrique centrale de paix, de stabilité et de prospérité », a-t-il conclu.
Les membres du Conseil de sécurité ont félicité M. Abarry et son équipe pour leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique centrale. La session était dirigée par l’Ambassadrice Saša Jurečko, Représentante permanente adjointe de la Slovénie auprès de l’ONU, dont le pays assure la présidence du Conseil pour le mois de décembre 2025.
10/12/2025
Le conseiller principal police de l’UNOCA participe à l’atelier des chefs des Composantes de Police des Nations Unies, du 6 au 12 décembre 2025 aux Emirats Arabes unis. Cet événement est une opportunité d'échanges et de renforcement des capacités en matière de sécurité régionale dans les différentes missions des Nations Unions dans le monde.
05/12/2025
Fin des travaux de la 60e réunion de l'UNSAC
La session ministérielle s'est tenue le 5 décembre à Malabo, bouclant ainsi la semaine de travaux de la 60e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) débutés le 1er décembre dernier. Une cérémonie protocolaire a précédé les débats. Elle a été marquée par la présence du Chef de l’UNOCA, Abdou Abarry, du Président de la commission de la CEEAC, Ezechiel Nibigira, et du Ministre des Affaires étrangères de la Guinée Equatoriale, Simeon Oyono Esono. Le Comité a procédé, entre autres, à l’élection d’un nouveau bureau et à son installation. Il sera dirigé pendant les six prochains mois par la Guinée Equatoriale. Ledit bureau est également composé du Burundi (1ere Vice-présidence), du Gabon (2e Vice-présidence) et de la République démocratique du Congo qui y entre comme Rapporteur.
Les Etats membres du Comité ont discuté notamment de la situation financière de l’UNSAC et de leur contribution à son Fonds d’affectation spéciale. Ils ont par ailleurs adopté la « Déclaration de Malabo sur la Gouvernance démocratique, la prévention des conflits et la stabilité politique durable en Afrique centrale »
La 61e session de l’UNSAC est prévue se tenir à Bujumbura (Burundi) à la fin du premier semestre 2026.
04/12/2025
Gouvernance démocratique : faire face aux défis posés par les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle
Malabo, le 4 décembre 2025 - la promotion de la gouvernance démocratique, dans un contexte d’engagement citoyen et à l’épreuve des réseaux sociaux marqués par l’apparition de l’Intelligence artificielle, était au centre des discussions des experts réunis à Malabo dans le cadre de la 60e session du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC).
Un thème principal a guidé les travaux, qui se sont ouverts le 1er décembre dans la capitale de la Guinée équatoriale : « promouvoir la gouvernance démocratique : un levier essentiel pour la stabilité politique durable, la prévention des conflits et la consolidation de la paix en Afrique centrale ». Les participants ont suivi avec attention l’exposé de l'Institut d'études de sécurité (ISS Africa), qui a évoqué la question de l’observation citoyenne des élections. Il a, notamment, souligné la nécessité de « refonder les dispositifs d’observation à l’épreuve des défis contemporains ». L’un de ces défis est la résurgence et la multiplication des phénomènes de désinformation et de discours de haine à travers les réseaux sociaux et à l’ère de l'intelligence artificielle, nécessitant une régulation de cet espace numérique, tout en sauvegardant les droits fondamentaux d'expression et d'information. Rappelant l’opportunité de sauvegarder les libertés d’expression et d’accès à l’information, ISS Africa a recommandé au Comité de renforcer les cadres réglementaires, soutenir la société civile, promouvoir l'éducation numérique et faciliter la coopération régionale et internationale afin d’harmoniser les politiques numériques dans la sous-région.
Une situation politique et sécuritaire stable mais « préoccupante »
Comme cela est de coutume, la CEEAC a présenté sa r***e géopolitique et sécuritaire en Afrique centrale devant les Etats membres et les entités ayant le statut d’observateurs auprès du Comité. Elle a fait observer que la « situation sécuritaire et humanitaire est restée préoccupante, consécutive à la persistance des tensions […], de l’insécurité […], de l’activisme des groupes armés, des organisations terroristes et des mouvements sécessionnistes dans plusieurs parties de la région […] ». La CEEAC considère que la situation politique reste stable dans l’ensemble des pays. Elle suggère cependant de reconnaitre que les contestations ayant émaillé le processus électoral au Cameroun « constituent un rappel de la nécessité pour le Comité d’explorer les voies et moyens d’appuyer les efforts de ses Etats membres en vue des processus électoraux plus pacifiques, plus consensuels et acceptables pour toutes les parties prenantes ».
La réunion des experts a pris fin le jeudi 4 décembre avec l’adoption du projet de rapport de la 60e réunion du Comité. Il passe en r***e tous les dossiers politiques et sécuritaires qui interpellent la sous-région, y compris un point essentiel concernant la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (APLC) en Afrique centrale - avec un focus sur la Convention de Kinshasa, quinze ans après son adoption. L’examen de ce projet de rapport fait partie de l’agenda de la session ministérielle qui se tient vendredi 5 décembre, en présence des ministres en charge des Affaires étrangères et Chefs de délégations des onze pays membres. Le Président de la Commission de la CEEAC, Ezéchiel Nibigira, et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, Abdou Abarry, y prendront également part.
02/12/2025
60e réunion de l’UNSAC : les experts du comité ont débuté leurs travaux
Les experts du Comité ont ouvert leur session à Malabo ce 2 décembre. La cérémonie protocolaire a été marquée par les mots de circonstance du représentant du Gouvernement équatoguinéen et du Président du Comité sortant (Tchad) qui a lu le rapport du bureau sortant et rendu compte de l’état de mise en œuvre des recommandations de la 59e réunion. Le comité a procédé, par ailleurs, à la mise en place du nouveau bureau. Il sera présidé pendant les six prochains mois par la Guinée Equatoriale. Il comprend également le Burundi (1ere Vice-présidence) et le Gabon (2e Vice-présidence).
01/12/2025
60e réunion de l’UNSAC : les Etats discuteront de la gouvernance démocratique comme levier de la stabilité durable
Malabo (Guinée équatoriale), 1er décembre 2025 - La 60e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) se tient à Malabo du 1er au 5 décembre 2025 sur le thème : « promouvoir la gouvernance démocratique : un levier essentiel pour la stabilité politique durable, la prévention des conflits et la consolidation de la paix en Afrique centrale ». Le nouveau Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Ezéchiel Nibigira, y a annoncé sa présence.
Les travaux des point focaux ont lieu le 1er décembre. Ils seront suivis, du 2 au 4 décembre, des délibérations des experts qui permettront de produire un projet de rapport. Celui-ci sera examiné et adopté par les Chefs de délégations des Etats membres de l’UNSAC le 5 décembre, lors de la session ministérielle, à laquelle prendra part le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdou Abarry. Outre les conclusions du débat qui portera sur le thème principal, ce rapport évoquera, entre autres, les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution 1325 et de l’Agenda femme, paix et sécurité dans la sous-région, la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) en Afrique centrale et la situation humanitaire dans la sous-région.
Dans le prolongement du thème général, les participants se pencheront sur deux sous-thématiques clés : l’observation citoyenne électorale et son rôle pour la stabilité politique en Afrique centrale; et la gouvernance démocratique à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle. Les autres thèmes inscrits à l’ordre du jour incluront la protection des enfants affectés par les conflits armés en Afrique centrale, les efforts déployés pour faire face à l’extrémisme violent et aux discours de haine, les défis liés au changement climatique, ainsi que la promotion des droits de l’homme et de processus électoraux pacifiques.
A l’issue de la 60e session de l’UNSAC, la Guinée équatoriale succèdera au Tchad à la présidence du Comité pour une période de six mois. Il s’agira de la troisième présidence équato-guinéenne depuis que le Secrétariat de l’UNSAC a été confié au Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) en 2011. La Guinée équatoriale a en effet assumé cette responsabilité après la 38e réunion organisée du 29 juillet au 2 août 2014 à Malabo, puis lors de la 50e réunion qui s’est tenue du 30 novembre au 4 décembre 2020 par visioconférence.
01/12/2025
𝐍𝐞𝐱𝐮𝐬 𝐂𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭–𝐏𝐚𝐢𝐱–𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 : 𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐞
Du 26 au 28 novembre, l’UNOCA, en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la CEEAC, le Centre de recherche Thinking Africa et le Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme, a organisé à Libreville (Gabon) un atelier régional de renforcement des capacités des acteurs clés face aux défis interconnectés que représentent les changements climatiques, la dégradation de l’environnement et l’insécurité en Afrique centrale. L’événement a réuni plus de cinquante participants issus d’horizons variés : femmes et jeunes leaders, agriculteurs et éleveurs, autorités traditionnelles et religieuses, chercheurs, représentants des communautés locales, acteurs de la société civile, du secteur privé ainsi que des institutions publiques.
𝐀𝐱𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓-𝟐𝟎𝟑𝟎
Pendant trois jours, les discussions et échanges pratiques ont porté sur les risques liés aux menaces climatiques pour la paix et la sécurité, l’importance d’une gouvernance inclusive, la mobilisation d’un financement climatique adéquat, le renforcement des systèmes d’alerte précoce et la nécessité de consolider la résilience des communautés.
L’atelier s’est conclu par l’adoption de l’Appel à l’Action de Libreville, qui formule des recommandations concrètes et réaffirme un engagement partagé en faveur d’une approche intégrée, inclusive et orientée vers l’action du nexus Climat–Paix–Sécurité en Afrique centrale. Lors de la cérémonie de clôture au siège de l’UNOCA, le Représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Fademba Madakome Waguena, le Représentant spécial du SG/ONU pour l’Afrique centrale, Abdou Abarry, et le Secrétaire permanent du Conseil national climat du Gabon, Davy Onomori Mboumba, ont salué cet Appel, qui met en relief cinq axes prioritaires pour la période 2025-2030 : le r𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲 ; la g𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝘁 la 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 ; l’i𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 la 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 ; la p𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 la 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗹𝗶𝘁𝘀 𝗹𝗶𝗲́𝘀 𝗮𝘂 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁, enfin la c𝗼𝗼𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 le 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗼𝗰𝗲.
28/11/2025
𝐂𝐄𝐄𝐀𝐂 – 𝐔𝐍𝐎𝐂𝐀 : 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬
Libreville, 28 novembre 2025 - Le siège du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), a servi de cadre à une importante réunion entre le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Ezéchiel Nibigira, et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Chef de l’UNOCA, Abdou Abarry. Entourés des experts de leurs entités respectives, ils ont partagé des informations et des analyses sur la situation géopolitique et sécuritaire de la sous-région, y compris sur les enjeux majeurs liés à la gouvernance démocratique et électorale. Ils ont aussi et surtout insisté sur la nécessité de revitaliser leur coopération en tenant compte des priorités des Etats ainsi que des défis émergents à la paix et à la sécurité en Afrique centrale.
𝐌𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐬 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Dans cette perspective, tirant les leçons des expériences et des engagements passés, la CEEAC et l’UNOCA ont adopté une nouvelle feuille de route détaillée ainsi qu’un mécanisme et un chronogramme devant faciliter sa mise en œuvre. Ces documents sont adossés sur la vision de la CEEAC 2026-2030 et sur le mandat de l’UNOCA récemment renouvelé par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour une période de trois ans (jusqu’en 2027). Les axes stratégiques mis en relief incluent la mutualisation des efforts pour la prévention et la résolution des conflits, y compris à travers les missions conjointes de bons offices et de médiation dans les pays en situation de crise ou de transition politique.
Le renforcement des capacités pour la prévention des conflits et la diplomatie préventive occupe également une place primordiale dans le programme commun. Outre la promotion des droits humains, du genre, de la jeunesse et des processus électoraux pacifiques, la CEEAC et l’UNOCA ont notamment décidé d’accélérer leurs réflexions sur l’élaboration et le suivi des plans d’action conjoints pour faire face aux phénomènes tels que le terrorisme, la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre, la transhumance, le changement climatique, la sécurité maritime et les discours de haine.
𝐀𝐩𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́
« La persistance de tous ces défis constitue une illustration de la raison d’être du partenariat entre la CEEAC et l’UNOCA et même de la nécessité de son renforcement », a souligné le Président de la Commission de la CEEAC, qui a confirmé sa participation à la 60e session du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), qui aura lieu du 1er au 5 décembre 2025 à Malabo (Guinée équatoriale). « Nous nous trouvons à un moment charnière, avec de réelles opportunités pour approfondir notre collaboration en faveur de la paix et de la sécurité dans la sous-région d’Afrique centrale », a renchéri le Chef de l’UNOCA. Dans leurs interventions, ils ont en effet exprimé leur volonté commune de contribuer ensemble à la recherche des solutions durables aux menaces qui freinent l’intégration régionale et le développement de l’Afrique centrale. La retraite conjointe UNOCA-CEEAC prévue durant le premier trimestre 2026 permettra d’en faire une évaluation et de densifier la coordination institutionnelle souhaitée par le leadership des deux institutions.
La rencontre bilatérale du 28 novembre intervient après la visite de travail et de prise de contact du Représentant spécial le 19 septembre à l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira, officiellement nommé quelques jours plus tôt (7 septembre 2025) nouveau Président de la Commission de la CEEAC. Elle se situe dans le prolongement des actions de leurs prédécesseurs et est conforme, entre autres, au cadre de coopération CEEAC-UNOCA du 16 juin 2016.
25/10/2025
Cameroun – Election présidentielle : l’UNOCA appelle à préserver le climat de paix pour le reste du processus électoral
Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA) salue la participation active de la population camerounaise à l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025 qui s’est tenue dans le calme, reflétant l’attachement du peuple camerounais à la paix et à la stabilité de leur pays, ainsi qu’au renforcement du processus démocratique.
L’UNOCA invite l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve d’une retenue exemplaire et à préserver le climat de paix pour le reste du processus électoral, tout en veillant au respect des droits humains.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA réitère sa confiance en la sagesse et en la volonté des acteurs camerounais de privilégier le dialogue pour une conclusion pacifique du processus électoral, et se tient prêt à apporter son soutien pour y parvenir.
https://unoca.unmissions.org/cameroun-%E2%80%93-election-pr%C3%A9sidentielle-l%E2%80%99unoca-appelle-%C3%A0-pr%C3%A9server-le-climat-de-paix-pour-le-reste-du
15/10/2025
Du 29 septembre au 13 octobre, l'UNOCA a mené une mission d’évaluation sur le climat, la paix et la sécurité dans l’est du Tchad. La mission a inclus des visites dans des camps de réfugiés et des communautés hôtes à travers trois provinces, avec l’engagement des autorités locales, des populations déplacées et des acteurs humanitaires. La mission a confirmé que le changement climatique constitue un important multiplicateur de risques, alimentant la concurrence pour les ressources et les tensions dans un contexte marqué par des sécheresses persistantes, des inondations et la dégradation des terres. Avec plus de 1,5 million de personnes déplacées, la pression sur les ressources ne cesse d’augmenter. La mission a souligné l'urgence de mettre en œuvre des approches intégrées, sensibles aux conflits et adaptées au climat, qui relient les efforts humanitaires, de développement et de consolidation de la paix.
23/09/2025
Libreville, Gabon, 23 septembre 2025 : le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU et Chef du Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), Abdou Abarry, a reçu la Mission électorale francophone déployée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre des élections législatives et locales du 27 septembre prochain. Les deux parties ont échangé sur le contexte politique national. La mission est conduite par l'ancien Premier ministre du Tchad, M. Pahimi PADACKE, et est constituée de personnalités de plusieurs Etats francophones.