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Le Traité instituant la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) signé en

Cette page présente la Communauté Économique des États de l' Afrique Centrale (CEEAC) qui comprend onze États membres : la République d’Angola, la République du Burundi, la République du Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la République Gabonaise, la République de Guinée Équatoriale,la République du Rwanda, la République Démocratique de São Tome & Principe et la République du Tchad.

Photos from CEEAC's post 03/06/2026

Projet Pont-route-rail entre Brazzaville et Kinshasa : l’espoir renaît

Brazzaville (République du Congo), le 25 mai 2026- Le Commissaire à l’Aménagement du Territoire et Infrastructures de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), Dr Maurice NIATY-MOUAMBA, a pris part à la session de lancement de l’appel à proposition pour la réalisation du Pont Route-Rail sur le fleuve Congo entre les villes de Brazzaville et de Kinshasa.

Cette session a été organisée en marge des travaux des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui se tiennent actuellement à Brazzaville (République du Congo) depuis le 25 mai 2026 et prendront fin le 29 mai 2026.
Le Commissaire a été accompagné de M. Bakary MAHAMAT NOUR, Chef du Service Transport routier, ferroviaire et fluvial au Département de l’Aménagement du Territoire et Infrastructures de la Commission de la CEEAC.

Au cours de cette mission, la Délégation de la CEEAC a finalisé l’avis à l’appel à proposition, coordonnant ainsi le travail du Comité Technique Mixte comprenant les experts de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo, avec le concours de l’Africa 50 et de la Banque Africaine de Développement.

La cérémonie de signature de l’avis à l’appel à proposition a connu la participation de Leurs Excellences Messieurs Jean-Jacques BOUYA et Jean-Pierre BEMBA GOMBO, respectivement Vice-Premier Ministre en charge de la Coordination des Infrastructures de Développement et de l’Aménagement du Territoire de la République du Congo et Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et des Voies de Communication de la République Démocratique du Congo.

Au cours de cette cérémonie et d’entrée de jeu, la Délégation de la CEEAC a fait une présentation sur l’économie du projet en passant en r***e son historique et ses caractéristiques techniques. L’honneur a été également donné à la Commission de la CEEAC de lancer officiellement ledit avis.

A l’issue de cette cérémonie, le Commissaire a été reçu par le Président de la République du Congo, Chef de l’État, S.E.M. Denis SASSOU NGUESSO qui a rappelé à la CEEAC de veiller à l’exécution du projet Pont Route-Rail entre Brazzaville et Kinshasa.

La construction du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa présente plusieurs atouts majeurs pour les deux pays et pour toute l’Afrique centrale. Notamment la facilitation des échanges commerciaux, le renforcement de l’intégration régionale, le développement des infrastructures ferroviaires
Le pont constitue un projet stratégique pour l’intégration de l’Afrique centrale. Il s’inscrit dans les ambitions de la CEEAC et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il contribuera à connecter plusieurs corridors routiers et ferroviaires africains, facilitant la circulation des personnes, des biens, des investissements et des services entre pays voisins.

Le volet ferroviaire est particulièrement important : IL reliera davantage l’intérieur de la République Démocratique du Congo aux ports et marchés régionaux, favorisera le transport massif des marchandises et réduira la dépendance au transport routier.

Photos from CEEAC's post 27/05/2026

LA CEEAC PREND PART A LA 61ème REUNION DE l’UNSAC A BUJUMBURA

Bujumbura, 26 mai 2026 (République du Burundi) – La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) participe aux travaux de la 61ème Réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), organisée du 25 au 29 mai 2026 à Bujumbura, autour du thème : « Renforcement des mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale ».

La délégation de la CEEAC est conduite par le Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité, le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI. Les travaux des experts, qui se déroulent du 26 au 28 mai, préparent le segment ministériel prévu le 29 mai 2026 qui verra la participation de l'Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale.

Au cours de cette session, la CEEAC a présenté la situation géopolitique et sécuritaire de l’Afrique centrale. Cette présentation a été assurée par Monsieur Kourma ABAKAR KOURMA, Chef de Service Évaluation et Analyses au Mécanisme d’Alerte Rapide de l’Afrique centrale (MARAC).

Par ailleurs, le Dr Thierry ZANG, chef de service médiation et Secrétaire permanent du Comité des Sages de la CEEAC, a également fait un point d'information à l'attention des délégués des États membres du Comité et des organismes ayant le statut d'observateurs auprès de l'UNSAC. Ce point a permis à la CEEAC de s'appesantir sur les différents niveaux constitutifs de l'architecture de médiation de la CEEAC, mais également porté à la connaissance du Comité, le processus d'élaboration en cours du Cadre régional de médiation et de diplomatie préventive dans l'espace CEEAC.

Les travaux ont également été marqués par l’élection du nouveau bureau du Comité présidé par le Burundi.
La Commission de la CEEAC présentera par ailleurs son architecture de médiation et de diplomatie préventive au cours des travaux.

Photos from CEEAC's post 22/05/2026

LA CEEAC, l’UA et l’ONU RENFORCENT LEUR PARTENARIAT SECURITAIRE

Libreville 18 mai 2026 (République Gabonaise) - La CEEAC, l’Union africaine (UA) et le Bureau de liaison des Nations Unies auprès de l’UA ont tenu une réunion technique consacrée au renforcement de leur coopération en matière de paix et de sécurité en Afrique centrale.

Présidée par le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEEAC, Marcel Mapangou Moussadji, cette rencontre a réuni plusieurs responsables de la CEEAC, de l’Union africaine et des Nations Unies. Les échanges ont porté sur les mécanismes de coopération sécuritaire, le financement des initiatives de paix ainsi que le rôle des Communautés économiques régionales dans la prévention des conflits.

Les participants ont notamment rappelé l’importance du Cadre conjoint UA-ONU sur la paix et la sécurité ainsi que du partenariat lié à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Au cours des discussions, les représentants de l’ONU et de l’Union africaine ont encouragé la CEEAC à renforcer sa participation aux initiatives continentales de sécurité et à mieux coordonner ses actions avec les autres organisations régionales africaines.

Le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEEAC a également présenté le fonctionnement du Mécanisme d’Alerte rapide de l’Afrique centrale (MARAC), considéré comme un outil essentiel dans la prévention des crises sécuritaires dans la sous-région.

À l’issue des travaux, les parties ont convenu de poursuivre les concertations afin d’harmoniser les priorités régionales avec celles de l’Union africaine et des Nations Unies dans le cadre du partenariat tripartite.

Photos from CEEAC's post 22/05/2026

Atelier régional à Yaoundé : vers une infrastructure qualité renforcée en Afrique centrale

Yaoundé, 13 mai 2026 (République du Cameroun) – Les 12 et 13 mai 2026, Yaoundé a accueilli avec succès un atelier technique régional des Référents Qualité Nationaux du Programme pour la Compétitivité Commerciale et l’Accès aux Marchés de l’Afrique – Composante CEEAC (ATCMA – CEEAC), financé par l’Union européenne (UE) dans le cadre de sa stratégie Global Gateway et de son approche Corridors.

Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), et en
présence de représentants des États membres de la Communauté Économique des États de
l’Afrique centrale (CEEAC) ainsi que de la Commission de la CEEAC, l’atelier a permis de renforcer
la coordination régionale autour des enjeux liés à la qualité et aux normes, notamment en vue
d’améliorer l’accès aux marchés pour les opérateurs économiques de la région.

Durant deux jours d’échanges intensifs, les participants ont finalisé plusieurs documents
stratégiques majeurs, notamment le cadre de la gouvernance régionale de l’infrastructure
qualité dans la CEEAC, ainsi que les modes opératoires d’appui aux Organismes Nationaux de
Normalisation et aux laboratoires dans le cadre du Programme ATCMA. Des avancées
significatives ont également été réalisées dans l’élaboration d’un projet de Politique qualité
régionale ainsi que d’un Mécanisme d’harmonisation des normes sous-régionales.

Les discussions ont en outre permis d’initier l’identification des besoins prioritaires des États en
matière de normalisation pour les chaînes de valeur ciblées par le programme, à savoir le bois,
le cacao et le manioc.

« Ces travaux devraient contribuer à améliorer la conformité aux normes internationales et à
renforcer la compétitivité des petites et moyennes entreprises de la région sur les marchés
régionaux et internationaux », a indiqué Ebe Muschialli, responsable du projet au niveau
ONUDI.

En marge des sessions techniques, les participants ont également effectué la visite du
laboratoire de métrologie du Ministère du Commerce au Cameroun, leur offrant un aperçu
concret des capacités existantes et des défis à relever en matière d’infrastructures de qualité.

« Cet atelier régional a constitué une excellente opportunité de mieux nous connaître, de
partager nos expériences et d’identifier les écarts existants en matière d’infrastructure qualité
dans nos pays respectifs. Les échanges interactifs entre les participants ont permis de définir
des priorités communes pour renforcer l’infrastructure qualité », a affirmé Mme Apauline
Matata Feza, Directeur de la Normalisation à l’Office Congolais de Contrôle (OCC) et Référent
Qualité National du Programme ATCMA en République Démocratique du Congo.

Cet atelier fait suite à la première réunion du Comité de Pilotage du programme tenue en mars
2026 et marque une avancée importante vers la mise en place d’un système qualité harmonisé
et reconnu en Afrique centrale, garantissant la conformité des produits et facilitant leur
circulation.

« À travers cette initiative, le programme ATCMA – CEEAC confirme son rôle clé dans le
renforcement de l’intégration économique régionale et dans la promotion d’un commerce
durable entre l’Afrique centrale et ses partenaires, notamment l’Union européenne », a précisé
Alexandre Serres, Chargé de programmes à la Délégation de l’Union européenne à Yaoundé.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Ebe Muschialli, Chargée du Développement Industriel, Bureau de l’ONUDI à Vienne,
[email protected]
Alexandre Serres, Chargé de Programmes, Délégation de l’Union Européenne au
Cameroun, [email protected]

Photos from CEEAC's post 21/05/2026

LA CEEAC ET SES PARTENAIRES RENFORCENT LEUR ENGAGEMENT POUR LA SECURITE MARITIME REGIONALE

Yaoundé 16 mai 2026 (République du Cameroun) - Réunis à Yaoundé au Cameroun, les hauts responsables de la CEEAC, de la CEDEAO et de la Commission du Golfe de Guinée (CGG) ont réaffirmé leur volonté de renforcer la gouvernance et les capacités opérationnelles en matière de sûreté et de sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée. Cette 5ᵉ session ordinaire de la Réunion annuelle des Hauts Responsables (RAHR) a également permis l’adoption du plan stratégique 2026-2030 ainsi que du budget 2026 du Centre Interrégional de Coordination (CIC).

Une rencontre stratégique pour la sécurité maritime régionale

La 5ᵉ session ordinaire de la Réunion annuelle des Hauts Responsables (RAHR) de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Commission du Golfe de Guinée (CGG) sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée s’est tenue le 16 mai 2026 à Yaoundé, en République du Cameroun.

Les travaux ont été ouverts sous la présidence de S.E. Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la CEEAC et Président en exercice de la RAHR. Plusieurs personnalités de haut niveau ont pris part à cette rencontre interrégionale, parmi lesquelles S.E. José Mba Abeso, Secrétaire exécutif de la CGG, le Vice-Amiral Mendoua Jean représentant le gouvernement camerounais, ainsi que des responsables du Centre Interrégional de Coordination (CIC) et du Centre Régional de Sécurité Maritime de l’Afrique Centrale (CRESMAC).

Les représentants des ministères camerounais des Relations extérieures et de la Défense, les membres du corps diplomatique accrédités à Yaoundé ainsi que les experts des différentes institutions partenaires ont également participé aux échanges.

Les recommandations de la 4ᵉ session réaffirmées

Au cours des travaux, les hauts responsables ont suivi et validé le rapport présenté par les experts. Ils ont surtout réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre les conclusions issues de la 4ᵉ session ordinaire de la RAHR.

Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer davantage la gouvernance, les capacités opérationnelles et le suivi des recommandations du CIC afin de mieux répondre aux défis sécuritaires persistants dans le Golfe de Guinée, une zone stratégique pour le commerce maritime africain mais encore confrontée à plusieurs menaces, notamment la piraterie, les trafics illicites et la criminalité transnationale organisée.

Les hauts responsables ont également examiné les rapports d’activités et financiers des exercices 2024 et 2025. À cette occasion, ils ont réaffirmé leur volonté de consolider la viabilité financière et la gouvernance administrative du CIC, tout en renforçant ses capacités opérationnelles.

Adoption du Plan stratégique 2026-2030 du CIC

L’un des temps forts de cette rencontre a été l’adoption du Plan stratégique 2026-2030 du Centre Interrégional de Coordination. Les participants ont souligné l’importance de renforcer les partenariats, d’améliorer la visibilité institutionnelle du Centre et d’assurer un alignement stratégique avec les réformes engagées au sein de la CEEAC, de la CEDEAO et de la CGG.

Les hauts responsables ont par ailleurs adopté le budget 2026 du CIC. Ils ont réaffirmé leur ambition de promouvoir l’autonomie financière du Centre ainsi qu’une meilleure harmonisation des mécanismes de gestion financière.

Dans cette dynamique, des recommandations ont été formulées afin d’améliorer la planification budgétaire, le suivi des contributions des États membres, les capacités du personnel financier ainsi que la crédibilité des prévisions budgétaires.

Une coopération régionale appelée à se renforcer

À travers cette 5ᵉ session ordinaire de la RAHR, les organisations régionales partenaires ont réaffirmé leur détermination à consolider la coopération interrégionale pour garantir la sûreté et la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée.

Cette rencontre de Yaoundé marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement de l’architecture régionale de sécurité maritime, considérée comme un levier essentiel pour la stabilité, le développement économique et l’intégration régionale en Afrique centrale et de l’Ouest.

Photos from CEEAC's post 19/05/2026

LA CEEAC PLAIDE POUR UNE RELANCE DE L'ARCHITECTURE DE YAOUNDE

Yaoundé 16 mai 2026 (République du Cameroun) - Le Président de la Commission de la CEEAC, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, a appelé à un renforcement de la coopération régionale et à une redynamisation des mécanismes de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, à l’ouverture de la 5ᵉ Réunion Annuelle des Hauts Responsables de l’Architecture de Yaoundé.

Prenant la parole lors de cette session réunissant la CEEAC, la CEDEAO et la CGG, le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale a souligné l’importance stratégique du Golfe de Guinée pour les économies africaines et mondiales. Il a rappelé que près de 90 % du commerce mondial transite par voie maritime et que cette zone constitue un corridor énergétique majeur grâce à sa production pétrolière et à l’intense trafic maritime qui y est enregistré quotidiennement.

Des menaces persistantes malgré les progrès enregistrés

Dans son allocution, le Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a salué les avancées réalisées ces dernières années dans la lutte contre la piraterie maritime et les actes de brigandage dans le Golfe de Guinée. Selon lui, les statistiques révèlent une baisse significative des incidents grâce aux efforts conjoints des États membres et des partenaires internationaux.

Toutefois, il a averti que les menaces demeurent préoccupantes, notamment la piraterie, les enlèvements contre rançon, le trafic de stupéfiants, la pêche illicite et le sabotage des installations maritimes. Il a notamment indiqué que près de 40 % des ressources halieutiques de la région seraient exploitées illégalement, occasionnant des pertes économiques estimées à plus de 2 milliards de dollars américains chaque année.

Le Président de la Commission de la CEEAC a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et d’adapter continuellement les mécanismes de réponse face à l’évolution des modes opératoires des groupes criminels opérant dans l’espace maritime régional.

Vers une redynamisation du Centre interrégional de coordination

Revenant sur l’Architecture de Yaoundé et le Code de conduite adopté en 2013, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a rappelé qu’une évaluation des dispositifs de sécurité maritime avait été réalisée après plus de dix années de mise en œuvre. Cette évaluation a permis d’identifier aussi bien les acquis que les insuffisances liées notamment au financement, à la gouvernance, au partage d’informations et au renforcement des capacités opérationnelles.

Il a salué l’appui du système des Nations Unies, notamment l’UNOCA, l’UNOWAS et l’ONUDC, dans la conduite de cette évaluation, dont les recommandations seront prochainement soumises aux experts gouvernementaux avant leur examen par les Chefs d’État et de Gouvernement des organisations concernées.

Le Président de la Commission de la CEEAC a par ailleurs plaidé pour une relance effective du Centre interrégional de coordination (CIC), basé à Yaoundé, en le dotant de ressources financières, humaines et matérielles suffisantes. Il a également appelé à la mise en place d’un mécanisme de financement durable afin de garantir l’autonomie et l’efficacité du CIC dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de sécurité maritime.

Un appel à renforcer la coopération régionale

Clôturant son intervention, le Président de la Commission de la CEEAC, a réaffirmé l’engagement des organisations régionales en faveur de la promotion d’un Golfe de Guinée sûr et stable, condition essentielle au développement d’une économie bleue durable au bénéfice des États de la région.

Il a enfin salué la participation des responsables de la CEDEAO et de la CGG à cette rencontre et exprimé le vœu de voir les travaux de Yaoundé déboucher sur des avancées concrètes pour la sécurité maritime et l’intégration régionale.

Photos from CEEAC's post 16/05/2026

LE CAMEROUN ET LA CEEAC RENFORCENT LEUR COOPERATION SECURITAIRE

Yaoundé, 15 mai 2026 (République du Cameroun) – Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense de la République du Cameroun, Joseph BETI ASSOMO, a reçu en audience le Président de la Commission de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire et de l’intégration des nouvelles équipes dirigeantes de l’institution communautaire.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par la nouvelle équipe de la Commission de la CEEAC, avec pour priorité la consolidation de la paix, de la stabilité et de la sécurité en Afrique centrale. Elle intervient également dans le prolongement des orientations définies lors de la session extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC tenue en janvier 2026 sous la présidence de Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président en exercice de la CEEAC, Président de la République de Guinée Equatoriale.

La sécurité maritime au cœur des échanges

Les discussions entre les deux personnalités ont principalement porté sur les défis sécuritaires auxquels fait face la sous-région, Notamment la sécurisation du golfe de Guinée face aux phénomènes criminels qui y sont enregistrés.. Ces questions constituent des priorités stratégiques aussi bien pour le Cameroun que pour la CEEAC, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la coopération militaire et le partage d’informations sécuritaires entre les États membres.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider les mécanismes régionaux de prévention des conflits et de maintien de la paix afin de garantir la stabilité des frontières et la protection des intérêts maritimes de l’Afrique centrale.

Une nouvelle équipe tournée vers des résultats concrets

Le Président de la Commission de la CEEAC était accompagné par plusieurs hauts responsables de l’institution communautaire, notamment le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI, Commissaire en charge des Affaires Politiques, Paix et Sécurité, le Général Major Audace NDUWUMUNSI, Chef d'état-major régional de la Force Multinationale de l'Afrique Centrale (FOMAC) de la CEEAC, le Colonel Emmanuel Bell Bell, Directeur du Centre Interrégional de Coordination (CIC), chargé de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, ainsi que de Madame Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO, Directeur de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources à la Commission de la CEEAC.

Le Ministre de la Défense de la République du Cameroun s'est dit heureux de la visite du Président de la Commission de la CEEAC et de sa délégation, il a saisi l'occasion pour réaffirmer l'engagement et la volonté du Cameroun d'accompagner les initiatives de la CEEAC notamment celles concernant le CIC qui est considéré ̂par les plus Hautes Autorités de la République du Cameroun comme un outil hautement stratégique.

Cette audience a également permis de mettre en lumière la nouvelle dynamique engagée au sein de la Commission de la CEEAC, fondée sur la collégialité, l’efficacité et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations de la sous-région, Afrique Centrale.

En signe d’amitié et de coopération durable, le Ministre Joseph BETI ASSOMO a offert un présent symbolique au Président de la Commission, traduisant ainsi la volonté du Cameroun de renforcer davantage ses relations avec la CEEAC dans le domaine de la défense et de la sécurité régionale.

Photos from CEEAC's post 16/05/2026

Participation de la Commission de la CEEAC à l’atelier technique de réflexion sur les bioagresseurs des plantes en Afrique de l’Ouest et du Centre

Lomé, 29 avril 2026 ( République du Togo) – Le représentant de la Commission de la CEEAC, ABAKAR Mohammed, a pris part du 27 au 29 avril 2026 à Lomé, en République Togolaise, à l’atelier technique de réflexion sur les bioagresseurs des plantes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre, organisée par le CORAF avec l’appui de ses partenaires, s’inscrit dans le cadre du projet BIORISKS, financé par l’Union européenne à travers l’initiative DeSIRA et mis en œuvre avec le Centre WAVE, le Biorisk Management Facility (BIMAF) de l’Institut International de l’Agriculture Tropicale (IITA), l’Alliance Bioversity International-CIAT et le Centre National de Spécialisation sur les Bioagresseurs (CNSB) de l’Institut Togolais de Recherche Agricole (ITRA).

La participation de la CEEAC à cet atelier revêt une importance stratégique, dans la mesure où les risques biologiques, les ravageurs et les maladies des plantes constituent aujourd’hui des menaces majeures pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la productivité agricole, les revenus des producteurs, la stabilité des marchés, la résilience des systèmes alimentaires et la souveraineté alimentaire des États membres.

L’atelier a permis d’approfondir les échanges techniques sur les mécanismes de prévention, d’anticipation, d’alerte précoce et de réponse rapide face aux bioagresseurs, dans une perspective de coopération renforcée entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

L’atelier avait pour objectifs principaux de :

- Identifier les synergies possibles entre les initiatives, les programmes et projets en cours sur les bioagresseurs des plantes ;
- Echanger sur les modalités de mise en place d’un centre d’alerte précoce pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre ;
- Discuter d’une note conceptuelle de projet en gestation sur la base d’une feuille de route consensuelle, et ;
- Renforcer les capacités des comptables du projet BIORISKS sur les bonnes pratiques de reporting financier exigées par les partenaires financiers.

Les résultats attendus portaient notamment sur l’identification de synergies entre les structures et organisations concernées, l’acceptation des actions à entreprendre pour la mise en place d’un centre d’alerte précoce, la finalisation d’une note conceptuelle de projet et la formation des comptables aux exigences des partenaires financiers.

La CEEAC a pris part aux travaux à travers une contribution institutionnelle, politique et technique portant sur les enjeux spécifiques de l’Afrique centrale en matière de prévention et de gestion des bioagresseurs.

Dans son allocution, le représentant de la Commission de la CEEAC a rappelé que les risques biologiques, les ravageurs, les maladies des plantes et les menaces phytosanitaires ne connaissent ni frontières administratives ni limites communautaires, et qu’ils exigent des réponses collectives, coordonnées, anticipatives et solidaires.

La CEEAC a également souligné que la lutte contre les bioagresseurs doit être articulée avec les grandes priorités régionales, notamment la transformation des systèmes agroalimentaires, la réduction de la dépendance alimentaire, l’amélioration de la productivité agricole, la promotion des chaînes de valeur régionales, la résilience climatique et le renforcement des dispositifs de prévention, de préparation et de réponse aux crises.

Le représentant de la Commission a insisté sur l’importance de faire évoluer les approches actuelles, souvent dispersées et fragmentées, vers une véritable architecture régionale et interrégionale de gestion des risques biologiques. Cette architecture devrait intégrer les systèmes nationaux de recherche agricole, les organisations régionales, les institutions spécialisées, les services nationaux de protection des végétaux, les universités, les plateformes de surveillance, les producteurs et les partenaires techniques et financiers.

L’un des acquis majeurs de l’atelier réside dans la reconnaissance partagée du caractère transfrontalier des bioagresseurs et des maladies des plantes. Pour la CEEAC, cette orientation est essentielle, car plusieurs États membres partagent des bassins de production, des corridors commerciaux, des zones agroécologiques et des frontières naturelles avec l’espace CEDEAO.

Cette reconnaissance ouvre la voie à une coopération structurée entre la CEEAC, la CEDEAO, le CORAF, l’ARAA, WAVE, BIMAF, l’IITA et l’Alliance Bioversity International-CIAT pour bâtir des mécanismes communs d’anticipation, de surveillance, d’alerte et de réponse.

Le document de programme met en avant l’utilisation d’outils d’analyse prospective, de veille stratégique, de modélisation et de scénarios pour mieux comprendre les déterminants d’introduction, de diffusion et d’explosion des ravageurs et maladies transfrontalières.

Pour la CEEAC, cette avancée est particulièrement importante. Elle permettrait de passer d’une gestion réactive des crises phytosanitaires à une approche préventive fondée sur les données, l’analyse des risques, la modélisation climatique, les signaux faibles et les scénarios d’évolution. Une telle approche pourrait être intégrée aux futurs dispositifs régionaux de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de résilience climatique et de gestion des risques agricoles.

Au terme des échanges, plusieurs observations ont été formulées du point de vue de la CEEAC.

👉🏽 Premièrement, la prévention et la gestion des bioagresseurs doivent être considérées comme un pilier de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique centrale, au même titre que la production, la transformation, le stockage, la commercialisation et la résilience climatique.

👉🏽 Deuxièmement, la fragmentation des initiatives limite l’efficacité des réponses. Il est donc nécessaire de mettre en place un cadre de coordination permettant de mutualiser les outils, les données, les plateformes, les expertises et les ressources.

👉🏽 Troisièmement, l’Afrique centrale doit renforcer ses capacités de diagnostic, de surveillance, de collecte de données, d’analyse prospective, de communication des risques et de réponse rapide en tenant compte de ses réalités et spécificités agroécologiques.

👉🏽 Quatrièmement, la mise en place d’un centre d’alerte précoce ne doit pas être uniquement technique. Elle doit reposer sur un ancrage institutionnel clair, des responsabilités définies, des mécanismes de financement, des protocoles de partage de données, des procédures d’intervention et une appropriation par les États membres.

👉🏽 Cinquièmement, les producteurs, les femmes, les jeunes, les organisations professionnelles agricoles, les services de vulgarisation, les collectivités locales et toutes les autres parties prenantes doivent être intégrés dans les mécanismes de surveillance et d’alerte, car ils constituent souvent les premiers témoins des infestations et des foyers de maladies

Photos from CEEAC's post 16/05/2026

Participation de la Commission de la CEEAC à l’atelier régional des parties prenantes pour la validation technique de documents relatifs à la Stratégie Régionale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de l’Afrique centrale (SRSAN-AC)

Douala 23 Avril 2026 (République du Cameroun) - L’atelier régional des parties prenantes pour la validation technique des documents de la Stratégie Régionale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de l’Afrique centrale (SRSAN-AC) s’est tenu à Douala, République du Cameroun, les 22 et 23 avril 2026, sous l’égide de la Commission de la CEEAC, en collaboration avec le Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Coopération Technique TCP/SFC/3903 et constitue une étape majeure dans le processus de finalisation des instruments régionaux destinés à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique centrale.

Les travaux ont porté sur l’examen technique de trois principaux livrables à savoir (i) le projet de document de la SRSAN-AC et son plan d’action quinquennal, (ii) le document de renforcement des capacités des parties prenantes et (iii) le projet de document relatif à la Réserve Stratégique Communautaire de Sécurité Alimentaire (RSCSA).

L’atelier a connu la participation des points focaux PDDAA et SAN/SUN de huit États membres de la CEEAC, des experts de la Commission, de la FAO, ainsi que des représentants d’institutions régionales, continentales, internationales et d’organisations socioprofessionnelles. La qualité des échanges a confirmé l’intérêt stratégique des parties prenantes pour la mise en place d’un cadre régional cohérent, opérationnel et durable en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La Commission de la CEEAC a été représentée par Monsieur Rémy MUKONGO SHABANTU, Chef de Cabinet du Commissaire à l’Environnement, Ressources Naturelles, Agriculture et Développement Rural (CERNADR), Monsieur ABAKAR Mohammed et Madame Titine FREEZER, Assistante du DERNADR.

Les discussions en plénière et en groupes de travail ont permis de formuler des recommandations substantielles visant notamment à renforcer l’ancrage régional et politique de la SRSAN-AC, à assurer son alignement avec les cadres régionaux, continentaux et internationaux, à clarifier ses axes stratégiques et résultats attendus, à consolider les mécanismes de gouvernance, de coordination, de suivi-évaluation et de financement, ainsi qu’à mieux intégrer les dimensions liées à la résilience, à la nutrition, aux groupes vulnérables, à la prévention des crises et à la transformation durable des systèmes alimentaires.

Concernant la Réserve Stratégique Communautaire de Sécurité Alimentaire, les participants ont insisté sur la nécessité de préciser ses objectifs, son architecture institutionnelle, ses modalités de gouvernance, les mécanismes de mobilisation, de gestion et de reconstitution des stocks, ainsi que son articulation avec les dispositifs nationaux existants.

Sur le plan organisationnel, l’équipe de précurseurs déployée à Douala dès le 18 avril 2026 a assuré les préparatifs logistiques, techniques et administratifs nécessaires à la bonne tenue de l’atelier. Après les travaux, elle est restée sur place jusqu’au 26 avril 2026 afin de procéder à la clôture administrative, logistique et financière de l’activité.

Au terme des travaux, l’atelier a atteint ses objectifs principaux. Il a permis d’enrichir techniquement les documents soumis à validation, de renforcer leur cohérence institutionnelle et opérationnelle, et de consolider leur appropriation par les États membres et les partenaires. Il ouvre ainsi la voie à la finalisation des versions consolidées, à leur pré-validation institutionnelle, puis à leur soumission aux instances statutaires compétentes de la CEEAC.

Au regard des résultats obtenus, il apparaît que l’atelier de Douala a constitué une étape déterminante dans le processus de finalisation de la SRSAN-AC. Il a permis de renforcer la qualité technique, la cohérence institutionnelle et l’appropriation régionale des documents, tout en confirmant l’intérêt stratégique de doter l’Afrique centrale d’un cadre régional structuré, opérationnel et durable en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour les prochaines étapes, il a été recommandé de :

👉🏽poursuivre le processus de consolidation technique des documents de la SRSAN-AC, en tenant compte des observations formulées par les États membres et les partenaires ;

👉🏽préparer une fiche de synthèse et les documents nécessaires à la saisine des instances compétentes de la CEEAC ;

👉🏽 Envisager, après consolidation technique des documents, l’organisation d’un atelier interne d’appropriation au sein de la Commission de la CEEAC ;

👉🏽 préparer la réunion du Comité Technique Spécialisé compétent en vue de l’examen et de l’approbation des projets de documents de la SRSAN-AC, et ;

👉🏽 Poursuivre le partenariat avec la FAO et les autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF), notamment dans la perspective de l’organisation d’une table ronde des bailleurs pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de la SRSAN-AC.

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