Le Gabon à son accession à la souveraineté nationale en 1960, ne disposait pas des infrastructures portuaires et maritimes, en dehors des môles de Libreville et Port - Gentil.
A leur arrivée dans les eaux nationales, les paquebots et les cargos mouillaient en rade, puis les marchandises et passagers étaient transférés sur la côte à partir de petites embarcations (pinasses et chalands). Ces activités se déroulaient dans des conditions pittoresques et dangereuses.
Notre pays, avec une façade maritime de 800 Km de côtes à une vocation maritime, doté d’une importante richesse aloétique naturel.
Les premières infrastructures portuaires communément appelées les Warfs et les Jetées du Gabon furent construites en 1870 par l’Administration coloniale. L’histoire nous renseigne qu’il s’agissait de deux jetées en maçonnerie érigées à la zone dite « Plateaux ». Ces ouvrages, réalisés par la marine française, étaient destinés aux compagnies HATTON & COOKSON REUNIS pour leurs besoins propres. Après plusieurs années d’exploitation, le phénomène de la houle a eu raison sur ces installations. Ils ont finalement été abandonnés.
Le Gabon devait se contenter de ces installations sommaires jusqu’en 1954, date de la réalisation du port Môle (port de pêche) de Libreville. En 1969, le Port en eau profonde d’Owendo situé à 15 Km de Libreville a été mis en chantier. Il fut mis en service fin 1974 année portant création de l’Office des Ports et Rades du Gabon.
En 1979 le Port à bois d’Owendo a été inauguré pour stocker et faciliter le transit de grumes acheminées par le chemin de fer Transgabonais.
Le 1er janvier 1970, un nouveau régime est rentré en vigueur à Libreville avec la création du Port de Libreville, établissement public national à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière.
Ce régime fonctionnera jusqu’au 1er avril 1974, date de la mise en place de l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG), qui regroupera sous une même autorité l’ensemble des installations et sites portuaires du Gabon.
En décembre 1988, a été mis en service le Port minéralier d’Owendo qui permettra l'exportation du minerai de manganèse extrait des mines de Moanda.
Un processus de développement similaire a été observé dans la ville de Port–Gentil. Les ports étaient gérés en concession par la Chambre de Commerce sous le contrôle du Ministère des Travaux Publics.
Depuis 1999, la tutelle de l’OPRAG est exercée par le Ministère des Transports.
Qui sommes-nous ?
Au plan de l'administration et de la gestion, jusqu'à la fin des années 60, les installations portuaires du Gabon étaient gérées en concession par la Chambre de Commerce, sous le contrôle du Ministère des Travaux Publics. En janvier 1970, un nouveau régime de gestion est mis en place avec la création d'un établissement public national à caractère industriel et commercial dénommé "Port de Libreville". Doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, cette structure réunit et exerce tous les pouvoirs précédents de l'Etat et de la Chambre de Commerce.
L'OPRAG
Le 30 mars 1974 est créé l'Office des Ports et Rades du Gabon, en abrégé OPRAG. Etablissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, l'OPRAG assure les fonctions régaliennes de l'Etat sur l'ensemble des installations portuaires du Gabon. Il est chargé de la gestion, de l'exploitation et du développement de l'ensemble des ports et rades. A ce titre, l'OPRAG a pour mission, entre autres, la gestion des domaines portuaires sur l'ensemble du territoire national, à savoir la coordination générale des activités portuaires, l'accueil et l'assistance aux navires, la construction, le développement et l'entretien des infrastructures et des équipements
L'OPRAG, qui est placé sous la tutelle technique du Ministère des transports et administré par un Conseil d'Administration de douze membres.
Le Conseil d'Administration
Il est composé des représentants des ministères et administrations compétents d'une part, et des représentants des usagers d'autre part. Le personnel est représenté au Conseil d'Administration par un délégué du personnel de Libreville et un autre de la Direction Régionale de Port Gentil. Le Conseil se réunit au moins deux fois par an. Les délibérations sont rendues exécutoires par un arrêté du Ministère de tutelle.