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Fédération des organisations des femmes pour l'égalité des droits humains.

23/02/2026

POSITION de la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)
Sur le Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections – 2026

La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) salue l’initiative du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, qui constitue une tentative structurée de réponse à la crise institutionnelle et sécuritaire persistante que traverse Haïti depuis 2021.

Le Pacte reconnaît avec pertinence la nécessité de restaurer la sécurité, garantir la continuité de l’État et d'organiser des élections inclusives et transparentes. Il introduit également des mécanismes importants tels que :
-un gouvernement technique et impartial,
-un comité consultatif multi-acteurs,
-un encadrement du processus électoral modernisé.
Cependant, la FEDOFEDH souligne que la réussite de ce Pacte dépendra moins de son contenu que de sa mise en œuvre effective, dans un contexte marqué par la fragmentation politique, la persistance des groupes armés et la défiance généralisée envers les institutions.

En ce sens, la FEDOFEDH exprimé quelques préoccupations majeures:
a) Absence d’engagement explicite en faveur de l’égalité de genre:
Malgré son caractère inclusif affiché, le Pacte ne garantit pas explicitement la participation équitable des femmes :
-ni dans la formation du gouvernement,
-ni dans le comité consultatif,
-ni dans le processus électoral.
Cela constitue une limite importante, alors même que les femmes sont fortement affectées par la crise (violences, déplacements) et sous-représentées dans les espaces décisionnels.

b) Risques liés à la gouvernance intérimaire
La concentration du pouvoir exécutif au sein du Conseil des Ministres, bien que prévue, comporte des risques :
-dérives politiques,
-manque de redevabilité,
-instrumentalisation de l’appareil d’État.
Le Pacte prévoit des principes de neutralité, mais les mécanismes de contrôle et de sanction restent insuffisamment détaillés.

c) Défis sécuritaires sous-estimés:
La priorité accordée à la sécurité est pertinente, notamment via le renforcement de la PNH et la coopération internationale.
Cependant,la capacité réelle de reprise territoriale reste incertaine et les conditions minimales pour des élections crédibles ne sont pas encore réunies dans plusieurs zones.

d) Inclusion limitée des populations vulnérables:

Le Pacte évoque des programmes de réinsertion et de soutien aux déplacés , mais sans cadre opérationnel clair, sans garanties budgétaires, sans approche spécifique genre.

La FEDOFEDH reconnaît plusieurs leviers positifs à consolider :
-la volonté de dialogue national structuré,
-l’intégration de la diaspora dans le processus électoral,
-l’engagement à moderniser l’administration électorale,
-la perspective de réformes institutionnelles soumises à ratification populaire.

Ces éléments peuvent contribuer à une sortie de crise si leur mise en œuvre est inclusive, transparente et encadrée et limitée dans le temps.

Dans une posture constructive, la FEDOFEDH formule les recommandations suivantes :

1. Institutionnaliser la participation des femmes
Garantir un minimum de 30 % de femmes dans : le gouvernement, le comité consultatif, les instances électorales. Intégrer une approche genre dans tous les programmes de stabilisation.

2. Renforcer les mécanismes de redevabilité

Mettre en place un organe indépendant de suivi citoyen, incluant des organisations de femmes.
Publier régulièrement : l’état d’avancement de la feuille de route, les décisions clés du gouvernement intérimaire.

3. Prioriser la sécurité humaine en Intégrant la protection contre les violences basées sur le genre, l’accès aux services essentiels (santé, abris, alimentation), le soutien psychosocial.

4. Conditionner le processus électoral à des critères minimaux en définissant des indicateurs clairs de sécurité et d’accessibilité territoriale avant toute tenue d’élections tout en garantissant la participation effective des femmes, des déplacés et des populations rurales.

5. Assurer une inclusion réelle des organisations de la société civile au-delà d’un rôle consultatif en les impliquant à la
participation active à la co-construction des politiques, et la reconnaissance des organisations de femmes comme partenaires stratégiques.
La FEDOFEDH considère que ce Pacte représente une base de travail utile mais insuffisante en l’état ET surtout sans aucune limite dans le temps donc sa réussite dépendra de la volonté politique réelle, de l’inclusivité du processus, de la transparence dans la gouvernance, et la capacité à répondre concrètement aux besoins des populations, en particulier des femmes.
La Fédération réaffirme sa disponibilité à contribuer activement au dialogue national,
accompagner les mécanismes de suivi,
et porter la voix des femmes dans cette phase cruciale de transition.

Fedofedh, toujours présent pour veiller aux intérêts des femmes et filles du pays!

Novia Augustin Alusma
Présidente, FEDOFEDH

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06/02/2026

NOTE DE PRESSE

À la veille du 7 février : Position et préoccupations de la FEDOFEDH

Port-au-Prince, le 6 février 2026

À la veille du 7 février, date à forte portée institutionnelle dans la vie politique nationale, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH), réseau présent dans les dix départements du pays, souhaite exprimer de manière responsable et constructive ses préoccupations ainsi que ses attentes.

Au cours des dernières semaines, diverses rencontres ont été organisées par des groupes politiques, des structures de la société civile et des représentants du gouvernement en vue de dégager des perspectives de sortie de crise. La FEDOFEDH salue ces efforts de dialogue. Toutefois, nous constatons que ces initiatives, bien que nécessaires, demeurent fragmentées et ne convergent pas encore vers une architecture institutionnelle claire, juridiquement sécurisée et consensuelle.

L’incertitude entourant l’après-7 février suscite des interrogations légitimes au sein de la population, notamment quant à la continuité institutionnelle, au calendrier électoral et aux mécanismes de redevabilité durant la transition. À cet égard, nous rappelons que toute démarche politique durable doit s’inscrire dans un cadre conforme aux principes constitutionnels et aux exigences de légitimité démocratique.

La FEDOFEDH prend également note de l’adoption de la Résolution 2814 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui renouvelle et précise le mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti. Cette résolution réaffirme le rôle du BINUH dans l’appui au dialogue politique inclusif, au renforcement de la gouvernance démocratique et à la promotion des droits humains. Nous estimons que la mise en œuvre de ce mandat représente une opportunité importante pour accompagner les acteurs nationaux dans la recherche de solutions consensuelles, dans le respect de la souveraineté nationale.

Nous encourageons le BINUH à poursuivre ses bons offices avec impartialité et sensibilité au contexte, en veillant à ce que la participation des femmes et des organisations féminines soit effective, structurée et sécurisée. Les femmes haïtiennes, fortement impactées par l’insécurité et les crises successives, doivent être pleinement associées aux processus décisionnels.

Par ailleurs, la FEDOFEDH invite l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à privilégier la responsabilité, la transparence et l’esprit de compromis. Le moment exige un leadership à la hauteur des défis sécuritaires, humanitaires et institutionnels que traverse le pays.

À la veille de cette échéance, notre Fédération réaffirme son engagement en faveur d’une transition pacifique, inclusive et respectueuse des droits humains. Nous demeurons disponibles pour contribuer, par des propositions techniques et constructives, à toute initiative visant à consolider la stabilité et la participation démocratique en Haïti.

Pour la FEDOFEDH,

Novia Augustin
Présidente
Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)

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02/02/2026

MESSAGE À LA NATION – À 5 JOURS DU 7 FÉVRIER

Haïtiennes, Haïtiens,

Dans cinq (5) jours, nous serons au 7 février, date constitutionnelle symbolique marquant la fin ou le renouvellement des mandats au sommet de l’État. Pourtant, à ce jour, aucune alternative institutionnelle claire n’est officiellement présentée à la Nation.

Le CPT (Conseil Présidentiel de Transition) arrive à terme. Mais après ?

Qui exercera effectivement le pouvoir exécutif ?
Qui garantira la continuité de l’État ?
Qui organisera les élections — et dans quel délai raisonnable ?

1. Le Premier ministre peut-il organiser seul les élections ?

Si le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé devait rester en fonction :

En vertu de l’article 159 de la Constitution de 1987 amendée, le Premier ministre conduit la politique de la Nation.

Toutefois, il exerce ses fonctions sous l’autorité du Président de la République (ou d’une autorité exerçant la fonction présidentielle).

Question fondamentale :
Un Premier ministre peut-il, en l’absence d’une présidence constitutionnellement établie, organiser des élections crédibles ?

Quel serait son mandat exact ?

Pour combien de temps ?

Avec quel fondement juridique précis ?

Sous quel contrôle institutionnel ?

2. Risque d’un “Ariel Henry version 2” ?

L’expérience récente nous impose la prudence.
Rappelons-nous :

Le gouvernement d’Ariel Henry a fonctionné sans base élective.

Les élections ont été annoncées à plusieurs reprises, sans calendrier ferme.

L’insécurité a atteint des niveaux critiques.

Le pouvoir exécutif a exercé des prérogatives élargies dans un contexte d’absence de Parlement.

La Nation doit se poser les questions suivantes :

Revivrons-nous une transition prolongée sans échéancier contraignant ?

Un Premier ministre sans contre-pouvoir parlementaire peut-il garantir l’équilibre institutionnel ?

Le pays peut-il se permettre une nouvelle gouvernance sans légitimité populaire ?

3. L’option de la Cour de Cassation (Article 149)

L’article 149 de la Constitution prévoit que, en cas de vacance présidentielle, le Président de la Cour de Cassation peut exercer provisoirement la fonction présidentielle.
Mais :

La Cour est-elle fonctionnelle au complet ?

Son président est-il légalement installé ?

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) est-il opérationnel ?

Si cette voie est envisagée :

Pour combien de temps ?

Avec quelle mission précise ?

Sous quel calendrier électoral contraignant ?

4. Les scénarios institutionnels possibles:

🔹 Scénario 1 : Maintien du Premier ministre avec mission électorale

Base : Articles 158-159 de la constitution
Condition : Accord politique + décret organisant les élections
Risque : Prolongation indéterminée.

🔹 Scénario 2 : Application stricte de l’Article 149 (Cour de Cassation)

Base : Article 149
Mission : Organiser les élections dans un délai constitutionnel court.
Risque : Difficulté opérationnelle de la Cour.

🔹 Scénario 3 : Nouveau Conseil présidentiel élargi

Base : Accord politique extra-constitutionnel.
Risque : Fragilité juridique et contestations.

🔹 Scénario 4 : Gouvernement d’union nationale avec mandat limité

Base : Accord politique + encadrement constitutionnel indirect.
Mission : Sécurité + élections sous 12 mois.
Risque : Reproduction d’une transition longue.

🔹 Scénario 5 : Réactivation institutionnelle complète (CEP + Cour + Gouvernement)

Base : Articles 191 à 199 (Conseil Électoral Permanent).
Mission : Organisation rapide d’élections générales.
Risque : Conditions sécuritaires et logistiques.

5. Les principes constitutionnels à respecter

Article 58 : La souveraineté nationale appartient à l’ensemble des citoyens.

Article 59 : Les trois pouvoirs sont distincts et indépendants.

Article 60 : Chaque pouvoir est limité par la Constitution.

Article 134 : Le mandat présidentiel est de 5 ans.

Article 149 : Procédure en cas de vacance.

Aucune solution ne peut s’imposer durablement en dehors de ces balises.

Questions cruciales pour la Nation:

1. Qui exercera la fonction présidentielle le 7 février à minuit ?

2. Quel sera le calendrier électoral officiel ?

3. Qui nommera le Conseil Électoral ?

4. Quelle garantie contre une nouvelle transition sans fin ?

5. Quelle feuille de route sécuritaire accompagnera le processus ?

🎯 Ce que le peuple doit exiger

Un calendrier électoral public, daté et signé.

Une mission claire et limitée dans le temps.

Une base constitutionnelle explicite.

Des mécanismes de reddition de comptes.

L’engagement formel de ne pas modifier les règles en cours de route.

Haïti ne peut plus fonctionner dans l’ambiguïté institutionnelle.

À cinq jours du 7 février, le pays a besoin :

De clarté.

De légalité.

De stabilité.

De légitimité populaire.

Le silence institutionnel n’est pas une option.

La Nation doit savoir.
La Nation doit comprendre.
La Nation doit participer.

Haïtiennes, Haïtiens, restons vigilants.

Novia Augustin
Présidente de la Fedofedh

Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Ambassade du Canada en Haïti Caricom- Caribbean Community Nations Unies Ambassade de France en Haïti

18/01/2026

– Note de presse (FEDOFEDH)

Réaction à l’annonce de la récompense de 8 millions USD offerte par l’Ambassade des États-Unis pour l’arrestation de chefs de gangs en Haïti

La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) estime que l’annonce de l’Ambassade des États-Unis d’une récompense de 8 millions de dollars américains pour la capture de chefs de gangs en Haïti constitue un aveu clair de l’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et de l’accord du 3 avril. Incapables de rétablir la sécurité et l’autorité de l’État, les autorités de transition ont conduit à une situation où ce sont des acteurs étrangers qui prennent de facto l’initiative en matière de sécurité.

À l’approche du 7 février, date constitutionnelle majeure, cette annonce révèle une transition sans résultats concrets, marquée par l’aggravation de l’insécurité, l’expansion des gangs et l’exposition accrue des populations civiles, en particulier des femmes et des filles. Pour la FEDOFEDH, une prime internationale ne saurait remplacer des institutions nationales fortes, une justice fonctionnelle et une gouvernance responsable.

La FEDOFEDH appelle à une reconnaissance de cet échec, à une réorientation urgente de la transition, et à des réformes structurelles réelles, centrées sur la protection des civils, la redevabilité politique et la participation des femmes aux décisions de sécurité et de gouvernance.

Novia Augustin
Présidente de la Fedofedh
Ambassade de France en Haïti Présidence d'Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Josue Alusma Primature de la République d'Haïti Ambassade du Canada en Haïti Caricom- Caribbean Community Nations Unies CNN

16/01/2026

NOTE DE PRESSE

Haïti : alerte sur la situation sécuritaire et institutionnelle à 22 jours du 7 février 2026

Port-au-Prince, 16-01-2026 — À 22 jours de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) tire la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation sécuritaire et institutionnelle en Haïti.

Présente dans les dix départements du pays et en contact permanent avec les communautés, la FEDOFEDH constate une aggravation alarmante des violences armées, des violations massives des droits humains, des déplacements internes forcés et un affaiblissement critique de la gouvernance, mettant en péril la stabilité nationale.

Malgré les engagements pris dans l’Accord du 3 avril 2024, notamment la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la nomination de Premiers ministres successifs et l’opérationnalisation du CEP, les résultats restent largement insuffisants, en particulier sur le plan sécuritaire. Les conditions minimales pour l’organisation d’élections crédibles ne sont pas réunies.

La FEDOFEDH alerte tout particulièrement sur les violences extrêmes subies par les femmes et les filles : viols collectifs, exploitation sexuelle, enrôlement forcé d’adolescentes, absence de prise en charge judiciaire et psychosociale, notamment dans les camps de déplacés. Cette situation constitue une crise humanitaire majeure encore trop invisibilisée.

À l’approche du 7 février 2026, les risques sont élevés :
• vide institutionnel dangereux,
• expansion du contrôle des groupes armés,
• perte totale de confiance de la population, avec des risques accrus de tensions sociales et communautaires.

Face à cette urgence, la FEDOFEDH appelle :
• l’État haïtien et le CPT à communiquer un plan clair, daté et inclusif,
• la communauté internationale à renforcer son soutien effectif à la sécurité et aux acteurs locaux,
• l’ensemble des acteurs politiques à privilégier la stabilité, la sécurité et la participation significative des femmes.

La FEDOFEDH réaffirme sa disponibilité à contribuer au dialogue et aux solutions visant à restaurer la paix, la dignité et l’espoir pour le peuple haïtien.

Novia Augustin
Présidente FEDOFEDH

Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Ambassade du Canada en Haïti Ambassade de France en Haïti Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti

07/09/2025

FEDOFEDH – Communiqué #001

Le 07-09-2025

La FEDOFEDH tire la sonnette d’alarme : à quelques mois de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (7 février 2026), les familles haïtiennes s’enfoncent dans la misère et l’insécurité.

👉 La rentrée scolaire prévue pour octobre devient un cauchemar pour des milliers de parents incapables de payer l’école de leurs enfants.
👉 L’État reste absent, aucune mesure d’accompagnement n’est annoncée.
👉 Les femmes, encore une fois, portent seules le poids de la survie familiale.

Nous appelons :

Le CPT et l’État haïtien à agir immédiatement pour soutenir la scolarisation et la sécurité des familles.

La communauté internationale à appuyer des programmes humanitaires ciblés et à renforcer l’appui aux organisations locales, en particulier celles dirigées par des femmes.

Haïti ne peut pas continuer à sacrifier ses enfants, ni compromettre l’avenir de toute une génération. Le temps d’agir, c’est maintenant.

Novia Augustin
Présidente de la FEDOFEDH

Primature de la République d'Haïti , Présidence d'Haïti , Programme des Nations Unies pour le développement - PNUD Nations Unies Novia Augustin Alusma Josue Alusma Jean-Charles Moïse Caricom- Caribbean Community CNN Deus Deronneth Réseau express métropolitain - REM Haitian Diaspora Federation

Photos from Fedofedh's post 18/08/2025

La FEDOFEDH souhaite un joyeux anniversaire à sa Secrétaire générale, Mme Kerlyne BLANC.
Votre leadership et votre engagement sont une source d’inspiration pour toutes les femmes et filles que nous servons.
Nous vous souhaitons santé, bonheur et prospérité dans cette nouvelle année de vie.

́galitédesdroits

24/06/2025

Fédération des Organisations de Femmes pour l'Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)

NOTE DE DÉNONCIATION

Port-au-Prince, 24 juin 2025

La Fédération des Organisations de Femmes pour l'Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) dénonce fermement les déclarations publiques menaçantes proférées par Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », chef du groupe terroriste "Viv Ansanm", à l'encontre des 21 signataires de l'accord du 21 décembre. Ces propos ne sont qu’un reflet de l’impunité scandaleuse dont jouit ce groupe, et des multiples actes de violence et de terreur qu’il perpètre sur la terre sacrée de Dessalines.

Ce groupe de terroriste à perpétrés de multiples actes de violence tels que :
• L'exécution brutale de civils innocents.
• Les attaques systématiques contre des communautés vulnérables.
• L’entrave aux activités démocratiques et à la participation citoyenne.
• La mise à exécution répétée des menaces contre les défenseurs des droits humains et des leaders politiques.
• Viols de Femmes et enfants
• Enlèvement contre rançon, etc...
Ces actes illustrent la capacité de ce groupe à semer la peur et à maintenir une dynamique de terreur dans le pays, accentuée par l’inaction flagrante de l’État haïtien.

Face à cette situation, la FEDOFEDH appelle:

-l’État haïtien à prendre des mesures pour :
• Assurer la protection des 21 signataires de l’accord du 21 décembre et de leurs familles.
• Mettre fin à l’impunité en initiant des enquêtes approfondies et en poursuivant les responsables de crimes terroristes.
• Renforcer les dispositifs sécuritaires dans les zones affectées par la violence des gangs.

- La communauté internationale à :
• Condamner publiquement les actions de "Viv Ansanm" et ses leaders.
• Imposer des sanctions ciblées contre les commanditaires nationaux et internationaux de ce groupe.
• Fournir un appui technique et logistique à l’État haïtien pour désarmer les groupes armés.

- Les organisations des droits humains à :
• Documenter les violations graves des droits humains commises par ces groupes.
• Plaider en faveur des victimes et des communautés touchées, notamment auprès des instances internationales.
• Soutenir les initiatives locales pour renforcer la démocratie et l’état de droit.

La FEDOFEDH rappelle que la démocratie et la protection des droits humains sont des piliers essentiels pour la reconstruction d’Haïti. Chaque citoyen doit pouvoir exprimer ses opinions, s’organiser et contribuer à la vie publique sans craindre pour sa sécurité.
Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les efforts pour une Haïti plus juste et équitable. La communauté nationale et internationale doit agir rapidement et fermement pour mettre un terme à l’escalade de la violence et garantir la paix durable.

Pour une Haïti libre et respectueuse des droits humains.

Équipe de communication de la
Fédération des Organisations de Femmes pour l'Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)

06/06/2025

NOTE POUR LA PRESSE

Haïti à la croisée des chemins : Le 7 février 2026, une date cruciale pour éviter une aggravation de la crise

Port-au-Prince, 6 juin 2025 — La Fédération des Organisations de Femmes pour l’égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) alerte l’opinion publique nationale et internationale sur l’urgence d’actions concrètes pour éviter que la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), prévue pour le 7 février 2026, ne provoque une aggravation de la crise multidimensionnelle en Haïti.

Un bilan alarmant : un pays en quête de stabilité

À huit mois de la fin du mandat du CPT, Haïti fait face à des défis sans précédent. L’Accord du 3 avril, censé poser les bases d’une transition démocratique, est largement considéré comme un échec en raison de :

1. L’insécurité croissante et la violence des gangs : Plus de 70 % de la capitale est sous contrôle de groupes armés, laissant des milliers de familles déplacées et sans-abri. Les femmes et les enfants sont les premières victimes des violences, notamment des enlèvements et des agressions sexuelles.

2. Un manque de consensus politique : Les principales forces politiques et la société civile restent divisées, affaiblissant tout effort de stabilisation.

3. Une crise humanitaire aiguë : Le nombre de personnes déplacées internes dépasse 200 000, vivant souvent dans des conditions insalubres sans accès à des services essentiels.

4. Des préparations électorales inexistantes : L’absence de planification pour des élections crédibles suscite des craintes quant à une prolongation du vide institutionnel.

Ce bilan laisse espérer des conséquences graves si rien n’est fait. En effet, sans interventions urgentes, Haïti pourrait subir :

-Une amplification des tensions sociales et politiques, rendant toute gouvernance impossible.

-Une explosion de la violence, notamment dans les zones rurales où l’État est absent.

-Un isolement international croissant et un désengagement des partenaires étrangers. Surtout que l'aéroport international de Port-au-Prince est fermé depuis plus d'un an sous le silence complice des autorités.

Recommandations immédiates : des solutions pour éviter l’effondrement

La FEDOFEDH propose des mesures concrètes et réalisables pour faire face à cette situation critique :

1. Sécurisation des zones stratégiques : Lancer une opération conjointe entre les forces de police et les partenaires internationaux pour reprendre le contrôle des zones dominées par les gangs, en veillant à protéger les civils. La force internationale qui devrait renforcer la police doit jouer son rôle, s'il est encore au pays.

2. Appui aux déplacés internes : Mettre en place un programme d’urgence pour fournir des abris temporaires, de l’eau potable et des soins médicaux aux personnes déplacées.
Le gouvernement doit mobiliser des fonds pour supporter avec respect et dignité les déplacés internes en impliquant les organisations de la société civile. Assurer la sécurité des Femmes, filles et enfants des camps afin d'éviter des viols et toutes autres formes de violences.

3. Dialogue inclusif : Organiser un forum national regroupant tous les acteurs politiques, économiques et sociaux pour élaborer une feuille de route consensuelle.
Et les structures politiques ayant leurs représentations au CPT doivent rendre des comptes sur la gouvernance de leur représentant ou représentante.

4. Préparations électorales accélérées : Créer un calendrier électoral réaliste avec un appui technique et financier de la communauté internationale.

5. Renforcement des services publics : Déployer des efforts pour restaurer les services de base dans les zones les plus touchées, notamment l’accès à la santé et à l’éducation.

Un appel à l’action

La FEDOFEDH exhorte le Conseil Présidentiel de Transition et tous les acteurs concernés à agir de manière décisive pour éviter une détérioration irréversible de la situation. Il est encore temps de transformer le 7 février 2026 en une opportunité de redressement pour Haïti.

Haïti doit renaître de ces centres!!!

Novia Augustin Alusma
Présidente de la Fédération des organisations de Femmes pour l'égalité des droits humains (FEDOFEDH)

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03/04/2025

Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)

NÒT POU LAPRES

Vyolans Polisye Kont Manifestan yo: Yon Atak Kont Dwa Fondamantal Pèp Ayisyen

Pòtoprens, 3 avril 2025 – La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) kondane ak tout fòs li represyon brital polisye ki fèt kont manifestan yo jounen 2 avril la, pandan pèp la t ap egzèse dwa li pou revandike sekirite ak respè lavi li. Olye de dyalòg ak solisyon konkrè pou reponn kè sote popilasyon an, otorite yo chwazi mete gaz sou dife, literalman, lè yo itilize gaz lakrimojèn ak fòs kont sitwayen ak sitwayèn k ap mande jistis ak sekirite.

Reyalite a klè: Ayiti ap travèse youn nan pi move moman li sou plan ensekirite, kote kidnapin, asasinay, vyol ak tout lòt fòm vyolans ap fini ak lavi popilasyon an chak jou. Lè leta fèmen je li sou mizè pèp la epi li itilize represyon kont moun ki leve vwa yo, li pa sèlman trayi misyon li pou pwoteje ak sèvi, men li kreye plis fristrasyon, plis mepri, plis dezespwa.

FEDOFEDH ap mande: Kote polisye sa yo ye lè bandi ap masakre popilasyon an? Kiyes kap goumen pou sekirize moun kap viktim chak jou yo?
Se lè pèp la mete tèt ansanm pou revandike dwa li pou viv san laperèz, se lè sa sèlman fòs polis la parèt ak tout mwayen li yo pou kraze mobilizasyon! Sa a se yon gwo kontradiksyon ki pa ka kontinye!

Sitiyasyon ensekirite a grav. Chak jou, fanmi ap disparet, komin antye ap boule, epi moun ap viv nan laperèz san okenn repons. Lè leta bay ensekirite chans devaste lavi moun san entèvansyon, epi li deside mete tout enèji li pou kraze manifestasyon, sa montre aklè li pè pèp li plis pase li pè bandi!

Nou vle raple otorite yo ke:

-Dwa pou manifeste se yon dwa fondamantal, garanti pa Konstitisyon Ayisyèn ak konvansyon entènasyonal yo.

-Represyon pa ka ranplase solisyon, laprès, sosyete sivil la ak tout moun k ap viv sou teritwa a temwen jan chak jou sitiyasyon an ap vin pi grav.

- Vyolans Leta kont popilasyon an se yon pratik ki pap janm sispann si li pa gen konsekans. Nou mande pou tout responsab zak britalite jodi a reponn devan lajistis.

-Lapolis dwe pwoteje popilasyon an, pa viktimize li.

- Nou p ap ka viv ansanm nan lari si ensekirite ap detwi nou, pandan fòs lòd yo chwazi maspinen sitwayen pito ke konbat bandi!

FEDOFEDH lanse yon apèl bay tout aktè nasyonal ak entènasyonal pou yo denonse pratik sa yo epi sipòte pèp ayisyen nan lit li pou jistis, sekirite ak diyite.

Nou kanpe ak tout manifestan yo k ap mande dwa yo, nou kanpe ak chak fanm ak gason ki di "ase!" Nou pa p janm sispann goumen pou yon Ayiti kote lavi chak moun konte, kote sekirite pa yon privilèj, kote revandikasyon yon pèp pa janm reponn ak gaz lakrimojèn!

Ann kontinye leve vwa nou! Ann rete mobilize!

Nou mande jistis, sekirite ak respè dwa nou! Lapolis dwe goumen kont bandi, pa kont pèp la!
Ann kontinye leve vwa nou! Ann rete mobilize!

Pou FEDOFEDH,
Novia Augustin Alusma
Prezidant FEDOFEDH

Kerlyne Blanc
Secrétaire Générale

Haitian-American Association of the Carolinas Ambassade du Canada en Haïti Le Nouvelliste Haiti Ted’Actu Global Times Le Monde Les Observateurs - France 24 Caricom- Caribbean Community Association Haitienne des Médias en Ligne Ambassade de France en Haïti Human Rights Watch Fondation des Femmes Présidence d'Haïti Primature de la République d'Haïti Tripotay Lakay FernandoLive Haiti

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