Fedofedh

Fedofedh

Partager

Fédération des organisations des femmes pour l'égalité des droits humains.

23/02/2026

POSITION de la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)
Sur le Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections – 2026

La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) salue l’initiative du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, qui constitue une tentative structurée de réponse à la crise institutionnelle et sécuritaire persistante que traverse Haïti depuis 2021.

Le Pacte reconnaît avec pertinence la nécessité de restaurer la sécurité, garantir la continuité de l’État et d'organiser des élections inclusives et transparentes. Il introduit également des mécanismes importants tels que :
-un gouvernement technique et impartial,
-un comité consultatif multi-acteurs,
-un encadrement du processus électoral modernisé.
Cependant, la FEDOFEDH souligne que la réussite de ce Pacte dépendra moins de son contenu que de sa mise en œuvre effective, dans un contexte marqué par la fragmentation politique, la persistance des groupes armés et la défiance généralisée envers les institutions.

En ce sens, la FEDOFEDH exprimé quelques préoccupations majeures:
a) Absence d’engagement explicite en faveur de l’égalité de genre:
Malgré son caractère inclusif affiché, le Pacte ne garantit pas explicitement la participation équitable des femmes :
-ni dans la formation du gouvernement,
-ni dans le comité consultatif,
-ni dans le processus électoral.
Cela constitue une limite importante, alors même que les femmes sont fortement affectées par la crise (violences, déplacements) et sous-représentées dans les espaces décisionnels.

b) Risques liés à la gouvernance intérimaire
La concentration du pouvoir exécutif au sein du Conseil des Ministres, bien que prévue, comporte des risques :
-dérives politiques,
-manque de redevabilité,
-instrumentalisation de l’appareil d’État.
Le Pacte prévoit des principes de neutralité, mais les mécanismes de contrôle et de sanction restent insuffisamment détaillés.

c) Défis sécuritaires sous-estimés:
La priorité accordée à la sécurité est pertinente, notamment via le renforcement de la PNH et la coopération internationale.
Cependant,la capacité réelle de reprise territoriale reste incertaine et les conditions minimales pour des élections crédibles ne sont pas encore réunies dans plusieurs zones.

d) Inclusion limitée des populations vulnérables:

Le Pacte évoque des programmes de réinsertion et de soutien aux déplacés , mais sans cadre opérationnel clair, sans garanties budgétaires, sans approche spécifique genre.

La FEDOFEDH reconnaît plusieurs leviers positifs à consolider :
-la volonté de dialogue national structuré,
-l’intégration de la diaspora dans le processus électoral,
-l’engagement à moderniser l’administration électorale,
-la perspective de réformes institutionnelles soumises à ratification populaire.

Ces éléments peuvent contribuer à une sortie de crise si leur mise en œuvre est inclusive, transparente et encadrée et limitée dans le temps.

Dans une posture constructive, la FEDOFEDH formule les recommandations suivantes :

1. Institutionnaliser la participation des femmes
Garantir un minimum de 30 % de femmes dans : le gouvernement, le comité consultatif, les instances électorales. Intégrer une approche genre dans tous les programmes de stabilisation.

2. Renforcer les mécanismes de redevabilité

Mettre en place un organe indépendant de suivi citoyen, incluant des organisations de femmes.
Publier régulièrement : l’état d’avancement de la feuille de route, les décisions clés du gouvernement intérimaire.

3. Prioriser la sécurité humaine en Intégrant la protection contre les violences basées sur le genre, l’accès aux services essentiels (santé, abris, alimentation), le soutien psychosocial.

4. Conditionner le processus électoral à des critères minimaux en définissant des indicateurs clairs de sécurité et d’accessibilité territoriale avant toute tenue d’élections tout en garantissant la participation effective des femmes, des déplacés et des populations rurales.

5. Assurer une inclusion réelle des organisations de la société civile au-delà d’un rôle consultatif en les impliquant à la
participation active à la co-construction des politiques, et la reconnaissance des organisations de femmes comme partenaires stratégiques.
La FEDOFEDH considère que ce Pacte représente une base de travail utile mais insuffisante en l’état ET surtout sans aucune limite dans le temps donc sa réussite dépendra de la volonté politique réelle, de l’inclusivité du processus, de la transparence dans la gouvernance, et la capacité à répondre concrètement aux besoins des populations, en particulier des femmes.
La Fédération réaffirme sa disponibilité à contribuer activement au dialogue national,
accompagner les mécanismes de suivi,
et porter la voix des femmes dans cette phase cruciale de transition.

Fedofedh, toujours présent pour veiller aux intérêts des femmes et filles du pays!

Novia Augustin Alusma
Présidente, FEDOFEDH

Nations Unies Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) CNN Ambassade de France en Haïti Ambassade du Canada en Haïti Caricom- Caribbean Community Le Nouvelliste Haiti

06/02/2026

NOTE DE PRESSE

À la veille du 7 février : Position et préoccupations de la FEDOFEDH

Port-au-Prince, le 6 février 2026

À la veille du 7 février, date à forte portée institutionnelle dans la vie politique nationale, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH), réseau présent dans les dix départements du pays, souhaite exprimer de manière responsable et constructive ses préoccupations ainsi que ses attentes.

Au cours des dernières semaines, diverses rencontres ont été organisées par des groupes politiques, des structures de la société civile et des représentants du gouvernement en vue de dégager des perspectives de sortie de crise. La FEDOFEDH salue ces efforts de dialogue. Toutefois, nous constatons que ces initiatives, bien que nécessaires, demeurent fragmentées et ne convergent pas encore vers une architecture institutionnelle claire, juridiquement sécurisée et consensuelle.

L’incertitude entourant l’après-7 février suscite des interrogations légitimes au sein de la population, notamment quant à la continuité institutionnelle, au calendrier électoral et aux mécanismes de redevabilité durant la transition. À cet égard, nous rappelons que toute démarche politique durable doit s’inscrire dans un cadre conforme aux principes constitutionnels et aux exigences de légitimité démocratique.

La FEDOFEDH prend également note de l’adoption de la Résolution 2814 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui renouvelle et précise le mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti. Cette résolution réaffirme le rôle du BINUH dans l’appui au dialogue politique inclusif, au renforcement de la gouvernance démocratique et à la promotion des droits humains. Nous estimons que la mise en œuvre de ce mandat représente une opportunité importante pour accompagner les acteurs nationaux dans la recherche de solutions consensuelles, dans le respect de la souveraineté nationale.

Nous encourageons le BINUH à poursuivre ses bons offices avec impartialité et sensibilité au contexte, en veillant à ce que la participation des femmes et des organisations féminines soit effective, structurée et sécurisée. Les femmes haïtiennes, fortement impactées par l’insécurité et les crises successives, doivent être pleinement associées aux processus décisionnels.

Par ailleurs, la FEDOFEDH invite l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à privilégier la responsabilité, la transparence et l’esprit de compromis. Le moment exige un leadership à la hauteur des défis sécuritaires, humanitaires et institutionnels que traverse le pays.

À la veille de cette échéance, notre Fédération réaffirme son engagement en faveur d’une transition pacifique, inclusive et respectueuse des droits humains. Nous demeurons disponibles pour contribuer, par des propositions techniques et constructives, à toute initiative visant à consolider la stabilité et la participation démocratique en Haïti.

Pour la FEDOFEDH,

Novia Augustin
Présidente
Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH)

Ambassade du Canada en Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti Ambassade de France en Haïti Nations Unies Caricom- Caribbean Community CNN Ted’Actu

02/02/2026

MESSAGE À LA NATION – À 5 JOURS DU 7 FÉVRIER

Haïtiennes, Haïtiens,

Dans cinq (5) jours, nous serons au 7 février, date constitutionnelle symbolique marquant la fin ou le renouvellement des mandats au sommet de l’État. Pourtant, à ce jour, aucune alternative institutionnelle claire n’est officiellement présentée à la Nation.

Le CPT (Conseil Présidentiel de Transition) arrive à terme. Mais après ?

Qui exercera effectivement le pouvoir exécutif ?
Qui garantira la continuité de l’État ?
Qui organisera les élections — et dans quel délai raisonnable ?

1. Le Premier ministre peut-il organiser seul les élections ?

Si le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé devait rester en fonction :

En vertu de l’article 159 de la Constitution de 1987 amendée, le Premier ministre conduit la politique de la Nation.

Toutefois, il exerce ses fonctions sous l’autorité du Président de la République (ou d’une autorité exerçant la fonction présidentielle).

Question fondamentale :
Un Premier ministre peut-il, en l’absence d’une présidence constitutionnellement établie, organiser des élections crédibles ?

Quel serait son mandat exact ?

Pour combien de temps ?

Avec quel fondement juridique précis ?

Sous quel contrôle institutionnel ?

2. Risque d’un “Ariel Henry version 2” ?

L’expérience récente nous impose la prudence.
Rappelons-nous :

Le gouvernement d’Ariel Henry a fonctionné sans base élective.

Les élections ont été annoncées à plusieurs reprises, sans calendrier ferme.

L’insécurité a atteint des niveaux critiques.

Le pouvoir exécutif a exercé des prérogatives élargies dans un contexte d’absence de Parlement.

La Nation doit se poser les questions suivantes :

Revivrons-nous une transition prolongée sans échéancier contraignant ?

Un Premier ministre sans contre-pouvoir parlementaire peut-il garantir l’équilibre institutionnel ?

Le pays peut-il se permettre une nouvelle gouvernance sans légitimité populaire ?

3. L’option de la Cour de Cassation (Article 149)

L’article 149 de la Constitution prévoit que, en cas de vacance présidentielle, le Président de la Cour de Cassation peut exercer provisoirement la fonction présidentielle.
Mais :

La Cour est-elle fonctionnelle au complet ?

Son président est-il légalement installé ?

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) est-il opérationnel ?

Si cette voie est envisagée :

Pour combien de temps ?

Avec quelle mission précise ?

Sous quel calendrier électoral contraignant ?

4. Les scénarios institutionnels possibles:

🔹 Scénario 1 : Maintien du Premier ministre avec mission électorale

Base : Articles 158-159 de la constitution
Condition : Accord politique + décret organisant les élections
Risque : Prolongation indéterminée.

🔹 Scénario 2 : Application stricte de l’Article 149 (Cour de Cassation)

Base : Article 149
Mission : Organiser les élections dans un délai constitutionnel court.
Risque : Difficulté opérationnelle de la Cour.

🔹 Scénario 3 : Nouveau Conseil présidentiel élargi

Base : Accord politique extra-constitutionnel.
Risque : Fragilité juridique et contestations.

🔹 Scénario 4 : Gouvernement d’union nationale avec mandat limité

Base : Accord politique + encadrement constitutionnel indirect.
Mission : Sécurité + élections sous 12 mois.
Risque : Reproduction d’une transition longue.

🔹 Scénario 5 : Réactivation institutionnelle complète (CEP + Cour + Gouvernement)

Base : Articles 191 à 199 (Conseil Électoral Permanent).
Mission : Organisation rapide d’élections générales.
Risque : Conditions sécuritaires et logistiques.

5. Les principes constitutionnels à respecter

Article 58 : La souveraineté nationale appartient à l’ensemble des citoyens.

Article 59 : Les trois pouvoirs sont distincts et indépendants.

Article 60 : Chaque pouvoir est limité par la Constitution.

Article 134 : Le mandat présidentiel est de 5 ans.

Article 149 : Procédure en cas de vacance.

Aucune solution ne peut s’imposer durablement en dehors de ces balises.

Questions cruciales pour la Nation:

1. Qui exercera la fonction présidentielle le 7 février à minuit ?

2. Quel sera le calendrier électoral officiel ?

3. Qui nommera le Conseil Électoral ?

4. Quelle garantie contre une nouvelle transition sans fin ?

5. Quelle feuille de route sécuritaire accompagnera le processus ?

🎯 Ce que le peuple doit exiger

Un calendrier électoral public, daté et signé.

Une mission claire et limitée dans le temps.

Une base constitutionnelle explicite.

Des mécanismes de reddition de comptes.

L’engagement formel de ne pas modifier les règles en cours de route.

Haïti ne peut plus fonctionner dans l’ambiguïté institutionnelle.

À cinq jours du 7 février, le pays a besoin :

De clarté.

De légalité.

De stabilité.

De légitimité populaire.

Le silence institutionnel n’est pas une option.

La Nation doit savoir.
La Nation doit comprendre.
La Nation doit participer.

Haïtiennes, Haïtiens, restons vigilants.

Novia Augustin
Présidente de la Fedofedh

Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Ambassade du Canada en Haïti Caricom- Caribbean Community Nations Unies Ambassade de France en Haïti

18/01/2026

– Note de presse (FEDOFEDH)

Réaction à l’annonce de la récompense de 8 millions USD offerte par l’Ambassade des États-Unis pour l’arrestation de chefs de gangs en Haïti

La Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) estime que l’annonce de l’Ambassade des États-Unis d’une récompense de 8 millions de dollars américains pour la capture de chefs de gangs en Haïti constitue un aveu clair de l’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et de l’accord du 3 avril. Incapables de rétablir la sécurité et l’autorité de l’État, les autorités de transition ont conduit à une situation où ce sont des acteurs étrangers qui prennent de facto l’initiative en matière de sécurité.

À l’approche du 7 février, date constitutionnelle majeure, cette annonce révèle une transition sans résultats concrets, marquée par l’aggravation de l’insécurité, l’expansion des gangs et l’exposition accrue des populations civiles, en particulier des femmes et des filles. Pour la FEDOFEDH, une prime internationale ne saurait remplacer des institutions nationales fortes, une justice fonctionnelle et une gouvernance responsable.

La FEDOFEDH appelle à une reconnaissance de cet échec, à une réorientation urgente de la transition, et à des réformes structurelles réelles, centrées sur la protection des civils, la redevabilité politique et la participation des femmes aux décisions de sécurité et de gouvernance.

Novia Augustin
Présidente de la Fedofedh
Ambassade de France en Haïti Présidence d'Haïti Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Josue Alusma Primature de la République d'Haïti Ambassade du Canada en Haïti Caricom- Caribbean Community Nations Unies CNN

16/01/2026

NOTE DE PRESSE

Haïti : alerte sur la situation sécuritaire et institutionnelle à 22 jours du 7 février 2026

Port-au-Prince, 16-01-2026 — À 22 jours de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) tire la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation sécuritaire et institutionnelle en Haïti.

Présente dans les dix départements du pays et en contact permanent avec les communautés, la FEDOFEDH constate une aggravation alarmante des violences armées, des violations massives des droits humains, des déplacements internes forcés et un affaiblissement critique de la gouvernance, mettant en péril la stabilité nationale.

Malgré les engagements pris dans l’Accord du 3 avril 2024, notamment la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la nomination de Premiers ministres successifs et l’opérationnalisation du CEP, les résultats restent largement insuffisants, en particulier sur le plan sécuritaire. Les conditions minimales pour l’organisation d’élections crédibles ne sont pas réunies.

La FEDOFEDH alerte tout particulièrement sur les violences extrêmes subies par les femmes et les filles : viols collectifs, exploitation sexuelle, enrôlement forcé d’adolescentes, absence de prise en charge judiciaire et psychosociale, notamment dans les camps de déplacés. Cette situation constitue une crise humanitaire majeure encore trop invisibilisée.

À l’approche du 7 février 2026, les risques sont élevés :
• vide institutionnel dangereux,
• expansion du contrôle des groupes armés,
• perte totale de confiance de la population, avec des risques accrus de tensions sociales et communautaires.

Face à cette urgence, la FEDOFEDH appelle :
• l’État haïtien et le CPT à communiquer un plan clair, daté et inclusif,
• la communauté internationale à renforcer son soutien effectif à la sécurité et aux acteurs locaux,
• l’ensemble des acteurs politiques à privilégier la stabilité, la sécurité et la participation significative des femmes.

La FEDOFEDH réaffirme sa disponibilité à contribuer au dialogue et aux solutions visant à restaurer la paix, la dignité et l’espoir pour le peuple haïtien.

Novia Augustin
Présidente FEDOFEDH

Ambassade des États-Unis, Port-au-Prince (Haïti) Ambassade du Canada en Haïti Ambassade de France en Haïti Primature de la République d'Haïti Présidence d'Haïti

Vous voulez que votre entreprise soit Service Du Gouvernement la plus cotée à Port-au-Prince ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Téléphone

Adresse


71 A, Santo 8 Imp Lesly, Croix Des Bouquets
Port-au-Prince