31/10/2026
🇹🇳 𝗧𝗨𝗡𝗜𝗦𝗜𝗘 : 𝗗𝗘𝗦 𝗩𝗢𝗜𝗫 𝗦’𝗘́𝗟𝗘̀𝗩𝗘𝗡𝗧 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗟𝗔 𝗦𝗖𝗢𝗟𝗔𝗥𝗜𝗦𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗗𝗘 𝗠𝗜𝗚𝗥𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗦𝗨𝗕𝗦𝗔𝗛𝗔𝗥𝗜𝗘𝗡𝗦
🇹🇳 Le vendredi 28 août 2026, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le ministère de l’Éducation à Tunis pour s’opposer à la scolarisation des enfants de migrants subsahariens en situation irrégulière dans les écoles publiques tunisiennes.
Sur les pancartes, certains manifestants réclamaient le départ immédiat des migrants en situation irrégulière, au-delà de la seule question de l’éducation.
🔴 UN DROIT GARANTI PAR LA LOI
La Constitution tunisienne garantit les droits de l’enfant sans discrimination et prévoit un enseignement obligatoire et gratuit jusqu’à 16 ans. Le Code de protection de l’enfant et la loi contre la discrimination raciale de 2018 renforcent également cette protection.
Pourtant, selon Ferdinand Tohbi, secrétaire général de l’Union des Ivoiriens en Tunisie, la peur des arrestations pousse certains parents migrants à se cacher avec leurs enfants, les empêchant ainsi d’accéder à l’école.
⚖️ ENTRE DROITS ET RÉALITÉ
La députée Fatma Mseddi s’est opposée à la scolarisation de ces enfants dans les écoles publiques, estimant que l’école tunisienne ne devait pas devenir une réponse automatique aux crises migratoires.
De son côté, le militant Romdhane Ben Amor dénonce le décalage entre les textes juridiques protégeant les enfants et les pratiques auxquelles les migrants sont confrontés sur le terrain.
📌 Au cœur du débat : le droit à l’éducation des enfants, quelle que soit leur origine ou la situation administrative de leurs parents.
Source : Nawaat.