Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

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Nous sommes en train de rassembler tous les jeunes de tous les partis Politique, Mouvements ou initi

16/11/2025

DÉCLARATION D’ENGAGEMENT

Nous saluons avec vigueur et sens des responsabilités la décision de Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de procéder à la restructuration de la Coalition DIOMAYE PRÉSIDENT.

Nous réaffirmons notre entière disponibilité et notre engagement déterminé à travailler aux côtés de Madame Aminata Aminata Touré, Superviseure générale de la Coalition, afin de renforcer et d’élargir la base de soutien autour du Président Bassirou Diomaye Faye, pour la concrétisation de ses nobles ambitions au service du Sénégal.

M. Le Président Mr Bougar DIOUF

Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

04/11/2025

🇸🇳 Hommage à nos soldats Immortels gardiens des secrets et du culte de la République.

En ce jour de fierté nationale, je prends la parole au nom de toute la Nation pour saluer, avec la gravité qu’impose leur mission et la gratitude qu’ils méritent, les femmes et les hommes de nos Forces armées sénégalaises.

À ces vaillants soldats,
ces invisibles qui veillent dans le silence,
ces infatigables qui marchent là où d’autres s’arrêtent,
ces braves qui se dressent là où le danger menace,
ces patriotes qui font du sacrifice un serment d’honneur,
le Sénégal tout entier vous dit merci.

Vous êtes de ceux qui ne demandent rien, mais qui donnent tout.
Vous servez sans bruit, vous agissez sans éclat.
Vous ne cherchez ni gloire, ni fortune, ni privilège.
Et pourtant, par votre discipline, votre courage et votre fidélité,
vous incarnez ce que notre République a de plus noble :
le dévouement à la Nation.

Dans les casernes comme sur les théâtres d’opérations,
sur nos frontières comme dans les missions internationales,
vous portez le drapeau du Sénégal avec dignité et honneur.

Souvent sans grands moyens, sans conditions idéales,
mais avec un seul moteur : l’amour du pays.
Vous servez sans plainte, vous veillez sans repos,
et parfois, vous tombez pour que le Sénégal reste debout.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux saluer tous les grades,
du plus jeune soldat au plus haut général,
tous ces fils et filles du Sénégal qui veillent, qui protègent et qui défendent.

Hommage aux Chefs d’État-Major Général des Armées

Je veux également rendre hommage à ceux qui, depuis l’aube de notre indépendance, ont dirigé nos Forces armées avec loyauté, compétence et patriotisme.

a.Général Amadou Fall, premier Chef d’État-Major du Sénégal indépendant, artisan des fondations de notre armée nationale ;

b.Général Jean Alfred Diallo, bâtisseur de la discipline et du commandement ;

c.Général Idrissa Fall, pilier de la formation et de la cohésion ;

d.Général Joseph Louis Tavarez de Souza, modernisateur et visionnaire ;

e.Général Mamadou Mansour Seck, symbole de rigueur et d’excellence ;

f.Général Mamadou Sow, défenseur du professionnalisme républicain ;

g.Général Cheikh Gueye, stratège du commandement moderne ;

h.Général Birame Diop, artisan du rayonnement international de nos armées ;

i.Général Cheikh Wade, gardien du devoir et de la continuité ;

j.Général Mbaye Cissé, actuel Chef d’État-Major Général, fidèle serviteur du renouveau et de la discipline.

À travers vous, c’est toute l’histoire d’une armée nationale exemplaire qui s’écrit : une armée républicaine, professionnelle et respectée, ici et ailleurs.

Soldats du Sénégal,
vous êtes la fierté d’une Nation reconnaissante.
Vous êtes le bouclier de notre souveraineté,
la force tranquille de notre indépendance,
et le visage le plus pur de notre dignité nationale.

Que chaque citoyen sache que la paix qu’il vit au quotidien,
le calme de nos nuits et la sécurité de nos jours,
sont le fruit de votre veille, de votre courage et de votre sacrifice.

À vous, soldats du Sénégal,
la République rend hommage.
À vous, gardiens de la Nation,
le Sénégal tout entier vous salue.

Puisse le souvenir de vos sacrifices éclairer notre conscience collective,
et puisse votre exemple inspirer les générations à venir.

Vive nos Forces armées !
Vive la République !
Vive le Sénégal !

Monsieur le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

02/11/2025

quand le pouvoir s’égare dans la rue. Quand on gouverne, on ne manifeste pas, on agit.

La rue appartient à ceux qui contestent le pouvoir, non à ceux qui l’exercent.

Il y a des moments où l’histoire politique d’un pays vacille, non pas sous le poids de ses ennemis, mais sous le poids de ses propres contradictions.

Le Sénégal traverse aujourd’hui un de ces moments.
Alors que le pays ploie sous les difficultés économiques, que la fièvre de la Vallée du Rift menace la santé publique, et que les familles sénégalaises peinent à joindre les deux bouts, les responsables de la République s’adonnent à un spectacle indigne : ils marchent pour eux-mêmes.

Des ministres de la République, des directeurs généraux d’institutions publiques ou parapubliques, des présidents de commissions administratives, et même des députés, censés représenter la Nation, se comportent désormais comme des militants de rue, appelant à des manifestations politiques là où ils devraient incarner la stabilité, la dignité et la continuité de l’État.
C’est une dérive politique et morale d’une gravité extrême.

Je rappelle qu'entre devoir de réserve et perte de repères:

Être ministre, ce n’est pas être militant.
Un ministre, c’est un serviteur de la République, pas un acteur de théâtre politique.
Il gère des politiques publiques, il prend des décisions, il rend des comptes.
Il n’a pas vocation à battre le pavé pour chanter les louanges du gouvernement dont il fait déjà partie.

Lorsqu’un ministre quitte son bureau pour appeler à marcher,
cela signifie qu’il ne croit plus lui-même en la force de ses actions.
C’est un aveu d’impuissance, une confession publique d’échec.
Car on ne descend pas dans la rue pour applaudir une réussite : on y descend pour combler un vide.

Ces ministres ont une responsabilité morale et symbolique : celle de préserver la crédibilité de l’État.
Mais en se transformant en agitateurs politiques, ils brisent cette ligne sacrée entre le pouvoir d’État et le pouvoir partisan.
Ils oublient qu’un gouvernement, ce n’est pas un groupe de militants au sommet, mais une institution qui incarne la République tout entière.

Quand la gestion publique devient clientélisme, les directeurs généraux d’entreprises et d’agences publiques ne sont pas épargnés.

Eux aussi participent à ce glissement dangereux.
Beaucoup ont mis leurs institutions au service de la propagande politique :
moyens logistiques, véhicules de service, communication interne tout semble mobilisé pour soutenir des causes partisanes.

Or, ces institutions sont financées par l’argent du contribuable.
Elles appartiennent à la Nation, pas à un parti.
Chaque litre de carburant dépensé, chaque minute de travail utilisée à des fins politiques,
est une trahison du mandat public confié par le peuple.

Ce détournement silencieux de la mission de service public, en pleine crise sociale et sanitaire, constitue une faute politique et morale grave.

c'est ça qu'on appelle le symbole d’une République en désordre.

Les présidents de commissions administratives et parlementaires, censés garantir le bon fonctionnement des institutions,
participent eux aussi à cette mascarade.
Leur devoir est de contrôler, de réguler, d’évaluer, pas d’accompagner le gouvernement dans une opération d’autocélébration.

Lorsque ces figures censées défendre la rigueur administrative se muent en partisans,
l’État devient un champ de foire politique.
Les institutions perdent leur sens, et la République perd son autorité.

Peuple abandonné, les représentants transformés en transporteurs de militants.

Pire encore, l’Assemblée nationale, gardienne de la souveraineté populaire,
a vu une partie de ses membres se transformer en organisateurs de cortèges.
Des députés qui devraient siéger, contrôler le gouvernement, défendre les lois,
se sont improvisés transporteurs de militants,
faisant circuler des bus d’une région à l’autre, dans un pays frappé par la maladie, la pauvreté et la fatigue sociale.

Ce spectacle indigne d’une démocratie sérieuse révèle un État en crise d’éthique et de direction.

Mais la responsabilité la plus lourde incombe à Ousmane Sonko, Premier ministre de la République.
Chef du gouvernement, représentant de l’exécutif devant l’Assemblée nationale, il est le coordonnateur de l’action gouvernementale, le gardien de la cohérence de l’État.

Il ne peut pas ignorer, ni tolérer, que ses ministres, directeurs et alliés transforment la République en un mouvement de masse sans cap institutionnel.
Son devoir est de gouverner, pas d’entretenir le désordre.

On ne peut pas à la fois :

annoncer un Plan de redressement économique,

parler d’un Plan Sénégal 2050,

et cautionner des mobilisations politiques dignes d’une opposition.

Ce double discours est un danger pour la crédibilité du gouvernement.
Il mine la confiance des citoyens et expose l’exécutif à un déficit d’autorité.

Quand les membres du gouvernement deviennent des militants,
c’est au Premier ministre de rappeler que la République n’est pas un parti,
et que le pouvoir ne se défend pas dans la rue, mais dans l’action.

Au moment où le pays affronte une crise sanitaire sérieuse,
où la fièvre de la Vallée du Rift inquiète les agriculteurs, les éleveurs et les médecins,
où les familles se débattent face au coût de la vie, ce théâtre politique est un luxe coupable.

Un gouvernement responsable aurait dû concentrer toute son énergie sur la santé publique,
sur la relance économique,
sur la soutien aux ménages.
Mais à la place, le pouvoir se disperse dans la rue, oubliant que le peuple n’a pas besoin de spectacles, mais de solutions.

Ce qui se joue ici dépasse la simple agitation politique :
c’est la crédibilité même de l’État sénégalais qui est en jeu.
Quand les responsables publics abandonnent leurs bureaux pour jouer aux militants,
quand les directeurs utilisent les ressources publiques pour mobiliser,
quand les députés deviennent transporteurs de cortèges,
et quand le Premier ministre ferme les yeux,
alors la République s’affaiblit.

Le peuple sénégalais mérite un État sérieux, discipliné, concentré sur ses priorités.
Un État où le pouvoir gouverne, et où le militantisme reste dans les partis.

le pouvoir ne se manifeste pas, il se démontre.
Et gouverner, c’est servir pas s’agiter.

Monsieur le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS

03/10/2025

Alors que l’opinion s’émeut à juste titre des propos injurieux de Ngone Saliou Diop contre les Alpulars, un scandale autrement plus grave se joue dans le silence assourdissant de nos institutions et de nos élites.

Depuis des décennies, un même projet d’eau change de nom, de chiffres et de visage comme on change de chemise. De Diouf à Wade, de Macky Sall à Diomaye Faye avec Sonko, l’histoire se répète, toujours plus opaque :

Sous Abdou Diouf : le Canal du Cayor (20 milliards), puis le projet des Vallées fossiles.

Sous Abdoulaye Wade : le Canal du Baol (30 milliards, en 2006).

Sous Macky Sall : le PREFERLO (300 milliards, en 2023).

Aujourd’hui, sous Diomaye Faye et Sonko : le Grand Transfert d’Eau (GTE), affiché à… 4 000 milliards !

D’un montant initialement estimé à 2 milliards, le projet a été gonflé jusqu’à 4 000 milliards, sans la moindre garantie de transparence. Une inflation délirante qui traduit moins une ambition nationale qu’un gigantesque gouffre financier.

Birame Seck du Forum civil a eu le courage de poser la vraie question au ministre de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye : ce marché a-t-il été attribué par gré à gré à une entreprise chinoise ? Tout porte à croire qu’il s’agit d’une opération de camouflage grossier, contraire à l’exigence de transparence républicaine.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même, a reconnu que le marché a déjà été attribué sur un plateau à Sinohydro, une société chinoise épinglée ailleurs pour ses pratiques douteuses, sans appel d’offres, sans consultation publique, sans respect des règles élémentaires de souveraineté nationale.

👉 Ce n’est plus un simple projet d’État : c’est une magouille d’État, un marché occulte signé dans l’ombre, derrière le dos du peuple sénégalais.

Nous exigeons immédiatement :

la publication du montage financier intégral ;

le détail du devis ;

et la clarification des conditions d’attribution de ce contrat tentaculaire.

Assez de mensonges, assez de chiffres gonflés, assez de contrats négociés en catimini : le peuple sénégalais a droit à la vérité.

01/10/2025

Merci de me suivre sur Ultimatum sur la Seneweb aujourd'hui à partir de 20h avec Adjia Mbene NIASS.

02/08/2025

Pour un plan de redressement économique souverain, social et durable.

Face à la crise économique multidimensionnelle que traverse notre pays marquée par l’inflation, l’endettement, le chômage massif, la dépendance extérieure et les tensions sociales, l’Union des PANAFRICANISTES Sénégalais (UPS) appelle à une rupture sérieuse et responsable à travers un plan de redressement économique réellement souverain, fondé sur les aspirations profondes du peuple sénégalais.

Un plan de redressement ne se décrète pas. Il se structure. Il se pilote et c’est différent d’un plan d’austérité !

L’UPS rejette toute tentative de diversion ou de communication politique creuse, et alerte sur le danger de plans sans assise technique, sans transparence, ni légitimité nationale. Le redressement de notre économie ne peut pas être une stratégie politicienne ou un exercice d’ego, mais un acte d’engagement collectif, structuré en sept grandes étapes :

🔹1. Diagnostic économique rigoureux

Le peuple a droit à la vérité. L’État doit publier l’intégralité des comptes publics, des dettes contractées et des subventions en cours. Sans diagnostic sincère, il n’y a pas de solution durable.

🔹2. Définition des priorités stratégiques

Il faut choisir : continuer à importer notre nourriture, nos médicaments, notre énergie, ou investir dans l’autonomie productive nationale ? L’UPS choisit la souveraineté.

🔹3. Mesures d’urgence sociale

Le peuple a faim. L’économie informelle s’asphyxie. Il est urgent de soutenir les couches vulnérables, de plafonner temporairement les prix, et de sauver les PME locales.

🔹4. Réformes structurelles nationales

L’État doit redevenir stratège : réforme fiscale juste, souveraineté énergétique, valorisation des ressources naturelles, relocalisation industrielle, réforme foncière équitable.

🔹5. Financement endogène

Le Sénégal ne se développera pas avec la mendicité diplomatique. L’UPS propose un fonds d’investissement souverain national, mobilisant l’épargne publique et la diaspora.

🔹6. Pilotage transparent

Un plan sans pilotage efficace est une illusion. Il faut une cellule autonome, compétente, dotée de moyens, et sous contrôle direct du peuple et du Président de la République.

🔹7. Évaluation citoyenne

Le redressement doit se faire avec le peuple, et non contre lui. L’UPS exige un mécanisme de reddition de comptes, avec publication régulière des indicateurs de performance.

TRANSPARENCE OU TRAHISON

L’UPS rappelle que la transparence n’est pas une option dans un État républicain. Nous ne pouvons plus tolérer les projets économiques montés dans le secret des cabinets privés, les négociations opaques avec le FMI ou la manipulation de l’opinion par des chiffres tronqués.

Le peuple a le droit de savoir :
Où va l’argent du contribuable ?
Quelles sont les dettes contractées ?
Qui contrôle l’exécution des plans économiques ?
L’UPS propose, agit et alerte

En tant que parti politique panafricain, légalement reconnu, membre de la majorité présidentielle mais libre dans sa ligne, l’UPS :

Réaffirme son attachement total à la souveraineté économique du Sénégal et au leadership du Président de la République dans les choix stratégiques majeurs ;

Dénonce les interférences politiques, technocratiques ou partisanes qui sabotent l’unité nationale dans cette période cruciale ;

Et appelle à une coalition citoyenne de vigilance et de transformation, autour d’un vrai pacte républicain de redressement.

“Redresser l’économie, c’est redonner espoir. C’est rendre au Sénégal sa dignité, sa force et son avenir.”

18/07/2025

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS)

Objet : Mise au point suite aux divergences avec la coalition DiomayePresident

Dakar, le 18/07/2025

L’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) tient à informer l’opinion publique nationale et internationale qu’elle prend acte, avec gravité et sérénité, des tensions apparues entre notre parti et certains responsables de la coalition DiomayePresident, à la suite de notre prise de position critique à l’égard du Premier ministre, M. Ousmane Sonko.

Nous assumons, avec responsabilité, notre devoir de vérité. Car si nous avons voté le changement, si nous avons soutenu l’accession du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la magistrature suprême, c’était pour rompre définitivement avec les pratiques féodales, les injustices et les pressions indignes sur les institutions, en particulier sur la justice.

L’Union des Panafricanistes Sénégalais ne peut donc se taire face à certaines dérives, notamment les tentatives de pression indirectes sur le Président de la République pour influencer le fonctionnement de la justice au bénéfice d’un individu, fut-il Premier ministre. La justice doit rester indépendante. Le Président doit gouverner sereinement. Et nul ne saurait être au-dessus des lois, dans une République que nous avons voulu refondée.

Notre engagement pour le peuple sénégalais reste entier, notre loyauté envers les principes de la rupture véritable demeure inébranlable. Critiquer un homme, fût-il puissant, ne signifie pas trahir une coalition. C’est, au contraire, rester fidèle aux idéaux de justice, de vérité et de transparence pour lesquels tant de Sénégalais se sont battus.

Nous appelons à l’apaisement, au respect mutuel, et à un fonctionnement institutionnel basé sur la collégialité, la responsabilité et le respect strict de la séparation des pouvoirs.

L’Union des Panafricanistes Sénégalais ne cédera ni à l’intimidation, ni à la démagogie. Elle poursuivra son combat aux côtés du peuple, pour que la rupture ne soit pas qu’un slogan, mais une réalité vécue dans tous les secteurs de la vie nationale.

Pour l’UPS

Le président de l’école du Parti

Docteur Elhadji Keba Gassama

Président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS)

29/06/2025

Vérité sur la Loi de Finances rectificative 2025 et le besoin de financement

Mes chers compatriotes,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Depuis quelques jours, certains acteurs de l’opposition s’agitent bruyamment autour d’un chiffre : 10 200 milliards de francs CFA. Ils crient à l’endettement excessif, ils crient au scandale budgétaire. Mais ce qu’ils ne disent pas — ou ce qu’ils feignent d’ignorer —, c’est la vérité derrière ce chiffre.

Car la vérité est simple et claire : le besoin de financement inscrit dans la Loi de Finances 2025 n’est pas un gouffre sans fond, c’est une réponse technique, responsable et nécessaire aux engagements financiers que l’État a contractés, principalement sous le régime précédent.

1. Définition du besoin de financement :
Le besoin de financement annuel de l’État comprend deux éléments essentiels :
• Le solde budgétaire global (déficit), soit la différence entre les recettes totales et les dépenses totales (hors remboursement de la dette).
• Le service de la dette à rembourser sur l’année concernée (principal + intérêts), notamment les dettes arrivant à maturité.

2. Structure du besoin de financement 2025 :
• Déficit budgétaire estimé : ~4 200 milliards FCFA
• Service de la dette (remboursements) : ~6 000 milliards FCFA

👉 Ce montant comprend en grande partie la dette contractée sous les précédents gouvernements, notamment sous Macky Sall, et qui arrive à échéance en 2024-2025.

3. Total du besoin de financement :

📊 4 200 + 6 000 = 10 200 milliards FCFA

4. Mécanisme de couverture :
• L’État se finance par :
• Des emprunts sur les marchés financiers internationaux et régionaux ;
• Des prêts bilatéraux ou multilatéraux (FMI, BAD, Banque Mondiale, etc.).

Ce recours à l’endettement est classique, prévoyant, et nécessaire pour éviter un défaut de paiement et pour maintenir les investissements structurants.

5. Conclusion technique :
Assimiler le besoin de financement au seul déficit budgétaire est une erreur méthodologique grave. Cette confusion alimente des arguments politiciens sans fondement économique sérieux.

Parlons concrètement :
• Sur les 10 200 milliards FCFA de besoin de financement :
• 4 200 milliards correspondent au déficit budgétaire prévu pour l’année 2025.
• 6 000 milliards serviront au remboursement de la dette publique, une dette qui, en grande partie, arrive à échéance après avoir été contractée sous la présidence de M. Macky Sall.

Ainsi, ce n’est pas l’actuel gouvernement qui crée la dette : il l’honore, il la respecte, comme tout État digne et souverain. Nous assumons nos responsabilités.

Mesdames et Messieurs,
On ne gouverne pas un pays avec des slogans. On le gouverne avec rigueur, avec vision, et avec la mémoire des faits.

Ce que certains oublient, c’est que :
• Les emprunts contractés dans le passé devraient servir de construire des infrastructures, de moderniser des secteurs entre autre et malheureusement c’est aujourd’hui que leur remboursement s’impose.
• Dire que les 10 200 milliards sont une “dette nouvelle”, c’est soit manquer de compétence budgétaire, soit vouloir manipuler l’opinion publique.

Face à cela, nous disons : non à la démagogie. Oui à la vérité. Oui à la pédagogie.

Le Sénégal mérite une opposition sérieuse, qui lit une loi de finances en entier, pas seulement les gros titres. Une opposition qui comprend que gérer un État, ce n’est pas fuir ses responsabilités, mais les affronter avec méthode et dignité.

Mes chers compatriotes,
Nous allons poursuivre notre mission avec sérieux. Nous allons continuer à mobiliser les ressources nécessaires pour rembourser ce qui a été engagé avant nous, pour financer nos projets structurants, et pour maintenir le cap du développement dans la justice sociale.

Car le Sénégal que nous voulons construire ne fuira pas l’héritage du passé, mais le transformera en levier pour un avenir meilleur.

Je vous remercie.

11/06/2025

Débat acté ! Au programme : Justice, Libertés d’expression, Article 80 et Article 254 du Code électoral, sans oublier l’arrêté Ousmane Ngom.

Rendez-vous demain à 21h30 pour un échange riche et sans détour.

Merci de nous suivre sur la Sen’Tv avec le Journaliste Mouhamed Diop !

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