Michel Larue, urbaniste

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ข้อมูลการติดต่อ, แผนที่และเส้นทาง,แบบฟอร์มการติดต่อ,เวลาเปิดและปิด, การบริการ,การให้คะแนนความพอใจในการบริการ,รูปภาพทั้งหมด,วิดีโอทั้งหมดและข่าวสารจาก Michel Larue, urbaniste, บริษัทด้านสาธารณูปโภค, 1031 Phloen Chit Rd, Pathum Wan, Bangkok.

Cette page est avant tout un espace de réflexion et de sensibilisation à l’urbanisme conscient qui illustrent comment une approche humaniste et respectueuse de l’environnement peut transformer nos villes et améliorer notre qualité de vie.

Photos from Michel Larue, urbaniste's post 17/12/2024

Café at Central Embassy, Bangkok: A Modern Urban Oasis

Located in the heart of Central Embassy, this café blends nature, modernity, and sensory experiences. The leaf-patterned ceiling, soft natural light, and lush greenery create a peaceful escape from the urban rush.

Architecture and Atmosphere

The spacious design, with its massive columns and delicate touches of nature, evokes harmony and calm. The play of light and shadows adds a poetic charm, while large glass windows connect the space to the outside world.

Gourmet Delights

The counter showcases artistic pastries and freshly brewed coffee, a feast for both the eyes and the senses. Comfortable seating and curated bookshelves make it an ideal spot for relaxation or inspiration.

Playful and Elegant Touches

Whimsical snowman sculptures add a touch of fun, balancing the café’s elegant design with a sense of delight.

A Sensory Haven

Amidst green tones and cozy corners, the café offers a moment of escape and contemplation, combining art, design, and gastronomy into a truly memorable experience.

A perfect urban refuge for the senses. 🌿✨

Photos from Michel Larue, urbaniste's post 14/08/2024

PARIS 2024
Je suis un citoyen du monde

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 m'ont rappelé pourquoi l'on m'a déjà décrit comme un citoyen du monde. Ces Jeux, tout comme ceux du Commonwealth auxquels j'ai eu la chance de participer, ont toujours été bien plus qu'une simple compétition pour moi. Ils incarnent une vision du monde où la diversité, l'excellence, et l'unité se rejoignent pour créer quelque chose de plus grand que la somme de ses parties. Ces dernières semaines, les médias ont célébré des récits de dépassement de soi, de succès collectifs, et d'amitiés transcendant les frontières – des valeurs qui résonnent profondément en moi, à la fois comme urbaniste et comme athlète.

En tant qu'athlète, j'ai eu l'immense privilège de vivre cet esprit à plusieurs reprises et plus particulièrement lors des Jeux du Commonwealth en 2006 et 2010, au village des athlètes. Ces expériences ont laissé une empreinte indélébile dans mon cœur. Vivre dans ces villages, où des individus de toutes cultures et origines, malgré leurs différences de langue, de coutumes ou même de capacités, se côtoyaient dans un respect mutuel, a été pour moi une révélation. Chaque sourire, chaque échange, portait en lui la reconnaissance de notre humanité partagée. C'était une preuve vivante que, malgré nos différences, nous pouvons nous unir autour de valeurs communes, où l'amour, l'amitié, et l'empathie transcendent toutes les barrières et ce dans un esprit sportif.

Ces Jeux font du bien à l'âme. Ils nous rappelle l'importance de l'empathie, qui trouve naturellement sa place au sein de ces événements. Au-delà des médailles, c'est ce sentiment de fraternité mondiale qui résonnait le plus fort. Les Jeux nous montrent que, malgré les barrières géographiques et culturelles, l'essence de notre humanité est ce qui nous relie tous. C'est une leçon précieuse, une inspiration à chérir et à propager bien au-delà des stades.

Cette perspective et expériences d’athlète/urbaniste m’a naturellement conduit à une réflexion plus large sur notre façon d’habiter nos villes. Est-ce que nos villes pourraient s'inspirer de ces villages olympiques, où le collectif prime sur l'individualité ? Où l'aménagement interactif crée des lieux de rencontre, de socialisation, d'ouverture, et de partage, intégrant le *Nous* dans le *Je* ? Imaginez des espaces urbains conçus non pas seulement pour répondre à des besoins fonctionnels, mais pour favoriser l’émergence d'une véritable communauté. Des espaces où l'infrastructure devient le cadre d'une humanité partagée, et où chaque coin de rue est une invitation à l’échange et à la découverte de l'autre.

En tant qu’urbaniste, je vois dans l’esprit du village olympique et le comportement des athlètes une source d'inspiration pour nos villes. Un modèle où la conception des espaces publics est guidée par les principes d’inclusivité et de respect, où l’architecture elle-même devient le témoin de notre volonté de vivre ensemble (Paris a tellement su nous le transmettre). Cet esprit, transposé dans l’environnement urbain, pourrait donner naissance à des quartiers où l’interaction humaine est au cœur du design, où les espaces de rencontre sont nombreux et variés, et où chaque habitant se sent à la fois unique et partie prenante d’un tout plus vaste.

Ces jeux m'ont non seulement inspiré en tant qu'athlète, mais aussi en tant qu'urbaniste. Ils m'ont montré que l'empathie, le respect et l'ouverture peuvent être intégrés dans le tissu même de nos villes, créant ainsi des lieux où le collectif prime sur l'individualité, où chaque individu trouve sa place dans la communauté, et où la joie de vivre ensemble n'est pas une exception, mais la norme. C'est cette vision que je souhaite porter dans mon travail, une vision où l'urbanisme devient un véritable vecteur de bien-être collectif, à l'image de ce que j'ai vécu dans ces villages olympiques.

Enfin, malgré les tumultes et les incertitudes qui marquent notre époque, je nourris l'espoir indéfectible que nos villes peuvent devenir des lieux d'embellissement, des reflets vivants de cet esprit de solidarité et de respect. Je rêve de villes où chaque espace urbain est conçu pour favoriser la rencontre, l'harmonie, et la convivialité, où l'urbanisme devient le vecteur d'une vie meilleure pour tous. Dans un monde où la bonté, la compréhension, et l'empathie l'emportent sur la haine et la division, nos villes pourraient devenir des modèles de coexistence pacifique, des sanctuaires où la diversité est célébrée et où chaque individu trouve sa place. C'est dans cette vision que je puise mon optimisme, convaincu qu'ensemble, nous pouvons bâtir des environnements urbains qui non seulement améliorent notre quotidien, mais aussi renforcent les liens qui nous unissent.

Merci Paris 🇫🇷 pour cette pause
Paris 2024 urbanisme parlons-en

29/06/2024

la Voix de l’Est
28 juin 2024

L’acceptabilité sociale pour le bien-être collectif dans une société individualiste

Dans notre société moderne, la notion d’acceptabilité sociale est devenue centrale pour la réalisation de projets. Elle se définit comme la capacité d’un projet à obtenir l’adhésion de la communauté locale, en intégrant les préoccupations environnementales, sociales et économiques. Cependant, l’acceptation de ces projets se heurte à des obstacles tels que l’individualisation croissante de la société, la peur de prendre des décisions allant à l’encontre de certains groupes, le manque de tolérance, et l’attention souvent limitée accordée aux minorités vocales.

Ces dynamiques complexes posent des défis considérables pour le développement de projets d’intérêt collectif, qu’il s’agisse de nouvelles infrastructures éducatives, de plateaux sportifs, de la nécessaire densification urbaine, ou d’initiatives agricoles innovantes. Il est impératif de développer des approches plus inclusives et participatives, favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle.

L’acceptabilité sociale transcende la simple adhésion à un projet; elle incarne la quête d’une harmonie collective dans laquelle les aspirations individuelles s’alignent avec le bien commun. Elle requiert une réflexion profonde sur notre capacité à coexister et à collaborer dans un monde où les intérêts diversifiés doivent être réconciliés pour favoriser une société plus juste et équitable.

Individualisme et tolérance en déclin: un enjeu de société et de réalisation de projets

L’individualisme, en hausse dans nos sociétés contemporaines, entraîne une fragmentation des liens sociaux et une préoccupation croissante pour les besoins personnels au détriment de l’intérêt collectif. Cette mentalité se manifeste souvent par un manque de tolérance envers les projets collectifs qui pourraient perturber le confort quotidien des individus. Par exemple, la construction d’une école ou d’une garderie peut générer du bruit et de la circulation, un terrain de basketball peut devenir source de nuisances pour le voisinage. Les projets d’innovation agricole, malgré leurs avantages potentiels, suscitent également des réticences. Nos élus et fonctionnaires se trouvent souvent confrontés à des tentatives de trouver des interprétations réglementaires ou des détails administratifs pour empêcher ces projets.

Les influences médiatiques, notamment sur les réseaux sociaux, exacerbent cette situation en amplifiant les voix opposées et en alimentant la peur de prendre des décisions. La pression constante venant de toutes parts complexifie davantage la situation, paralysant parfois les initiatives bénéfiques.

En somme, est-ce que l’individualisme et le déclin de la tolérance représentent des obstacles majeurs à la réalisation de projets collectifs? Pour les surmonter, il est crucial de rétablir des liens sociaux solides, de valoriser l’intérêt collectif, et de cultiver un esprit de collaboration et de compromis au sein de nos communautés.

La voix de la minorité domine le dialogue

Un autre problème majeur réside dans le fait que les discussions et les décisions sont souvent dominées par une minorité vocale, qui ne représente pas nécessairement la majorité silencieuse. J’ai souvent demandé d’écouter ce silence, car il peut révéler des opinions et des besoins importants. Cette démocratie fragile, influencée par un petit nombre, peut conduire à des décisions biaisées. Il m’est arrivé fréquemment que des participants attendent à la fin des rencontres pour nous féliciter discrètement de peur de conflits de voisinage. En conséquence, des projets bénéfiques pour le collectif peuvent être re**rdés ou annulés sous la pression de petits groupes d’opposition.

Cette dynamique crée une situation où des initiatives potentiellement cruciales pour le développement de la société et le bien-être général sont compromises. La minorité vocale, souvent bien organisée et très active, peut imposer sa volonté. Ce phénomène est exacerbé par les médias et les réseaux sociaux, qui donnent une visibilité disproportionnée à ces voix minoritaires, amplifiant ainsi leur influence.

Pour remédier à cette situation, il est impératif de renforcer les mécanismes de participation démocratique. Des consultations publiques inclusives et des plateformes de discussion en ligne ouvertes à tous peuvent contribuer à équilibrer le débat et à garantir que les décisions prises reflètent réellement les aspirations de la communauté dans son ensemble, mais aussi pour promouvoir la portée collective de projets structurants socialement, économiquement et environnementalement.

Un confrère me confiait récemment, «je n’arrête plus de consulter et je ne sais plus où aller». C’est un enjeu dans la mesure ou on tente d’aller chercher mordicus le point de vue de tous et chacun sans penser au bien commun.

En somme, la portée de la voix de la minorité n’est pas toujours synonyme de bien-être collectif. Pour surmonter ce défi, il est crucial de créer un environnement où toutes les voix peuvent s’exprimer équitablement, permettant ainsi de prendre des décisions véritablement représentatives et bénéfiques pour l’ensemble de la société. Parfois, cela implique de prendre des décisions sans être guidé par la peur, mais par une vision claire du bien commun.

Progresser malgré tout

La question se pose alors : comment avancer? Comment progresser et combler les besoins variés des jeunes, des familles, d’une population grandissante, des agriculteurs innovants? La réponse réside dans la recherche d’un équilibre délicat entre les impératifs environnementaux, sociaux et économiques. Cet équilibre est essentiel pour assurer un développement harmonieux et durable.

Enfin, la collaboration entre les secteurs publics et privés, ainsi qu’avec la société civile, est indispensable. Des partenariats efficaces peuvent accélérer le développement de solutions durables et garantir que les efforts de transition bénéficient à l’ensemble de la société.

Tolérance, adaptation et engagement

L’écoute active, la tolérance et l’engagement collectif sont les clés pour surmonter les obstacles de l’individualisme et des attitudes «pas dans ma cour», ouvrant la voie à un avenir plus équilibré et prospère dans lequel chaque décision prise contribue à un monde meilleur.

Lorsque nous observons les enfants jouer malgré le bruit, les agriculteurs travailler dur malgré les nuisances, ou les familles s’adapter à une densité croissante, nous réalisons l’importance de la tolérance et de l’adaptation. En restant conscients de ces réalités et en regardant l’ensemble plutôt que de nous concentrer uniquement sur ce qui nous affecte personnellement, nous pouvons avancer vers le bien-être collectif. En effet, lorsque nous pensons au bien-être collectif avant nos dérangements personnels, nous favorisons un développement qui répond aux besoins réels de nos communautés.

Michel Larue, urbaniste

29/06/2024

L’acceptabilité sociale pour le bien-être collectif dans une société individualiste

Dans notre société moderne, la notion d’acceptabilité sociale est devenue centrale pour la réalisation de projets. Elle se définit comme la capacité d’un projet à obtenir l’adhésion de la communauté locale, en intégrant les préoccupations environnementales, sociales et économiques. Cependant, l’acceptation de ces projets se heurte à des obstacles tels que l’individualisation croissante de la société, la peur de prendre des décisions allant à l’encontre de certains groupes, le manque de tolérance, et l’attention souvent limitée accordée aux minorités vocales.

Ces dynamiques complexes posent des défis considérables pour le développement de projets d’intérêt collectif, qu’il s’agisse de nouvelles infrastructures éducatives, de plateaux sportifs, de la nécessaire densification urbaine, ou d’initiatives agricoles innovantes. Il est impératif de développer des approches plus inclusives et participatives, favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle.

L’acceptabilité sociale transcende la simple adhésion à un projet; elle incarne la quête d’une harmonie collective dans laquelle les aspirations individuelles s’alignent avec le bien commun. Elle requiert une réflexion profonde sur notre capacité à coexister et à collaborer dans un monde où les intérêts diversifiés doivent être réconciliés pour favoriser une société plus juste et équitable.

Individualisme et tolérance en déclin: un enjeu de société et de réalisation de projets

L’individualisme, en hausse dans nos sociétés contemporaines, entraîne une fragmentation des liens sociaux et une préoccupation croissante pour les besoins personnels au détriment de l’intérêt collectif. Cette mentalité se manifeste souvent par un manque de tolérance envers les projets collectifs qui pourraient perturber le confort quotidien des individus. Par exemple, la construction d’une école ou d’une garderie peut générer du bruit et de la circulation, un terrain de basketball peut devenir source de nuisances pour le voisinage. Les projets d’innovation agricole, malgré leurs avantages potentiels, suscitent également des réticences. Nos élus et fonctionnaires se trouvent souvent confrontés à des tentatives de trouver des interprétations réglementaires ou des détails administratifs pour empêcher ces projets.

Les influences médiatiques, notamment sur les réseaux sociaux, exacerbent cette situation en amplifiant les voix opposées et en alimentant la peur de prendre des décisions. La pression constante venant de toutes parts complexifie davantage la situation, paralysant parfois les initiatives bénéfiques.

En somme, est-ce que l’individualisme et le déclin de la tolérance représentent des obstacles majeurs à la réalisation de projets collectifs? Pour les surmonter, il est crucial de rétablir des liens sociaux solides, de valoriser l’intérêt collectif, et de cultiver un esprit de collaboration et de compromis au sein de nos communautés.

La voix de la minorité domine le dialogue

Un autre problème majeur réside dans le fait que les discussions et les décisions sont souvent dominées par une minorité vocale, qui ne représente pas nécessairement la majorité silencieuse. J’ai souvent demandé d’écouter ce silence, car il peut révéler des opinions et des besoins importants. Cette démocratie fragile, influencée par un petit nombre, peut conduire à des décisions biaisées. Il m’est arrivé fréquemment que des participants attendent à la fin des rencontres pour nous féliciter discrètement de peur de conflits de voisinage. En conséquence, des projets bénéfiques pour le collectif peuvent être re**rdés ou annulés sous la pression de petits groupes d’opposition.

Cette dynamique crée une situation où des initiatives potentiellement cruciales pour le développement de la société et le bien-être général sont compromises. La minorité vocale, souvent bien organisée et très active, peut imposer sa volonté. Ce phénomène est exacerbé par les médias et les réseaux sociaux, qui donnent une visibilité disproportionnée à ces voix minoritaires, amplifiant ainsi leur influence.

Pour remédier à cette situation, il est impératif de renforcer les mécanismes de participation démocratique. Des consultations publiques inclusives et des plateformes de discussion en ligne ouvertes à tous peuvent contribuer à équilibrer le débat et à garantir que les décisions prises reflètent réellement les aspirations de la communauté dans son ensemble, mais aussi pour promouvoir la portée collective de projets structurants socialement, économiquement et environnementalement.

Un confrère me confiait récemment, «je n’arrête plus de consulter et je ne sais plus où aller». C’est un enjeu dans la mesure ou on tente d’aller chercher mordicus le point de vue de tous et chacun sans penser au bien commun.

En somme, la portée de la voix de la minorité n’est pas toujours synonyme de bien-être collectif. Pour surmonter ce défi, il est crucial de créer un environnement où toutes les voix peuvent s’exprimer équitablement, permettant ainsi de prendre des décisions véritablement représentatives et bénéfiques pour l’ensemble de la société. Parfois, cela implique de prendre des décisions sans être guidé par la peur, mais par une vision claire du bien commun.

Progresser malgré tout

La question se pose alors : comment avancer? Comment progresser et combler les besoins variés des jeunes, des familles, d’une population grandissante, des agriculteurs innovants? La réponse réside dans la recherche d’un équilibre délicat entre les impératifs environnementaux, sociaux et économiques. Cet équilibre est essentiel pour assurer un développement harmonieux et durable.

Enfin, la collaboration entre les secteurs publics et privés, ainsi qu’avec la société civile, est indispensable. Des partenariats efficaces peuvent accélérer le développement de solutions durables et garantir que les efforts de transition bénéficient à l’ensemble de la société.

Tolérance, adaptation et engagement

L’écoute active, la tolérance et l’engagement collectif sont les clés pour surmonter les obstacles de l’individualisme et des attitudes «pas dans ma cour», ouvrant la voie à un avenir plus équilibré et prospère dans lequel chaque décision prise contribue à un monde meilleur.

Lorsque nous observons les enfants jouer malgré le bruit, les agriculteurs travailler dur malgré les nuisances, ou les familles s’adapter à une densité croissante, nous réalisons l’importance de la tolérance et de l’adaptation. En restant conscients de ces réalités et en regardant l’ensemble plutôt que de nous concentrer uniquement sur ce qui nous affecte personnellement, nous pouvons avancer vers le bien-être collectif. En effet, lorsque nous pensons au bien-être collectif avant nos dérangements personnels, nous favorisons un développement qui répond aux besoins réels de nos communautés.

Michel Larue, urbaniste

https://www.lavoixdelest.ca/la-vitrine/2024/06/28/lacceptabilite-sociale-pour-le-bien-etre-collectif-dans-une-societe-individualiste-SIL6W3OL4NHNPIOIZZVC45BXIQ/

24/06/2024

La Presse
3 mai 2024

Préserver nos terres agricoles pour assurer notre avenir

La préservation des terres agricoles au Québec constitue une urgence que nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer. Chaque jour, nos terres cultivables se réduisent sous la pression du développement urbain, des changements climatiques, et d’autres menaces liées à l’urbanisation.

Cette réduction menace non seulement notre sécurité alimentaire, mais aussi notre patrimoine naturel et notre biodiversité. Cet inquiétant constat a été renforcé par un récent rapport de la commissaire au développement durable1, Janique Lambert, qui critique l’inefficacité des mesures actuelles pour protéger efficacement nos espaces agricoles.

Défis et solutions pour la coexistence en zones rurales

Il est alarmant de constater que la situation déjà critique de nos terres agricoles est exacerbée par les défis rencontrés par les agriculteurs sur le terrain. En effet, les agriculteurs sont de plus en plus confrontés à des enjeux en matière d’acceptabilité sociale pour leurs projets agricoles.

Les nouveaux résidants des zones rurales, séduits par la quiétude de la campagne, ne saisissent pas toujours les impératifs de l’agriculture.

Ces résidants tentent parfois de restreindre les activités agricoles traditionnelles, en invoquant des nuisances sonores ou olfactives. Ce phénomène crée un environnement difficile pour les agriculteurs qui cherchent à maintenir leur mode de vie tout en répondant aux normes environnementales et sociales strictes. Pour assurer une coexistence harmonieuse, il est crucial de sensibiliser ces nouveaux résidants à l’importance de l’agriculture et à son rôle essentiel dans la production alimentaire locale et la préservation du patrimoine rural.

Ainsi, face à ces tensions croissantes et à la complexité des défis environnementaux et sociaux, l’adoption de pratiques d’agriculture durable, telles que celles promues par l’initiative de l’agriculture consciente, se présentent comme des solutions nécessaires. Cette approche holistique favorise la régénération des sols, la conservation de l’eau, la protection de la biodiversité et la production d’aliments sains, tout en contribuant au bien-être des animaux et des humains.

Elle renforce également les liens sociaux et culturels au sein des communautés rurales en soutenant le développement économique et social de ces régions. Cette transition vers une agriculture consciente peut donc servir de rempart contre l’érosion continue de nos terres agricoles et offrir une réponse concrète aux pressions exercées par l’expansion urbaine.

Favoriser la collaboration et l’innovation pour une agriculture durable

Cependant, pour que cette approche puisse être efficace, elle doit être intégrée dans une vision holistique et transversale de l’agriculture. Les politiques agricoles doivent être cohérentes et soutenues par des indicateurs de performance fiables. C’est pourquoi nous devons rompre avec le cloisonnement traditionnel et favoriser une collaboration étroite entre tous les acteurs du secteur, y compris agriculteurs, consommateurs, politiciens et membres de la société civile.

L’innovation joue également un rôle important dans la pérennisation de l’agriculture consciente.

L’adoption de nouvelles technologies et de techniques agricoles novatrices peut considérablement améliorer l’efficacité et la durabilité des pratiques agricoles.

La recherche et le développement dans ces domaines doivent être soutenus par des investissements publics et privés, afin de répondre aux défis environnementaux, sociaux, et économiques de notre temps.

Dans ce contexte, les enjeux de la perte de terres agricoles ne sont pas seulement un problème agricole, mais un enjeu de société qui affecte directement notre autonomie alimentaire et notre capacité à maintenir un environnement sain pour les générations futures. Un changement radical de notre vision agricole est nécessaire et un engagement ferme envers des pratiques agricoles qui respectent et enrichissent notre terre est de mise. Seulement alors pourrons-nous espérer préserver notre précieux patrimoine agricole pour les générations à venir.

Michel Larue, urbaniste

Photos from Michel Larue, urbaniste's post 24/06/2024

LaPresse
29 mai 2022

POUR UNE DENSIFICATION HEUREUSE

La ville que Michel Larue aime le plus au monde est Hong Kong, où plus de 7,3 millions d’habitants s’entassent sur 1092 km2, sachant que seul un cinquième du territoire est propice à la construction.

« On peut marcher toute la journée dans Hong Kong sans voir le temps passer tellement il y a des choses qui attirent notre attention », explique l’urbaniste, directeur général adjoint de la mise en valeur durable de Westmount.

Vous l’aurez compris, M. Larue aime les villes denses. Il est d’ailleurs à l’origine du quartier Urbanova, à Terrebonne, où il était directeur de l’urbanisme de 2014 à 2020. Ce projet écoresponsable visait à créer, dans une ville de banlieue, un nouveau quartier aussi dense et mixte que le Plateau Mont-Royal, avec 50 % d’espaces verts et de milieux humides.

Un des projets coup de cœur de M. Larue dans le monde est aussi très dense. Il s’agit de The Forestias, un nouveau quartier basé sur les principes de la ville intelligente, en périphérie de Bangkok, en Thaïlande : une miniville dans la ville, construite autour de 48 000 m2 de forêt.

Ce projet regroupe différents types d’habitations et des « complémentarités fonctionnelles » : des parcs, des espaces verts, des commerces, des bureaux, un hôtel, un théâtre…

« Je trouve que ce qu’on fait peu dans les projets immobiliers, au Québec, c’est des complémentarités fonctionnelles, souligne-t-il. On sépare tout le temps les fonctions dans nos villes, alors qu’en Asie, le casino est à proximité du centre des congrès. De l’autre côté, il y a un boardwalk le long de la rivière, près du stade de tennis, du complexe hôtelier et du planétarium. On peut aller à pied d’un endroit à l’autre. »

C’est ce qui l’impressionne dans The Forestias.

« On peut y trouver à peu près tout ce qui amène de la qualité de vie. Il y a de l’intergénérationnel, différentes typologies d’habitats, ce qui fait qu’on a des populations variées avec des âges variés, et tout ça agrémenté de liens piétonniers, d’espaces verts, de parcs, de lieux de loisirs et de commerces, de bureaux partagés, de services médicaux et d’écoles. »

— Michel Larue, urbaniste

Tout ça a un prix : 4,6 milliards. Mais si la Thaïlande, un pays émergent, peut se payer un tel projet, le Québec aussi devrait en être capable. Un projet semblable pourrait-il voir le jour ici ? Michel Larue ne le croit pas.

« On n’a pas les outils législatifs pour faire émerger des projets comme ça avec des ententes publiques et privées faciles, dit-il. Notre approche est assez unidimensionnelle, alors qu’en Asie, en amont, ils vont réfléchir au meilleur des projets possibles par rapport au lieu d’insertion pour les besoins d’aujourd’hui et du futur. »

Il ajoute que Montréal manque aussi un peu d’audace, et pas seulement par rapport à un projet comme The Forestias, mais aussi en comparaison avec Toronto ou Vancouver.

La Presse 29 mai 2022

24/06/2024

la Voix de l’Est
15 juin 2024

Le fardeau administratif des agriculteurs : un obstacle à l’innovation?

Les agriculteurs jouent un rôle crucial dans notre société, nourrissant des millions de personnes et contribuant à l’économie. Cependant, ils se heurtent à un ensemble complexe de lois et de règlements, tant au niveau fédéral qu’au niveau provincial et municipal, qui peuvent souvent entraver leur capacité à innover et à s’adapter. Ils naviguent dans un labyrinthe complexe de lois et règlements qui, bien qu’essentiels pour assurer la protection de l’environnement, la santé publique et le bien-être animal, peuvent souvent se révéler incohérents, en re**rd par rapport aux besoins actuels et extrêmement lourds à gérer.

Ces défis réglementaires représentent un obstacle majeur pour les agriculteurs, freinant souvent leur capacité à innover et à s’adapter rapidement aux nouvelles pratiques agricoles. Imaginez un délai de plusieurs semaines ou mois parfois au niveau local pour la construction d’un bâtiment accessoire agricole, dont les dispositions sont discrétionnaires, alors que le besoin sur la terre est immédiat pour les bêtes.

Une multiplicité de lois et règlements : un labyrinthe administratif

Le cadre réglementaire auquel les agriculteurs sont soumis est vaste et varié. À l’échelle fédérale, des lois telles que la Loi sur les produits agricoles au Canada (LPAC), la Loi sur la salubrité des aliments au Canada (LSAC), et la Loi canadienne sur la santé des animaux imposent des normes strictes sur la production, la commercialisation, la salubrité et la santé des animaux. À ces réglementations s’ajoutent celles de chaque province. Par exemple, au Québec, des lois comme la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA) et la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) régissent l’utilisation des terres agricoles et les pratiques environnementales.

Ces lois, bien que nécessaires, créent un enchevêtrement de règles souvent difficiles à suivre, chaque niveau de gouvernement introduit ses propres exigences, créant ainsi une mosaïque de règles souvent difficile à naviguer pour les agriculteurs. Les agriculteurs doivent non seulement comprendre et se conformer aux différentes législations, mais aussi naviguer dans un ensemble distinct de réglementations.

Les défis des réglementations multiples

Une des principales difficultés pour les agriculteurs réside dans la disparité entre les diverses réglementations. Souvent, les lois fédérales, provinciales et municipales ne sont pas harmonisées, créant des situations où les agriculteurs doivent choisir entre se conformer à l’une ou l’autre, ou tenter de satisfaire des exigences conflictuelles.

De plus, les règlements sont parfois appliqués de manière inégale entre les régions et peuvent varier en fonction de l’organisme ou du ministère responsable de leur mise en œuvre (AAC, ACIA, MAPAQ, MELCC, CPTAQ, etc.). Cette variabilité crée une incertitude et un sentiment d’incompréhension parmi les agriculteurs, qui peuvent se voir imposer des exigences plus strictes ou des délais plus courts ou plus longs que leurs homologues dans d’autres régions.

Les règlements locaux municipaux ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Ces règlements, souvent imprécis ou irréalistes par rapport aux réalités agricoles peuvent aussi parfois laisser place à beaucoup de subjectivité. Cette subjectivité peut être aggravée par la pression exercée par de petits groupes de citoyens sur les élus locaux et les ministères. Ils peuvent faire valoir des arguments sur l’acceptabilité sociale de certaines pratiques agricoles qui peuvent être en décalage avec les réalités et les nécessités de l’agriculture.

Un système lent et rigide

La lenteur et la rigidité du système réglementaire sont particulièrement problématiques à l’ère des changements climatiques et de l’innovation rapide en agriculture. Les processus de révision et d’ajustement des lois sont souvent longs et fastidieux, re**rdant l’adoption de nouvelles technologies et de pratiques agricoles plus durables. Par exemple, les démarches pour obtenir des autorisations peuvent prendre des mois, voire des années, en raison des allers-retours incessants pour fournir des documents supplémentaires et des justifications, décourageant ainsi les initiatives innovantes. Les lois et règlements ne sont pas adaptés aux réalités contemporaines.

Cette situation crée parfois une inertie administrative, aggravée par un manque de communication, de compréhension et de coopération transversale entre les différents niveaux de gouvernement et les organismes de réglementation. Cette complexité n’impacte pas seulement les agriculteurs, mais aussi les administrateurs chargés de l’application des lois et règlements, qui souvent ne savent pas où donner de la tête ni comment orienter les agriculteurs dans cette grande complexité. Les contraintes réglementaires ont un impact direct et dévastateur sur la capacité des agriculteurs à innover et à s’adapter. Une simplification des procédures est-elle nécessaire? Poser la question, c’est possiblement y répondre.

De plus, les programmes de soutien et de subvention, bien qu’existants, sont souvent écartés par nos agriculteurs en raison de la complexité des critères et des procédures. La lourdeur administrative et le stress engendré par ces défis dissuadent de nombreux agriculteurs de participer. Ceux qui osent tenter de s’y conformer le font souvent à leur détriment, sacrifiant leur bien-être pour assurer la durabilité de leur passion agricole et leur attachement à leurs terres. Ces programmes, bien intentionnés, échouent souvent à répondre aux exigences précises, mal adaptées à la réalité du terrain, laissant les agriculteurs démunis et désespérés face à des obstacles apparemment insurmontables.

Les agriculteurs, piliers de notre société

Pour nourrir des millions de personnes, ils font face à un dédale réglementaire complexe et souvent désuet. Bien que ces lois visent à protéger l’environnement, la santé publique et le bien-être animal, elles créent des obstacles significatifs à l’innovation et à l’adaptation nécessaires en réponse aux changements climatiques et aux avancées technologiques.

La bureaucratie lourde et les processus administratifs longs freinent l’adoption de pratiques agricoles durables. Les agriculteurs, souvent découragés par la complexité des démarches et le manque de cohérence entre les divers niveaux de réglementation, voient leur capacité à innover sérieusement entravée. Même les programmes de soutien existants sont si fastidieux qu’ils transforment les intentions bienveillantes en frustration et en stress.

Il est essentiel de reconnaître l’urgence de moderniser et de simplifier le cadre réglementaire. Une communication améliorée et une meilleure coopération entre les différents niveaux de gouvernement peuvent créer un environnement plus favorable pour les agriculteurs. En allégeant la charge administrative et en adaptant les règlements aux réalités contemporaines, nous permettrons aux agriculteurs de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux : nourrir notre société de manière durable et résiliente.

La bonne volonté de tous les acteurs est évidente, mais pour progresser, nous devons transformer cette complexité en clarté et en efficacité. Une simplification des procédures s’impose, et la question ne devrait même plus se poser.

Texte rédigé par Michel Larue, urbaniste

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