Mission permanente du Tchad auprès des Nations Unies

Mission permanente du Tchad auprès des Nations Unies

Share

Mission Permanente de la République du Tchad auprès des Nations Unies, http://twitter.com/MissionTchadONU, http://www.tchaddiplomatie.com

01/01/2016

Le Tchad vient de finir son mandat au Conseil de Sécurité de l’ONU. A cette occasion, il a organisé une cérémonie conjointe de départ avec 4 autres pays arrivés en fin de mandat.
Le Tchad quitte le Conseil de Sécurité de l’ONU ce 31 decembre avec le Nigeria, le Chili, la Jordanie et la Lituanie, après y avoir siégé pendant deux ans comme membres non-permanents.
Pour marquer la fin de leur mandat, les 5 pays ont organisé au siège de la Mission Permanente nigériane une cérémonie d’au revoir.
Représentants des missions diplomatiques permanentes et d’observation, responsables des services onusiens, partenaires et personnel des missions diplomatiques étaient venus nombreux féliciter les Etats sortants pour avoir achevé avec succès leur mandat. Au-delà de son aspect festif, cette soirée a été un moment opportun pour les membres des missions concernées de tirer le bilan de leur séjour au Conseil de Sécurité.
Selon le Représentant Permanent du Tchad auprès de l’ONU, Chérif Mahamat Zene, son pays quitte le Conseil avec le sentiment d’avoir accompli avec fierté sa mission.
Conformément au principe de la rotation, les 5 pays précités vont être remplacés le 1er janvier 2016 par le Japon, l’Uruguay, l’Ukraine, l’Egypte et le Sénégal.
Ces deux derniers vont ainsi rejoindre, pour le compte de l’Afrique, l’Angola qui entame la deuxième année de son mandat au Conseil de Sécurité de l’ONU.
Sur un autre plan, le Représentant Permanent de la Mission du Tchad auprès de l’ONU a offert un déjeuner à ses collaborateurs dont la mission finit avec la fin du mandat du Tchad au Conseil de Sécurité. Chérif Mahamat Zene les a remerciés et félicités pour le travail abattu, tout en leur souhaitant bon retour dans leur familles respectives.

12/20/2015

Recensement électoral biométrique à New York. L’opération a été lancée par le Représentant Permanent du Tchad auprès des Nations Unies, Chérif Mahamat Zene, en présence de la Déléguée Nationale de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), dépêchée à cet effet, Madame Larlem Marie, les membres de la CENI locale, ceux de la Mission diplomatique et des compatriotes venus se faire enrôler.
Occasion pour le Représentant Permanent et la déléguée nationale de la CENI de lancer un appel aux compatriotes de New York et des autres Etats avoisinants de venir se faire recenser.
L’opération se poursuit jusqu’au 28 décembre.
Bureau du recensement : Mission Permanente du Tchad auprès de l’ONU, bâtiment 801, 2nd avenue, entre 42e 43e rues.
Horaire : 9am-5pm, du lundi au dimanche.

12/20/2015

La lute contre le financement du terrorisme a été, cette semaine, au centre d’un débat public au Conseil de Sécurité.
Dans son intervention, le Représentant Permanent du Tchad auprès de l’ONU, Chérif Mahamat Zene a declaré que la lutte contre le finacement du terrorisme implique des réponses adaptées aux techniques de plus en plus sophistiquées des terroristes en cette ère de progrès technologique et de mondialisation.
Lire déclaration :
M. Le Président,
Je remercie à mon tour la Présidence américaine d’avoir organisé cette séance spéciale des Ministres des Finances du Conseil de sécurité, consacrée à la lutte contre le financement du terrorisme.
Je remercie également M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU et M. Je-Yoon Shin, Président du Groupe d’action financière (GAFI), de leurs exposés.
M. Le Président,
Une lutte efficace contre toutes les formes de financement du terrorisme, notamment la levée, le transfert et l’usage de fonds et autres avoirs financiers par les terroristes, exige que les Etats adaptent constamment leur réponse aux techniques de plus en plus sophistiquées des terroristes en cette ère de progrès technologique et de mondialisation.
A cet égard, il convient de saluer les résultats obtenus grâce au régime de sanctions contre Al-Qaïda établi par les résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) du Conseil de Sécurité. En effet, cet outil principal mis à la disposition du Conseil de sécurité a permis non seulement de mettre en œuvre des mesures de sanctions telles que le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes, mais aussi d’empêcher le transfert d'armes à des individus et entités inscrites sur la liste des sanctions. Nous saluons les activités du Comité des sanctions 1267/1989 et exprimons notre appréciation à l’Équipe d’appui analytique et de surveillance pour sa précieuse assistance audit Comité dans l'application des mesures prises par le Conseil de Sécurité.

La résolution 225 (2015) du Conseil de sécurité que nous venons d’adopter, renforce le régime de sanctions existant contre Al-Qaida, et prend en compte les nouvelles dimensions de la menace terroriste liées aux activités de l’EIIL. Le Tchad se félicite de cette importante nouvelle étape franchie dans la lutte contre le financement du terrorisme, en ciblant notamment le trafic illicite de pétrole et de produits pétroliers, les unités de raffinage modulaires et les matériels connexes, ainsi que les personnes et entités facilitant le voyage des combattants terroristes étrangers.
M. le Président,
L’inscription des individus sur la liste de sanctions doit obéir à une procédure de transparence et respecter les droits de l’homme. A cet égard, nous insistons sur l’indépendance du Bureau de Médiateur et sur la nécessité de renforcer ses capacités en lui fournissant les outils et ressources nécessaires à son fonctionnement. Nous soulignons également la nécessité de renforcer l’indépendance de l'Équipe de surveillance. En outre, la désignation du Médiateur et des experts de l’Équipe de surveillance doit également respecter les règles de transparence et de compétence, ainsi que le principe de la représentation régionale.
Par ailleurs, nous attendons avec impatience les différents rapports demandés par la résolution 2253, notamment celui de l'Équipe de surveillance en collaboration avec la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme sur le suivi de la mise en œuvre des résolutions 2199 (2015) et 2178 (2014), et celui du Secrétaire général sur l’action menée par les Nations Unies pour aider les États Membres à lutter contre cette menace.
M. le Président,
Le renforcement des efforts de lutte mondiale contre le financement du terrorisme passe par la prise et la mise en œuvre des mesures au plan national, régional et international.
A cet égard, le Tchad fournit, dans la mesure de ses moyens, des efforts considérables pour prévenir et lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. A ce titre, le Tchad a mis en place l’Agence nationale d’investigation financière, et s’attèle à mettre en œuvre le règlement communautaire pertinent de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) du 4 avril 2003.

Par ailleurs, après avoir adopté sa première loi antiterroriste, il y a quelques mois, le Tchad est déterminé à parachever son arsenal juridique afin de lutter plus efficacement contre toutes les formes de financement du terrorisme conformément aux Recommandations du GAFI relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massives. Les recommandations du GAFI constituent en effet le fondement d’une réponse coordonnée aux menaces portant atteinte à l’intégrité du système financier, et contribuent à l’harmonisation des règles au niveau mondial.
Dans cette perspective, des efforts sont en cours pour mettre en place une législation réprimant le financement du terrorisme sous toutes ses formes. Le Tchad a fortement participé aux efforts d’élaboration d'une stratégie sous régionale de lutte contre le terrorisme et le trafic d'armes en Afrique centrale et envisage de ratifier l’ensemble des 19 instruments internationaux sur le terrorisme.
M. le Président,
L’inscription de l'EIIL sur la liste des sanctions et le changement de nom du régime des sanctions faisant désormais référence à l’EIL en sus d’Al-Qaeda, marquent la détermination de la communauté internationale à apporter une réponse à la hauteur de la menace gravissime que représente le terrorisme. Toutefois, nous tenons à rappeler que les appellations délibérément provocatrices que s’attribuent les organisations terroristes, ne peuvent et ne sauraient être associés à aucune religion, nationalité ou civilisation. La lutte contre le terrorisme ne doit pas servir de véhicule pour développer la haine et la peur des religions car le terrorisme est une menace planétaire et n’épargne aucune religion, ni aucune communauté.
Pour conclure, M. le Président, nous notons qu’il existe une panoplie d’outils et des normes pour lutter contre le financement du terrorisme, y compris les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 1373 (2001), 2199 (2015) et celle adoptée aujourd’hui 2253. Par conséquent, ce qui manque c’est leur mise en œuvre effective. Tous les Etats sont interpellés pour agir sans délai face au problème du financement du terrorisme.
Je vous remercie!

12/15/2015

Ce mardi, 15 décembre, lors d’une séance publique du Conseil de Sécurité sur le dossier ‘’Cour Pénale Internationale/SOUDAN‘’, le Représentant Permanente du Tchad auprès des Nations Unies, Chérif Mahamat Zene, donnant la position de son pays, a rappelé la pertinence de l’approche de l’Union Africaine consistant à travailler de façon concomitante sur la paix et la justice.
Lire déclaration :
Je remercie Madame Fatou Bensouda, Procureure de la CPI de la présentation de son rapport, et salue son leadership.
La situation sécuritaire au Darfour, malgré une relative accalmie, reste malheureusement marquée par des violences intercommunautaires et des actes de criminalité et de banditisme, causant des victimes civiles et de nouveaux déplacés. Dans un contexte de guerre, d’insécurité et d’instabilité, il serait très difficile, voire impossible, de créer les conditions d’une véritable justice pour juger les auteurs présumés des crimes commis au Darfour.
C’est pourquoi, nous avions toujours rappelé la pertinence de l’approche de l’Union Africaine consistant à travailler de façon concomitante sur la paix et la justice.
Les efforts continus du bureau de la Procureure, hautement appréciés et soutenus, visant à rendre justice dans un contexte de guerre, n’ont malheureusement donné aucun résultat à ce jour. Alors, ne serait-il pas judicieux d’intégrer les considérations de justice dans le processus de paix pour mettre un terme à l’impunité ?
Le Tchad demeure convaincu qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise du Darfour, et appelle en conséquence tous les membres du Conseil à appuyer les initiatives de paix comme le document de Doha pour la paix au Darfour (DDPD), et la médiation du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union Africaine, visant à promouvoir la paix et la justice par le dialogue.Dans cette optique, le Conseil de sécurité et l’Union Africaine doivent parler le même langage et conjuguer leurs efforts pour restaurer une paix durable au Darfour, et donner la chance à la justice de se réaliser dans toute sa dimension.
A cet égard, nous saluons l’organisation, le 10 octobre dernier, par le Gouvernement Soudanais de la conférence sur le dialogue national qui a réuni, pour la première fois, toutes les couches sociales et un bon nombre d’acteurs politiques du pays, ainsi que trois factions armées du Darfour. Nous exhortons tous les mouvements armés du Soudan, sans distinction, à adhérer au processus du dialogue national, car un règlement politique ouvert à tous est essentiel au rétablissement de la paix dans cette région ravagée par la guerre depuis plus d’une décennie.
Le Tchad qui abrite des centaines de milliers de refugiés en provenance du Darfour et qui subit de plein fouet les conséquences de l’insécurité croissante dans cette région limitrophe, souligne la nécessite d’inscrire les efforts de justice dans le cadre de l’approche globale de la paix, de la gouvernance et de la démocratie au Soudan.
Dans cette perspective, il nous semble opportun d’engager une profonde réflexion conjointe entre le Conseil de Sécurité et l’Union Africaine sur la meilleure manière d’appuyer la CPI à accomplir sa mission en tirant des enseignements de la longue démarche infructueuse suivie jusque-là, et en prenant sérieusement en compte les préoccupations pertinentes et réalistes de l’Union Africaine sur cette question.
En tout état de cause, le Tchad Etat-Partie au Statut de Rome, réitère son plein appui à la CPI, et l’exhorte à renforcer davantage son interaction avec les organisations régionales, notamment avec l’Union Africaine, en vue d’une action beaucoup plus efficace axée sur le résultat.
Je vous remercie !

12/01/2015

Au cours d’un débat public du Conseil de Sécurité sur la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, le Coordonnateur Politique de la Mission Permanente du Tchad auprès des Nations Unies, Gombo Tchouli a souligné, entre autres, l’impérieuse nécessité de mobiliser des ressources conséquentes à l’échelle internationale pour financer des projets concrets en faveur des jeunes et des femmes.
Lire déclaration :
Merci Monsieur le Président,
Je remercie la présidence britannique d’avoir inscrit le présent point consacré à la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel à l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Je remercie également Mme Hiroute Guebre Sellassie, Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, de son exposé.
M. le Président,
La région du Sahel continue d’être malheureusement confrontée à une situation sécuritaire marquée par la crise qui se poursuit en Libye et la persistance d’une multitude de menaces dont le terrorisme y compris dans le bassin du lac-Tchad. Comme l’indique le rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, les menaces sécuritaires dans la région, notamment le terrorisme et l’extrémisme violent, incitent les pays du Sahel à prioriser le secteur de la sécurité au détriment d’autres domaines tout aussi essentiels.
La source majeure de la menace terroriste dans le Sahel se trouve en Libye, plongée dans un chaos total et où une multitude de groupes terroristes puissamment armés se sanctuarisent et prospèrent. De plus, l’absence d’un gouvernement d’union nationale capable de sécuriser le pays, accroît la menace qui pèse sur la sécurité du Sahel. A cet égard, le Tchad est profondément préoccupé par l’installation et le renforcement de l’Organisation Etat islamique en Iraq et au Levant ou Da’ish dans le sud libyen à ses portes.
Face à cette menace, nous insistons sur l’urgence de tout mettre en œuvre aux fins de contrer l’expansion de Da’ish et d’aider les acteurs libyens à mettre en place un gouvernement d’union nationale.
Par ailleurs, dans le bassin du Lac-Tchad, le groupe terroriste Boko Haram a été fortement amoindri même s’il continue de mener des attaques asymétriques meurtrières contre des civils innocents. Aujourd’hui, le groupe n’est plus en mesure de procéder à des attaques frontales contre des positions militaires et de conquérir des villes comme il le faisait il y a quelques mois. Le Tchad a substantiellement contribué à cette lutte contre la barbarie et l’obscurantisme malgré la modicité de ses moyens et une situation économique particulièrement difficile. Sur les différents fronts de lutte contre Boko Haram dans les pays voisins, le Tchad a perdu des dizaines de vaillants soldats, et a consenti d’énormes sacrifices financiers sur son propre budget.
Nous réitérons notre appel à la communauté internationale, aux partenaires multilatéraux et bilatéraux, à appuyer les efforts des pays du Sahel et du bassin du Lac-Tchad, et appelons l’Union africaine à accélérer la mise en place du fond fiduciaire devant aider au financement des opérations de la Force multinationale mixte.
Monsieur le Président,
Conscients de l’ampleur de la menace terroriste, les pays du G-5 Sahel, lors de leur Sommet ordinaire, tenu à N’Djamena, le 20 novembre dernier, ont décidé de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la sécurité et du développement. A cet égard, l’on note entre autres mesures, la création d’une force militaire conjointe et d’une école régionale de guerre, ainsi que le lancement d’une compagnie aérienne régionale, la construction d’une ligne de chemin de fer reliant les cinq pays membres et la suppression des visas entre eux.
Ces nouvelles initiatives viennent renforcer celles déjà entreprises dans le cadre de la Plateforme de coordination ministérielle dont le Mali a brillamment assuré la présidence. Tout en félicitant le Mali pour ses efforts immenses, le Tchad, en sa double qualité de Président entrant du G5 Sahel et de la Plateforme de coordination, continuera de mettre davantage l’accent sur le renforcement de la coopération multiforme tant sur le plan de la sécurité que sur celui du développement dans le Sahel en général, et entre les membres du G-5 Sahel en particulier.
Dans cette perspective, et compte tenu de l’étroite corrélation entre la sécurité et le développement, le Tchad souligne l’impérieuse nécessité de mobiliser des ressources conséquentes à l’échelle internationale pour financer des projets concrets en faveur des jeunes et des femmes. La promotion de l’auto emploi de ces deux couches sociales, permettra de réduire les menaces contre la paix, la sécurité et le développement, y compris l’extrémisme violent, les conflits armés, les trafics en tous genres et la migration.
Dans cette optique, nous encourageons l’Envoyée spéciale du Secrétaire général à continuer ses efforts visant à sensibiliser et à mobiliser l’ensemble des partenaires en développement en faveur de la mise en œuvre effective de la Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel.
A cet effet, nous soulignons l’importance de l’étroite implication des pays du G5 Sahel dans la définition, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des projets prioritaires de développement. De même, nous tenons à souligner la nécessité de renforcer le Bureau de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, et d’examiner avec attention la question du transfert dudit Bureau au siège du Secrétariat Permanent du G5 Sahel. Cette demande des pays de la région, maintes fois réitérée, devrait être prise en compte lors de la r***e stratégique du Bureau prévue en décembre prochain.
Dans le même élan, vu l’espoir suscité par la Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel, il est important que le Conseil de sécurité se réunisse au moins trois fois par an pour discuter des multiples défis propres au Sahel et de la mise en œuvre de cette stratégie.
Pour finir, nous rappelons qu’il est indispensable de créer le fonds d’affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies pour le Sahel afin de répondre aux immenses attentes des pays de la région, conformément à la recommandation du Secrétaire général dans son rapport.Je vous remercie !

12/01/2015

Le Conseil de Sécurité a organisé un débat public sur la sécurité, le développement et les causes profondes des conflits. Prenant la parole à cette occasion, le Coordonnateur Politique de la Mission Permanente du Tchad auprès des Nations Unies, Gombo Tchouli a declare que le maintien durable de la paix et de la sécurité internationales passe par la résolution des conflits actuels et leur prévention surtout à travers le développement socio-économique. Lire déclaration :
Merci madame la Présidente,Je remercie le Royaume-Uni d’avoir organisé cette séance sur le thème de la sécurité, du développement et des causes profondes des conflits. Je remercie également M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU de son exposé. De même, je remercie M. Olof Skoog, Président de la Commission de consolidation de la paix et Mme Ouided Bouchamaoui, Présidente de l’Union tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat de leurs interventions.
Madame la Présidente,Il ne fait pas de doute que le maintien durable de la paix et de la sécurité internationales passe par la résolution des conflits actuels et leur prévention surtout à travers le développement socio-économique.
Le Tchad appuie les appels du Secrétaire Général pour que l’ensemble du système des Nations Unies y compris le Conseil de sécurité œuvre à la prévention des conflits. Ceci est d’autant plus important que la prévention des conflits a été le thème principal des 3 rapports sur l’examen des opérations de paix de l’ONU, l’examen de l’Architecture de consolidation de la paix et l’étude sur la mise en œuvre de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité.
Nous saluons la contribution de l’Assemblée générale au renforcement de la capacité normative dans le domaine de la prévention et les efforts du Secrétaire Général, de ses Envoyés et Représentants qui ont permis de prévenir plus d’un conflit dans le monde.
Madame la Présidente,Plusieurs constats attestent néanmoins que l’on est loin des objectifs d’un monde sans guerre étant donné le nombre croissant des conflits. Par ailleurs, plusieurs rapports et analyses démontrent les limites de l’action en matière de prévention. Il est évident dans ces conditions, que le schéma actuel de la prévention des conflits de l’ONU nécessite une révision. Pour ce faire, il faut traiter les causes profondes des conflits parmi lesquelles la question du développement. D’une façon générale, les causes des conflits pourraient être endogènes, à savoir les problèmes de gouvernance, d’alternance politique, des inégalités et d’exclusion de certains segments de la population de la gestion de la chose publique. Il existe aussi des causes exogènes caractérisées par d'atteintes à la souveraineté des États, de déstabilisations de régimes et d'institutions, engendrant de nouveaux conflits plus couteux et plus dévastateurs qui auraient pu être évités.
Pour ce qui est de l’Afrique, dans ses différents rapports sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables, le Secrétaire général n’a cessé de répéter qu’il faut mettre davantage l’accent sur le lien entre la paix, la sécurité et le développement. Ce lien extrêmement étroit a été également reconnu par les différents organes de l’ONU, en particulier le Conseil de Sécurité. Pour le Tchad, il ne saurait y avoir de paix et de sécurité sans développement. A cet égard, il est important de prendre des actions concrètes tendant à renforcer la prévention et la résolution des conflits tout en incluant les femmes et les jeunes.
Certes, le Conseil de sécurité ne traite pas de question du développement. Cependant, il existe des questions de développement qui ont des conséquences sur la paix et la sécurité internationales. La question de la migration des jeunes vers l’Europe en est une illustration. A cet effet, certaines approches comme la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel mises en place par le Conseil de sécurité, tenant compte des questions de sécurité, de gouvernance et de développement sont à saluer. Néanmoins, la mise en œuvre concrète de cette Stratégie intégrée tarde à se réaliser.
Nous appelons par conséquent, à mettre l’accent sur les préoccupations socio-économiques des jeunes et des femmes dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie.
Nous appelons aussi les organisations internationales, les institutions financières et les donateurs à financer les activités visant à la création d’opportunités à ces catégories de populations. Ce genre d’initiatives permettra de lutter contre les menaces comme l’extrémisme violent et le terrorisme.
Pour finir Madame le Présidente, nous appelons l’ONU y compris le Conseil de Sécurité à appuyer les recommandations du Secrétaire général contenues dans son dernier rapport sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique. L’appui à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine en particulier, permettra de consolider le développement, pour le bien de la paix et de la sécurité.Je vous remercie

11/11/2015

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a examiné, lundi, la situation sécuritaire en Somalie. Au cours de cette séance, le Représentant Permanent du Tchad auprès de l’ONU, Chérif Mahamat Zene s’est félicité des efforts fournis par l’armée somalienne et la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) pour remmener la sécurité et créer un environnement politique propice dans ce pays. Cependant, il a souligné que le groupe terroriste Al SHEBA constitue toujours une sérieuse menace à la paix. Pour combattre ce mal, a dit l’Ambassadeur Chérif, il faut une mobilisation générale.
Lire déclaration :
Merci M. le Président,
Je tiens tout d’abord à remercier la présidence britannique pour l’organisation de cette séance d’information sur la situation en Somalie.Je remercie également SEM Abdi Rashid Ali Sharmarke, Premier Ministre de la Somalie, Mme Susana Malcora, Chef de Cabinet du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Nick kay, Représentant Spécial du Secrétaire Général en Somalie et l’Ambassadeur. Tete Antonio, Représentant Observateur de l’Union Africaine auprès des Nations Unies, de leurs interventions.
M. le Président,
Ces dernières années, grâce aux sacrifices énormes et aux efforts persévérants consentis conjointement par l’AMISOM et les forces de défense et de sécurité somaliennes, les opérations militaires ont permis d’enregistrer des succès importants :
- Al SHEBAB a été fortement affaibli et chassé de ses bastions stratégiques ; - 80% du territoire somalien a été reconquis ; - la situation sécuritaire s’est améliorée et un environnement politique propice se développe lentement mais surement.
Nous rendons ici un vibrant hommage aux contingents de l’AMISOM et aux forces somaliennes pour leurs efforts inestimables et toutes leurs glorieuses réalisations, et saluons la mémoire de tous les soldats tombés pour la cause de la paix.
Nous notons également avec satisfaction que les efforts du Gouvernement Fédéral Somalien (GFS), ont permis de réaliser des progrès significatifs sur le plan politique, notamment dans la mise en œuvre de sa vision 2016, comme en témoignent, entre autres, la mise en place de trois administrations régionales intérimaires, de la Commission électorale nationale indépendante, ainsi que de la commission de la fédération et des frontières. A cela s’ajoute l’ouverture par le Président somalien, le 19 octobre dernier, des travaux du Forum Consultatif National (FCN), ayant réuni tous les acteurs majeurs pour parvenir à un consensus sur un processus électoral plus inclusif et transparent, devant tenir compte de la diversité du peuple somalien.
Nous exhortons la Communauté internationale dans son ensemble, à se mobiliser davantage pour accompagner les efforts en cours du gouvernement fédéral somalien visant à mettre en place la dernière administration régionale intérimaire d’ici à fin 2015, et à accélérer la révision de la Constitution Fédérale provisoire, ainsi qu’à développer un nouveau processus électoral pour 2016.
Monsieur le Président,
En dépit de toutes ces avancées indéniables, la situation sécuritaire demeure préoccupante à cause de la grave menace que représente le groupe terroriste El Shabaab qui, par des attaques meurtrières aveugles, continue de saper le processus de paix dans le seul but de rendre le pays ingouvernable.
C’est pourquoi, les offensives militaires conjointes de l’AMISOM et des forces de sécurité somaliennes doivent se poursuivre tout en laissant la porte ouverte à ceux qui optent pour une solution négociée.
Dans cette perspective, il est urgent de mobiliser un soutien accru à l’AMISOM et aux Forces de défense et de sécurités somaliennes pour réduire à néant l’emprise territoriale de Shebaabs, en fournissant en particulier à l’AMISOM les multiplicateurs de force, tant attendus depuis quelques années, en vue de leur permettre d’être plus efficaces et mieux adaptées à la mobilité des terroristes. Parallèlement, il est aussi crucial de renforcer les capacités des forces de sécurité somaliennes pour les préparer progressivement à prendre le relais de l’AMISOM dans la stabilisation des zones libérées.
Par ailleurs, il convient de noter que les efforts militaires à eux-seuls ne suffisent pas, et doivent être accompagnés par une ouverture politique et des efforts de développement socio-économique, ainsi que d’une amélioration de la situation humanitaire. A cet égard, il est particulièrement important que le soutien de la communauté internationale soit massif et multiforme, axé sur la reconstruction de la Somalie, en accordant la priorité au relèvement socio-économique, ainsi qu’à la promotion de l’éducation et de l’emploi des jeunes.
Dans le même élan, nous appelons la communauté internationale à intensifier son assistance humanitaire aux populations civiles nécessiteuses, surtout dans les zones sous influence des terroristes.
M. le Président,
Nous espérons que la résolution 2245 que nous venons d’adopter contribuera à renforcer significativement, à travers le Bureau d’appui des Nations Unies en Somalie, les efforts conjoints de l’AMISOM et des forces de sécurité somaliennes, et leur permettra de bénéficier désormais d’un appui logistique plus conséquent, plus flexible et en temps opportun. Dans la même optique, tout en saluant le futur déploiement du personnel militaire en Somalie, annoncé par le Gouvernement du Royaume Uni, nous espérons que ce déploiement apportera aux forces de l’Union Africaine un appui adapté aux besoins dans les domaines de la logistique, de l'ingénierie et de l'aide médicale.
Pour conclure, nous réitérons notre fierté et notre satisfaction de voir l’AMISOM et les forces somaliennes, appuyées par la communauté internationale, accomplir avec dignité et dévouement une mission aussi difficile pour aider le peuple somalien à se remettre d’une longue et désastreuse guerre. L’AMISOM prouve à suffisance que les Africains peuvent bien relever les défis sécuritaires auxquels l’Afrique fait face, pourvu que la communauté internationale accepte de leur apporter le soutien matériel, financier et logistique nécessaire. Les enseignements tirés de cette coopération exemplaire entre l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Union Européenne, devraient inciter à développer ce modèle dans le cadre d’autres opérations.
Je vous remercie

Want your business to be the top-listed Government Service in New York?

Click here to claim your Sponsored Listing.

Location

Telephone

Address


Permanent Mission Of Chad To The United Natins
New York, NY
10016